Isolant écographite premium, greenwashing ou non ?

Voici un produit qu’on nous présente comme innovant, performant, vertueux … alléchant!

Ses performances semblent excellentes, allant d’un lambda de 0,029 à une bonne perméance à la vapeur d’eau en passant par une résistance au feu de 1er ordre puisque présenté comme ignifuge. Il permet même d’économiser du carbone.


(source Wikipédia – photo de graphite brut)

Son emploi : déversement en combles, insufflation en cavités fermées, en complément à titre d’agrégat léger et isolant dans des bétons

Qu’en restera-t-il après une analyse dans le détail ?

Ecographite premium

(Voir ci-dessous Edit du 08/04/2018)

Extraits de la communication du site Kenzaï : Achat Isolant Ecographite – Kenzai.fr‎

Est-ce la révolution annoncée?

Ses qualités réelles :

  • excellent lambda : 0,029
  • sa nature de billes de petites dimensions ne bloque pas les échanges gazeux au travers des parois,
  • il est très léger : 16 Kgs/m3
  • imputrescible,
  • hydrophobe,

Toutes ces qualités en font un produit isolant intéressant.
En le mettant sous le microscope, qu’y trouve-t-on ? Quelques points qu’il semble intéressant d’analyser. Voyons tout cela dans le détail.

Il n’est pas question de dire que ce produit est mauvais, simplement rétablir quelques vérités et demander des éclaircissements sur quelques points.

Il vont être présentés dans l’ordre chronologique de découverte sur l’article.

Un point qui doit être apprécié avec précaution

Le lambda :

Nul doute que ce lambda annoncé soit juste en laboratoire, cependant, en l’absence de confirmation de la méthode de relevé et de mesure par le CSTB ou de certification par l’ACERMI, il faut être prudent sur sa réalité par rapport à d’autres produits concurrents qui, eux, afficheraient des résultats contrôlés et confirmés par ces organismes de tutelle.

Quelques explications sont nécessaires :

  • le chiffre annoncé est le résultat d’une moyenne de mesures et d’arrondis, ces arrondis peuvent être faits vers le haut ou vers le bas,
  • dans une palette de mesure, il peut être possible d’éliminer les plus extrêmes, ça peut influer,
  • selon qu’un suivi régulier est assuré par le CSTB, que le fabricant dispose ou pas d’un lambdamètre, qu’il accepte les règles de mesure du CSTB, sa valeur peut être dégradée jusqu’à 0,02 qui lui sont ajoutés. Par exemple, la valeur de 0,029, si elle est effectivement conforme aux règles du CSTB, pourrait, malgré tout, en cas de non suivi, se voir ramenée à 0,031, ce qui très différent. Il serait bien de comparer ce qui est comparable.

Un autre point interpelle :

(Voir ci-dessous Edit du 24/04/2018)

extrait du site : “L’écographite est un isolant neutre sur la santé et l’environnement obtenu par expansion de carbone avec un simple agent expansif et de la vapeur d’eau (75% d’air)”.

À la première lecture, il semble que cet isolant soit très peu énergivore et il est annoncé neutre sur la santé et l’environnement. Deux questions :

  • …un simple agent expansif…” : c’est quoi ce simple agent expansif ? Il serait bon qu’on nous le cite ou décrive.
  • …expansion de carbone avec un simple agent expansif et de la vapeur d’eau”(75% d’air) : n’y a-t-il besoin que d’un peu de vapeur d’eau ou le graphite n’a-t-il pas besoin d’être porté à une certaine température, maintenu sous atmosphère protégée pour éviter qu’il ne s’enflamme ? Il est évident que le besoin en énergie pour la production pourrait être très différente pour un cas ou l’autre.

Il serait bon que les choses soient clairement dites : nature de l’agent expansif, mode de fabrication réel.

Les points qui posent vraiment problème

Stable dans le temps :

(Voir ci-dessous Edit du 24/04/2018)

Extrait de l’article du site : “Ses qualités lui permettent de rester stable dans le temps.
Tant mieux si tel est le cas, mais cette stabilité est-elle toujours certaine, avant et après mise en œuvre ? N’y a-t-il pas des contraintes particulières pour l’assurer ? Il semble que l’écographite soit assez proche, au moins pour le graphite, des polystyrènes graphités.
Or le polystyrène graphité est réputé assez instable aux UV, au moins pour sa partie graphite. Une preuve ? … Une publication de la FFB à destination de ses adhérents : Isolants graphités : gare au soleil : FFB

Sain :

(Voir ci-dessous Edit du 24/04/2018)

Extrait du site : “– sain, de part une composition neutre chimiquement (aucun impact sur la santé et l’environnement, classement A+), ne représente, contrairement aux isolants types polystyrène, aucun risque cancérigènes.”

Plusieurs remarques :

(Voir ci-dessous Edit du 24/04/2018)

  • le classement A+ concerne les COV, or la définition même des COV n’intègre pas toutes les substances volatiles qui peuvent se trouver dans l’air. Cette classification est bien mais n’apporte pas de garantie absolue d’innocuité au plan risque cancérigène. Par ailleurs, les COV sont loin d’être tous recherchés et ne sont donc pas tous trouvés. Nous avons étudié ces faits ici dans un  article intitulé :  « COV, ce qu’on ne nous dit pas« .
  • …contrairement aux isolants de type polystyrène …” cette affirmation laisse entendre que les polystyrènes seraient cancérigène, ce qui n’est absolument pas confirmé par L’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer : L’écotoxicité du polystyrène – Nacicca

Il n’est pas question, avec ce développement, de rouler pour la pétrochimie, simplement les choses doivent être justes …

Eco-performant :

Extrait du site : … “Sa chaleur spécifique (permettant le calcul du déphasage) est supérieure à celle du polystyrène : 1450 J/kg.K contre 1200 pour le polystyrène. Il permet donc un meilleur confort en été.” Selon le livre de JP OLIVA, “L’isolation Thermique écologique”, publié par les éditions Terre Vivante, les valeurs de chaleur spécifique du polystyrène sont différentes de celles annoncées ici :

  • polystyrènes expansés : 1450 J/kg.K
  • polystyrènes extrudés : valeurs moyennes de 1300 à 1500 J/Kg.K, valeur courante : 1450 J/kg.K,

Ce qui mettrait l’Ecographite prémium au même niveau que les polystyrène et n’en fait pas des produits très performants face au déphasage et donc au confort d’été.
Il est édifiant, à ce titre, de le comparer à 2 références dans ce domaine, toujours selon les mêmes sources :

  • laine de bois : 1700 à 2300 J/Kg.K
  • ouate de cellulose : 1600 à 2100 J/Kg.K

Durable :

(Voir ci-dessous Edit du 24/04/2018)

Extrait du site : “Il est enfin ignifuge (Euroclasse E).”

classement feu européen en catégorie E

Classement feu européen en catégorie E

Les 2 tableaux ci-dessus montrent clairement qu’un classement feu européen en catégorie E est l’équivalent de l’ancien classement français en catégorie M4, c’est à dire facilement inflammable. Il faut quand même un bel aplomb pour annoncer qu’un matériau facilement inflammable est ignifuge !

Ecobilan :

(Voir ci-dessous Edit du 24/04/2018)

Extrait du site : “Par son origine et par sa masse, ECOGRAPHITE est :

  • Le produit le moins polluant du marché, (chaque sac de 300 litres utilisé c’est 3 kg de carbone de moins dans l’atmosphère), neutre chimiquement”

1ère affirmation peu crédible :

  • Le produit le moins polluant du marché” : le moins, c’est bien en comparaison d’autre chose, alors, comparativement à quels autres isolants? sur quelles bases?

2ème affirmation guère plus crédible :

  • chaque sac de 300 litres utilisé c’est 3 kg de carbone de moins dans l’atmosphère” :

– comme pour l’affirmation précédente 3 Kg de carbone en moins dans l’atmosphère : par comparaison à quoi ?
– mais surtout : c’était du carbone fixé et stabilisé depuis le carbonifère, plus de 300 millions d’années. Après transformation, aujourd’hui c’est encore du carbone, dont acte, mais où est le gain ? Comparons avec des isolants d’origine végétale, le carbone qui y est fixé a été capté récemment dans l’atmosphère, contribuant ainsi à en limiter la présence. Là oui, il y a un bilan positif.

Conclusion :

Ce produit n’est pas inintéressant mais il est bien loin d’être la révolution annoncée.

 

[Edit 08/04/2017]

Depuis la publication de cet article, le produit nous avait semblé avoir disparu corps et âme. Il nous avait semblé avoir été remplacé par Isosphère premium, produit pour le moins très proche si ce n’est, a priori et selon les images, une plus forte charge de graphite, et qui aurait pu expliquer le gain en lambda. Après contrôle, le lambda annoncé n’est pas un lambda confirmé par un laboratoire COFRAC et c’est celui de la meilleure de 5 éprouvettes différentes … méthode qui n’est pas celle préconisée par le CSTB ou l’ACERMI et qui mettrait probablement en évidence des différentes importantes entre le 0,026 indiqué par Isosphère et la valeur qui en serait reconnue par les dites autorités de certification.

Ecographite Prémiun … suite !

Alors que nous pensions que ce produit avait disparu, il n’en n’est rien. Il existe toujours. Pour le trouver il faut désormais se rendre sur le site du fabricant Montaigne Technology. Il nous semble important de préciser ici que le site présente 3 matériaux : des billes de polystyrène, graphité ou non, des billes dites de bioplastique, graphité ou non et des billes à base de carbone. Ce sont bien ces dernières qui sont appelées Ecographite.

[Edit 24/04/2017]

Suite aux précisions apportées par l’entreprise Montaigne Strategy,

fabricant et commercialisant le produit Ecographite, réponses apportées par M de Cadier de Veaunes, Directeur Général de l’entreprise, non pas en réponse sur notre site Build Green à notre commentaire du 9 avril 2018 dans lequel nous posions 6 questions, mais par courriel adressé au rédacteur, Claude Lefrançois, nous tenons à faire notre mea culpa sur les points suivants :

  • la composition du produit Ecographite est, contrairement à nos dires initiaux dans l’article de base, extrêmement majoritairement à base de carbone,
  • le carbone en question n’est pas, tout au moins directement, issu du carbonifère mais extrait de suies industrielles filtrées à la sortie des cheminées industrielles,
  • Ecographite ne comporte pas, comme nous en demandions la précision dans un de nos commentaires, en date du 9 avril 2018  (question N° 1) , de poussières de carbone lors du travail initial de mise en œuvre, ce qui élimine, à ce moment là, tout risque cancérigène,
  • nous demandions également dans nos questions (question N° 3) si, compte tenu de la composition des suies (30 à 50% qui ne seraient pas du carbone), Ecographite est exempt de ces dérivés divers et peu analysés par ailleurs. Nous savons désormais que seul le carbone est gardé et que les divers autres éléments, sels tout particulièrement, sont triés et non intégrés car ils gêneraient la maîtrise de l’expansion du produit. Donc la composition est connue et maîtrisée,
  • l’Ecographite ne comporte pas d’ignifugeant (notre question N° 6 dans le cadre du commentaire sus-daté) et ne présente donc pas de risque d’émanation liée à un produit supplémentaire, ceci ni dans le cadre d’un incendie, ni dans celui d’une éventuelle pyrolyse.

Toutefois, il n’en reste pas moins que notre avis général demeure

La pertinence du produit sur le bâti, les occupants et pour l’environnement ne change pas : nous le considérons comme intéressant, mais non révolutionnaire et non dénué de risques sur les plans suivants :

  • souligné par notre question 1 : des réponses nous ont été apportées mais qui ne correspondent pas à notre question, entre autres, réponses faisant état de directives européennes sur l’innocuité du produit au moment de sa commercialisation, or nous posions la question par rapport à ses éventuels vieillissement et dégradation,
  • à notre question 2 liée à la présence ou non de polystyrène dans les billes d’Ecographite, la réponse sous-tend que non, mais une réponse plus simple et claire qui dirait : non, il n’y en a pas, nous aurait mieux convenu,
  • à notre question N°4 liée au recyclage éventuel du produit utilisé à l’état de vrac et le nécessaire non mélange de diverses matières différentes, nous ne considérons pas avoir obtenu une réponse nette. En effet, n’ayant pas eu de réponse nette et claire à la question N°2 et, ayant appris tel que rappelé ci-après dans des dires de M de Cadier de Veaunes, DG de Montaigne Stratégy (extrait de l’email sus-cité envoyé au rédacteur, Claude lefrançois, le 22 / 04 / 2018 en réponse (partielle) à sa question N°1 dans son commentaire ci-dessous en date du 09 / 04 / 2018), “… exposé au soleil l’emballage constitué de sacs en polypropylène se dégradent aux UV …” Cette présence de polypropylène n’est-elle pas de nature à gêner le recyclage éventuel de l’Ecographite ?

Nous entendons par recyclage un emploi autre que finir en tant qu’éventuel combustible …

  • si le carbone n’est pas directement issu de la transformation de graphite stocké depuis le carbonifère, il y a quand même de fortes chances qu’il soit issu de la filtration d’énergie fossile brûlée dans des fours industriels ou autres installations. Et il est fort probable que le combustible brûlé sera, lui, issu d’une ressource stockée depuis le carbonifère (dérivés de pétrole, charbon …). Alors si c’est moins mal que de relâcher du CO2 directement dans l’atmosphère, nous ne considérons pas que c’est un progrès immense que de le piéger ainsi, c’est au mieux, à nos yeux, réduire un mal … Dit autrement, le raisonnement ici serait  “puisque ce déchet existe, autant le valoriser”. Le nôtre va dans une autre direction. Nous espérons en l’émergence d’un nouveau paradigme qui consisterait non plus à valoriser un déchet mais à ne pas le produire. Nous nous inscrivons ainsi plus dans l’orientation globale de sauvegarde de notre planète. Nous avons su le faire pour les sacs jetables, pourquoi ne pas tendre plus globalement vers cette tendance ?
    Nous avons d’ailleurs abordé ici ce problème de production de CO2 non pas dans le cadre de la vie de la planète, au rythme normal du cycle classique “émission/consommation” du CO2, mais en relâchant du CO2 piégé au carbonifère et qui, de fait, devient excédentaire … une des causes, selon nous (et pas que nous d’ailleurs !), du dérèglement climatique actuel.

Sachant que l’entreprise Montaigne Industry n’a pas répondu clairement à certaines de nos question liées aux points suivants :

  • Souligné dans la question 1 et, en résumé, dont le fond était : “ y a-t-il risque, lors d’un vieillissement dû aux UV (ou pour d’autres raisons par ailleurs), de dégradation de ce que vous appelez le corps noir (à savoir le graphite expansé) et de voir ce graphite, à un moment ou un autre, retrouver sa nature de poussière ?”

En effet, si tel était le cas, ce que nous espérons ne pas être, il serait alors bon de savoir si cette poussière serait de nouveau à risque cancérigène certain tel que le CIRC les a déjà, initialement, classées. ».

La réponse de Montaigne Industry, via un mail reçu de son DG, M de Cadier de Veauce, est : “C’est un tout autre problème : exposé au soleil l’emballage constitué de sacs en polypropylène se dégradent aux UV, et les billes en tant que corps noir en l’absence du sac ont tendances a emmagasiné la chaleur et a réduire un peu de volume (augmentation  de la masse absolue de 10 -15 % au-delà de 80°C) donc petite perte de volume et dégradation du lambda”, ce qui ne répond pas réellement à notre question.

  • à notre question N°5 liée au classement feu, pour rappel, B S3 d2, nous avons eu une réponse qui fait état de l’inflammabilité de l’Ecographite au delà d’une certaine température, ce qui correspond bien au symbole B. Par contre,
    • Nous souhaitions préciser ce que veut dire le S3 : beaucoup de fumées, émises en quantité et vitesse;
    • Autre précision sur le d2 : n’étant ni d0, ni d1, présence de débris dont l’enflammement dure plus de 10 secondes, combien de temps ? le classement ne le précise pas.
    • Il s’agit, pour nous, d’un classement assez mauvais, tant au niveau des émissions de fumée que de la persistance et de la propagation possible du foyer d’incendie.
    • nous avons eu un développement qui stipule que le produit est autorisé en emploi lors de manifestations publiques diverses …
  • d’où notre question N°6 liée à la présence ou non d’un ignifugeant quelconque. Nous avons bien noté que la réponse est non, pas d’ignifugeant, ce qui n’est pas de nature à nous rassurer compte tenu, entre autres, des émissions de fumées et de la persistance d’enflammement des débris au-delà de 10 secondes …

Donc, sauf à recevoir des réponses plus claires ou complètes aux questions sus-relevées, nous maintenons nos dires d’origine : produit non dénué d’intérêt mais bien loin d’être la révolution annoncée !

Claude Lefrançois
Dans le bâtiment, par passion, depuis presque 40 ans,
Ancien charpentier, ancien artisan, ancien constructeur de Maisons à Ossature Bois, ancien maitre d'œuvre,
Ancien et encore formateur à l'isolation bio-sourcée, • Titulaire d'un brevet de construction de MOB en kit,
Conférencier dans plusieurs domaines liés à l'éco-construction, l'éco-isolation,
Youtubeur via des vidéos sur, dans un premier temps, l'isolation et l'efficacité énergétique et, parce qu'il faut aller plus loin, futurement, plus largement, le bâtiment responsable et pertinent,
Initiateur et administrateur d'un groupe sur Facebook : Rénovation pertinente »

16 réflexions sur “Isolant écographite premium, greenwashing ou non ?

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article intéressant !
    Ma petite famille et moi-même sommes les heureux propriétaires d’une maison de 1967 mal isolée, et de plus située dans le pas-de-calais.
    Excusez mon lexique technique très limité, mais je vais essayer de vous expliquer au mieux notre projet.
    Les murs extérieurs de la maison sont constitués de 2 rangées de briques creuses séparées par un « vide d’air » de 10cm environ. Au fil du temps, nous avons acquis la certitude que ce vide d’air est néfaste sur le plan de l’isolation. Nous le ressentons clairement et, en hiver, les murs sont très froids au toucher. De plus, une inspection en regardant depuis l’intérieur des coffres de volets roulants m’a permis de constater que ce vide d’air n’est pas inerte, loin de là : c’est un véritable courant d’air… froid !
    Peu enclins à isoler depuis l’intérieur (perte de surface habitable), ou depuis l’extérieur (budget), nous étudions la possibilité de combler ce vide d’air avec un matériau isolant et les isosphères de graphite (par insufflation) ont retenu notre attention. Mais maintenant que nous avons lu votre article, le doute subsiste.
    Est-ce le bon choix ? Faut-il préférer les granules de liège, du polystyrène « normal » ou un autre matériau ?
    La caractéristique « facilement inflammable » des isosphères est-elle un réel problème dans notre cas, puisqu’elles seraient insufflées dans les murs ?
    Merci beaucoup si vous acceptez de nous éclairer !
    Salutations.
    A.D.

    • Bonjour,
      Merci de la confiance que vous nous témoignez via vos questions.
      Il est évident qu’en présence d’un espace, une chambre d’air comme l’appellent les Canadiens, il est exclu que l’air contenu puisse y être stabilisé. En effet, à partir de 20mm d’épaisseur d’air entre 2 parois à des températures différentes, un convection se met en place créant une cellule de convection dans laquelle l’air se déplace beaucoup et rapidement. La conséquence étant la captation primaire de calories sur la face chaude (paroi intérieure) et captation secondaire de ces calories par la paroi froide (extérieure) et donc l’inverse de ce que vous souhaiterions. Ceci peut encore être accentué si la paroi intérieure capte la vapeur d’eau de l’air, vapeur en excès si non renouvellement d’air sérieux dans l’habitat et si, face un gros apport, un point de rosée se matérialise dans cette paroi intérieure. Pour continuer son chemin vers l’extérieur, l’au doit s’évaporer, or ce changement d’état consomme de l’énergie (il est endothermique),ce qui contribue encore à faire baisser la température de cette paroi qu’on souhaiterait chaude. Lorsque la vapeur ainsi générée se dépose sur la paroi extérieure, elle peut être amenée à se condenser, ce qui est une réaction exothermique, c’est à dire producteur de chaleur, et donc réchauffement de la paroi extérieure. Là encore, le contraire de l’effet recherché.
      Il est donc, et vous l’avez bien compris, nécessaire d’empêcher le mouvement de cet air, et si, en plus, ce qui en empêche le mouvement peut être isolant au plan de la conduction, c’est tout bénéfice.

      Pour réaliser cette stabilisation, plusieurs méthodes sont possibles :
      – injection d’une mousse expansive; pour de multiples raisons trop longues à développer vici, nous vous déconseillons cette solution,
      – emplir cette chambre d’air avec un matériau en vrac, 3 alternatives à notre avis :
      – liège en granule : la solution qui a, et de loin, notre préférence,
      – chènevotte de chanvre : solution valable mais plus délicate à la mise en œuvre car le matériau se présente sous sortes de petits bâtonnets de 2 à 3 mm de section et de longueur allant de quelques mm à 15 ou 20 mm,
      – billes de polystyrène : que le polystyrène soit graphité ne change rien à ses performances. Nous n’avons pas encore vu où cette solution de graphitage serait porteuse d’améliorations, ça nous semble beaucoup plus du greenwashing.
      Vous avez bien compris les limites du polystyrène, nous ne les rappellerons pas ici. En ce qui concerne le risque incendie, il est extrêmement limité dans votre cas, pour 2 raisons :
      . loin de toute source de mise à feu,
      . quasi impossibilité d’apport de comburant (ici l’oxygène d l’air) et donc impossibilité quasi totale pour cette matière de se consumer et donc d’émettre de vapeurs toxiques sous l’effet de la combustion. Le seul véritable risque serait la pyrolyse sous l’effet de la chaleur, cependant il faudrait atteindre une température relativement élevée due à un incendie à l’intérieur de l’habitat. Or ce qui tue dans le cas d’incendie en présence de polystyrène, ce sont les vapeurs qui, si elles sont respirées avant la prise de conscience d l’incendie (3 inspirations suffisent) provoquent une perte de conscience avec asphyxie à la clé. Ceci semble impossible chez vous, en tout cas pas du fait d’un éventuel apport de billes de polystyrène dans l’espace entre vos parois.

      A votre question : est-ce le bon choix, notre réponse est non, le meilleur serait le liège.
      Par contre ce choix peut être une alternative valable et à risques très modérés, donc oui, vous pouvez opter pour cette solution.

  2. Bonjour, merci pour votre conseil concernant le liège, mais quel liège? celui saturé en fongicide et COV ? apte a etre injecté par un orifice de 20 mm ? pour un vide d’air de quelque cm, comment l’injectez vous?
    Votre analyse concernant les billes de carbone de polystyrène graphité ou non est surprenant quand on sait que depuis plus de 10 ans c’est le principal produit utilisé en Allemagne pour l’isolation par injection dans les faibles épaisseurs de parois.
    comme d’habitude les allemand sot des incompétents

    • Bonjour de Cadier,
      Nous sommes assez surpris de vos allégations concernant la saturation du liège en fongicide car il est naturellement imputrescible et n’intéresse aucun animal en tant que de produit nutritif. S’il est bien un produit qui n’a pas besoin d’un quelconque traitement, y compris au niveau garde au feu, c’est bien le liège !
      Nous sommes tout aussi surpris des allégations d’émanation de COV de la part du liège … nous ne devons pas partager les mêmes sources !
      Est-il possible d’insuffler du liège via un trou de 20 mm ? Oui, ça l’est ! Il suffit d’opter pour des granules de liège. Les dimensions de chacune des granules, certes de formes anguleuses, sont peu ou prou les mêmes que celles des billes de polystyrène, graphité ou non.

      Les Allemands utiliseraient ce produit pour leurs maisons ? Peut-être et pourquoi pas, cela rend-il ce produit recommandable ? Pas pour nous en tout cas.
      Il est souvent dit ou affirmé des choses sur les principes, les coutumes, les techniques préconisées par les uns et les autres de nos voisins, Suisses, Allemands … Très souvent affirmations gratuites, non vérifiées … ici, nous (Build Green) ne le pratiquons pas. Donc nous ne nous étendrons pas plus sur ce que font les Allemands dans leurs maisons ou bâtiments.
      Pour ce qui vous concerne, il semble que vous ayez choisi votre camp, nous le respectons. Pour ce qui nous concerne, nous avons chois le nôtre, manifestement pas le même !

      • LE LIEGE: extrait de l’un des brevets
        En raison de son origine naturelle, il présente des propriétés mécaniques et une perméabilité très variables selon les origines du liège et contient des composants organiques parfois indésirables, leurs teneurs variant aussi selon les origines du liège.
        [0006]
        Les substances contenues naturellement dans le liège peuvent passer dans les boissons et développer un goût désagréable, par exemple, de « pourri », rendant ces boissons inbuvables.
        [0007]
        Ces substances peuvent être des composés organiques comme le méthyl-isobornéol, la géosmine, la méthylthio-éthylpyrazine, les alcools et cétones insaturés en C8 ; des composés chlorés tels que le lindane, les phénols chlorés ou non, les anisoles chlorés ou non, et plus particulièrement, le pentachlorophénol (PCP), le 2,4,6-trichloroanisole (TCA), le 2,3,4,6-tétrachloroanisol (TeCA) et le pentachloroanisole, et des composés bromés tels que le tribromoanisole, responsables du goût de bouchon ou de moisi; ou encore le p-crésol, le guaiacol et l’acide octanoïque responsables du goût de phénol-cuir-synthétique ; ou bien le 1-octen-3-ol associé au goût de champignon. Ces substances sont donc des contaminants ou polluants devant être éliminés pour permettre l’utilisation du liège

        [0008]
        Afin de notamment les éliminer autant que possible, le liège ou le matériau à base de liège est généralement soumis à des traitements connus dans la technique, mettant notamment en oeuvre du dioxyde de carbone à l’état supercritique.
        [0009]
        Un exemple de traitement est décrit par Ana M. Miranda et al « High Pressure Extraction of Cork with CO2 and 1,4-dioxane », Process. Technol. Proc. (1996), 12, High Pressure Chemical Engineering, p. 417 à 422. Il s’agit d’un procédé de traitement du liège avec du CO2 et du dioxane dans des conditions de pression élevée de 170 bars et à des températures de 160 à 180°C. Il se produit alors une élimination de la subérine, un composant des parois cellulaires du liège sous forme de lignine modifiée. Toutefois, ce procédé ne convient pas pour traiter le liège qui doit être utilisé ensuite comme liège pour bouteilles.
        [0010]
        Il est également connu de la demande de brevet internationale WO 01/23155 , un procédé de traitement et d’extraction de composés organiques du liège ou d’un matériau à base de liège, à l’aide d’un fluide dense sous pression, à une température de 10 à 120°C et sous une pression de 10 à 600 bars.
        [0011]
        Cependant, les procédés de l’art antérieur ne permettent pas d’obtenir un liège ou un matériau à base de liège présentant à la fois de bonnes propriétés mécaniques et organoleptiques.

        • Merci de Cadier de cet envoi. Cependant une source … se source.
          Nous ne doutons pas d la véracité de ce que vous avancez. Cependant, si l’extrait est sorti, par exemple, du brevet d’un substitut au liège pour boucher les bouteilles de vin, reconnaissez que la chose n’a pas grand rapport avec l’isolation. Qui plus est, c’est bien connu, qui veut tuer son chien l’accuse d’être porteur de la rage !
          N’ayant pas la source et le contexte de l’extrait, nous sommes en possibilité de supposer que lesdits extraits ne sont peut-être pas dénués d’un intérêt de noircir un tableau afin que celui présenté en substitut paraisse beaucoup plus vertueux !
          Quoi qu’il en soit, il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes.
          En tout 1er lieu, l’extrait nous met en avant une liste à la Prévert de substances toutes plus infréquentables les unes que les autres, les quelles, entre autres, gâtent le goût du vin. Pour être nous-mêmes amateurs de bon vin, il est tout de même assez rare de tomber sur une bouteille « bouchonnée » …
          Et si, par ailleurs, c’était précisément ces substances qui, en partie ou en totalité, donnaient ses qualités intrinsèques au liège, faudrait-il les en extraire pour y mettre autre chose ?
          Et si ces substances, non exposées à un liquide alcoolisé, étaient tout simplement fixées là où elles se situent ?

          De Cadier, vous nous soumettez un texte qui prend en considération l’exploitation d’un produit dans des conditions et pour des fonctions qui n’ont strictement rien rien à voir avec les conditions de celles d’isolant et il nous semble un peu délicat d’incriminer le liège, sauf si, vous aussi, souhaitant mettre en avant un nouveau chien, auriez tout intérêt à nous présenter l’autre, le liège en l’occurence, comme étant porteur de la rage ….

          Par contre, ce qui n’est pas contestable pour ce qui est du polystyrène, c’est qu’à partir d’une température très vite atteinte au cœur d’un incendie, qu’il brûle lui-même ou soit simplement exposé à la chaleur et donc soumis à pyrolyse, il émet des substances extrêmement toxiques et que ces produits doivent être utilisés avec circonspection pour l’isolation d’habitats. Ce qui est tout aussi avéré, c’est qu’un parement classique ne constituera pas une barrière étanche à leur diffusion dans la partie habitable.
          Pour rappel, les incendies domestiques sont la cause d’environ 10 000 accidents ou intoxication par an en France, qu’ils sont également la cause d’environ 800 morts par an et sont, pour rester dans le même domaine, la 2ème cause de mortalité infantile après les maladies infectieuses. Ces derniers points ne sont malheureusement pas de la littérature mais bien du factuel.
          Vous comprendrez donc que si, comme nous le disions dans notre 1er commentaire, il nous semble que vous ayez choisi votre camp, nous ne changerons pas notre choix et maintenons bien nos dires.

  3. Bonjour Monsieur, pour ma part il n’y a pas de camp a choisir, mais a chaque maladie thermique du bâtiment un médicament a choisir en toute objectivité technique, l’ouate de cellulose est un bon produit pas cher a consommé avec modération compte tenu de ses ajouts, les isolants minces aussi on leur marché, comme le liège les billes de polystyrènes ou carbone etc etc. et je n’irai pas dénigré l’un ou l’autre ils répondent a des contraintes techniques différentes
    Pour ma part pour les faibles épaisseurs a remplir, ou les remplissage sur de grande longueur ( entre solives par injection) je suis particulièrement favorable aux produits a base de Carbone expansé compte tenue de leur lambda mais aussi de leur excellent coefficient d’écoulement, leur faible cout de main d’œuvre, et en tout état de cause j’évite tout produit qui nécessite un masque l’ors de la mise en œuvre car vous parlez de mortalité incendie, sans parler de mortalité due a la qualité de l’air intérieur qui est le vrai problème sanitaire actuellement (un poumon filtre 10 000 litre d’air/jour) on change bien le filtre a air de sa voiture mais pas un poumon.

    • Bonjour de Cadier,
      Nous constatons que vous ne sourcez toujours pas les extraits proposés dans votre commentaire N°1.
      Alors nous avons fait les recherches nous-mêmes et sommes en mesure d’en citer les origines : un brevet d’un producteur de bouchons de liège à destination du bouchage des bouteilles de vin, déposé en 2007. Il nous semble que cela pourrait correspondre à l’essai de contrer l’apparition de « bouchons synthétiques » dont l’un des arguments principaux de vente était : « fini les vins bouchonnés ». Donc le producteur de bouchons en liège aura probablement ressenti le besoin de mettre sur le marché un produit lui permettant de contrer l’argument commercial : « chez aussi, avec du liège, on peut désormais (et également) vous garantir un vin non bouchonné ». Mais nulle part il n’est fait état d’une quelconque dangerosité des divers composés incriminés. Alors si ces composants ne présentaient aucun risque sanitaire mais seulement de dégradation du goût pour du vin, en faire un argument laissant supposer qu’ils vont devenir des COV en suspension dans l’air nous semble un peu limite ! Lien vers la source des extraits : https://patents.google.com/patent/EP2033751B1/fr.

      Par contre, lorsque vous parlez de produits expansés à base de carbone, ne serait-ce pas un peu oublier que l’un des composants, en tout cas en ce qui concerne le produit objet de notre article, est du polystyrène (il smillerait même que se soit le principal composant !). A ce sujet, le nouveau lien proposé en fin d’article et renvoyant vers ce qui nous semble être le digne remplaçant de « Ecographite Prémium », à savoir « Isoshère » est assez édifiant sur la nature principale du produit.

      L’allégation de port du masque pour la mise en œuvre d’un produit, et qui serait l’un de vos critères de sélection, nous semble également un critère possible, mais assez peu pertinent. En effet et dans un autre cadre, la chaux (qui ne nous semble pas pouvoir être soupçonnable d’une quelconque nocivité au plan sanitaire) nécessite le port d’un masque car extrêmement volatile lors de préparation du mortier, du badigeon ou autres …
      Nous sommes d’accords avec vous sur la nécessaire prudence en ce qui concerne la qualité de l’air intérieur que nous respirons, c’est même l’un de nos critères, très largement traité ici au travers de divers articles dédiés.
      Cependant nous aimerions comprendre en quoi le liège, qui est tout de même ce qui a été la cause de vos commentaires, serait un élément à risque … Curieuse méthode que d’occulter les divers autres critères de sélection d’un produit donné (décortiqués et factuels) en ne mettant en opposition que de supposés risques d’un autre produit concurrent.

      Pour ce qui est choisir ou non un camp, la conclusion de notre article nous semble assez impartiale (extrait) : « Ce produit n’est pas inintéressant mais il est bien loin d’être la révolution annoncée. »

  4. excusez moi je me suis etouffer avec votre citation a propos de la chaux « dans un autre cadre, la chaux (qui ne nous semble pas pouvoir être soupçonnable d’une quelconque nocivité au plan sanitaire) nécessite le port d’un masque car extrêmement volatile lors de préparation du mortier, du badigeon ou autres »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Chaux_(matière)
    https://www.preventionbtp.fr/Documentation/Explorer-par-produit/Information/Questions-reponses/Risques-lies-a-la-chaux-vive
    En ce qui concerne Isosphere a ma connaissance c’est une marque déposé appartenant a Kenzai qui n’est pas fabriquant le produit est noir et non comme le polystyrène graphité « Neopor de BASF, son lambda labo est de 0.26 et l’Ecographite Premium est une bien autre marque

    • Bonsoir de CADIER,
      Décidément c’est le jour où chacun a failli s’étouffer ! Heureusement pour vous, vous vous en êtes remis, nous aussi d’ailleurs ! En effet, ne seriez-vous pas par hasard CdCdV, DG de M.S. ? Ceci pourrait expliquer cela !
      Pour ce qui nous concerne, et sauf à y être contraints, nous en resterons aux suppositions.
      Par contre, pour ce qui est de la chaux, nous pensons qu’il est des sources plus sûres que Wikipédia et des discussions qui s’y tiennnent ! L’article concernant le martyre de victimes de toutes origines perpétré à la chaux vive n’a rien à faire ici. Bien évidemment, nous déplorons ces usages ! Mais une telle référence ne grandit pas le débat, de Cadier. Dommage ! Ce qui est curieux aussi, c’est que contrairement au sourcing des allégations de COV dans le liège, là vous nous fournissez les liens …
      Pour ce qui est de la protection recommandée dans votre second lien, c’est bien ce que nous avons voulu mettre en évidence : un excellent produit (la chaux) qu’il faut préparer en se protégeant avec un masque et des lunettes. Par contre, un fois mis en œuvre, nous n’avons jamais eu vent du moindre risque sanitaire la concernant ! Comme quoi le critère du port du masque lors de la mise en œuvre n’est pas le bon pour sélectionner ou non un produit !
      Il n’en est pas de même de certains matériaux contenant du carbone (malheureusement pas que ça). Nous faudra-t-il développer ?

      Nous sommes d’accord sur le fait qu’Echographite Premium est une marque différente de Isosphère. Par contre Isosphère n’est pas, comme vous le dites, la propriété de Kenzaï mais celle de Monsieur Ludovic Claustre. Cependant vous n’avez pas tout faux car si la chose n’est pas de notoriété publique, il se trouve que Monsieur L Claustre est aussi propriétaire de Kenzaï … le rapprochement n’était pas forcément facile à faire mais vous l’avez fait, bravo ! Hasard, fruit d’une recherche (elle nous a, en son temps, pris quelques heures de recherches !) ou connaissance préalable … ? Nous n’avons pas divulgué cette information à l’époque car elle n’apportait rien à l’analyse du produit, mais il est bon de savoir de quoi on parle avant d’en parler ! Il n’est pas non plus évident de savoir que Isosphère n’est pas lui-même fabricant … Vous semblez pour le moins bien informé de Cadier … Faudrait-il que nous menions plus loin les investigations ? Nous n’en n’avons pas envie, notre objectif est précisément de rester objectifs et de nous en tenir aux qualités et capacités réelles ou supposées d’un produit et à en dénoncer l’aspect greenwashing s’il nous apparait qu’il est vendu pour ce qu’il n’est pas. Et nous n’avons pas la sensation d’avoir failli dans notre article !

      • Monsieur, si j’ai pris le temps de vous répondre, c’est que je considère que l’objet et la qualité de vos articles sont très bon, cependant, en votre qualité de professionnel vous savez fort bien que quand on parle d’isolants liège ouate, fibres naturels ou artificiels, il y a d’excellent produits pour certaines applications mais aussi des fabricants toxiques utilisant des matières premières de second choix, d’où les problèmes de qualité de l’air intérieur, certains de ces fabricants sont en première ligne dans les commissions du CSTB Français écartant toute concurrence et toute innovation.
        Ce que je regrette dans vos articles (injectyrene compris) c’est la suspicion jeté sur des produits qui me semblent etre de bonnes alternatives a ces produits de lobbyistes, et qui en tout état de cause on leur marché et sont moins toxique qu’une ouate, fibres, ou liège de premier prix

        • Monsieur Charles de CADIER de VEAUCE,
          Nous vous remercions d’apprécier notre travail.
          Cependant, vous ne nous laissez guère la possibilité de ne pas dévoiler qui vous êtes, ex Directeur Général de Montaigne Stratégie (fabricant , avant sa liquidation, de Ecographite premium) selon le document dont lien joint en tout cas, confirmé par une consultation de Société.com et de la déclaration CE des produits sortant, désormais, des lignes de production de « Montaigne Stratégy » et de « Swissport », tant de France que de Suisse nous semble-t-il.
          Nous regrettons bien évidemment ce que cette société est entrain de vivre, quoique, a priori, exit Montaigne Stratégie, bonjour Montaigne Stratégy. Sincèrement nous vous souhaitons une belle réussite dans vos entreprises.

          Cependant, lire que les isolants bio-sourcés seraient soutenus par des lobbyistes puissants auprès des autorités, ceci écrit par un acteur éminemment engagé dans la pétrochimie laisse rêveur et relève quand même un peu du cocasse !
          Comme nous le laissions entendre dans nos commentaires précédents, il peut sembler normal que vous défendiez vos activités, mais pourquoi ne pas le faire à visage découvert ?
          Pour conclure, nous reprenons la dernière phrase de notre article, déjà notre conclusion à l’époque : »Ce produit n’est pas inintéressant mais il est bien loin d’être la révolution annoncée. »
          http://isolationthermique.info/ecographite-premium/
          https://www.societe.com/societe/montaigne-strategie-809153562.html
          http://www.montaignestrategy.com/fs/Root/d9tss-2016_marquage_CE_Ecographite_premium.pdf

  5. Monsieur
    Vous m’informer envisagé de corriger votre article en juin prochain suite aux informations que vous nous vous avons donné , et ne pouvons laisser votre dernier post sans réponse, ainsi nous tenons a apporter a vos auditeurs les informations suivantes:
    Depuis 2005 je me suis consacré a la recherche de substitut a la bille de Polystyrène en suisse, , avec Swisspor nous avons débuté nos recherches avec la bille de polystyrène graphité de BASF (alors seul produit existant contenant 5% de carbone et 95% de polystyrène)
    – Peu a peu l’industrie nous a proposer des matières premières de plus en plus enrichi en Carbone et donc amoindri en polystyrène, pour en arrivé a des produits ne contenant pratiquement plus de polystyrène mais simplement des agents expansifs a moins de 5% avant expansion
    – L’Origine de l’Ecographite : carbone issu des filtres des cheminés industrielles pour éviter la pollution atmosphérique ; Traitement : Sa structure cristallographique, permet d’insérer des molécules d’expansion dans la structure du carbone tels que PLA (acide poly-lactique contenu dans le lait ou maïs) ou composé organique aromatique en faible quantité (moins de 3% en poids), ces agents d’expansion sous l’effet de la vapeur d’eau à 75°C a température vitesse ramène ainsi la densité du carbone de 800 Kg /m3 à 16-22 kg/m 3.
    C’est ainsi qu’en 2007 nous avons lancé l’Ecographite en suisse tout d’abord pour répondre aux demandes de pour l’industrie suisse du Béton pour allégé leur bétons ( qui pour des raisons environnementale et de réglementation a l’égard de la fin de vie des bâtiments (déconstruction)) ne pouvaient plus utilisés le polystyrène expansé (interdit en décharge et station de lavage des toupies)..
    Puis en 2012 avons commencé a répondre a des demandes de sociétés d’isolation thermique toujours en suisse, pour l’usage de la bille d’Ecographite en vrac notamment pour l’isolation entre murs d’écoles, crèches etc et ainsi après la vérification des contraintes environnementales lié a cet usage, la marque Ecographite est devenue pour le Beton : Ecographite AES (Entraineur d’air solide) et Ecographite Premium pour l’isolation thermique.
    Dans votre site vous vous référé a notre distributeurs en France de 2012 à 2017 la société Kenzai qui annonce un lambda de 0.029, il faut savoir que cela correspond a la réalité de nos tests, ceux de nos fournisseurs et la société Kenzai a d’ailleurs fait le test laboratoire (que vous trouverez sur leur site avec un lambda mesuré en laboratoire de 0.026),

    Stabilité dans le temps : comme vous l’avez bien compris l’Ecographite comme la bille de polystyrène graphité ne se laisse pas a l’exposition des UV
    Feu s’il est exact qu’au début en 2012 par prudence nous avons communiqué un classement au feu E aujourd’hui nous avons ainsi que nos fournisseurs un classement B1 selon DIN 4 102-1 et Bs3d2 selon DIN 13501-1
    Enfin concernant mon rôle dans la SAS Montaigne Stratégie, (société de négoce en France) celle-ci a vu le jour en février 2015 pour etre clôturé suite a un conflit d’actionnaires en 2016, elle n’a rien a voir avec la qualité des produits, ni avec les autres sociétés que je dirige depuis plus de 30 ans, de même en ce qui concerne les documentations, comme vous le savez internet conserve longtemps des fichiers obsolète, il vous appartient ainsi qu’aux utilisateurs d’obtenir des documentations techniques récentes car les produits et normes évoluent très rapidement

    • Monsieur de Cadier

      Il semble que notre réponse ne vous ait pas agréé. Dont acte,

      Nous allons donc accélérer le mouvement.

      Afin que chacun apprécie ce que nous avions proposé : dans le but d’apaiser les échanges de commentaires et mettre fin à notre ping-pong épistolaire, nous avons, à notre initiative, proposé des échanges hors commentaires afin de prendre le temps de la réflexion et de l’analyse, sentant que, peut-être et depuis notre article initial, les choses avaient évolué.
      Nous avons reçu le texte que M de Cadier a, en grande partie, reproduit dans son dernier commentaire.
      Il y a rajouté qu’il nous appartient d’obtenir des documentations techniques récentes, ainsi d’ailleurs qu’aux utilisateurs.

      Monsieur de Cadier, peut-être nous sommes-nous trompés sur le sens de l’information : ne serait-ce pas le rôle d’un producteur de veiller à fournir à ses clients éventuels tous documents qui lui permettront d’opérer ses choix en toute connaissance de cause ? Il nous apparaît surprenant de conseiller aux utilisateurs de faire une quasi enquête pour découvrir le produit de leurs rêves. Quoi que, bien souvent, cela puisse s’avérer utile …

      Pour ajouter des éléments à l’article, il nous faut, a minima, quelques réponses de votre part :

      Question 1 (liée à un risque cancérigène) :
      Le centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), bras armé de l’OMS dans ce secteur spécifique (http://www.who.int/about/iarc/fr/), a classé les suies comme « cancérigène certain » http://www.cancer-environnement.fr/551-Suie-et-carbone-suie.ce.aspx#_Toc479951640. Or il apparait, selon vos dires dans votre dernier commentaire, que l’écographite serait fabriquée, précisément, à base de produits peut-être assimilables à des suies, extrait : « … L’Origine de l’Ecographite : carbone issu des filtres des cheminés industrielles pour éviter la pollution atmosphérique … ». Extrait plus explicite d’un document plus ancien : « … Si on ne peut empêcher, pour l’instant, la fabrication de CO2 on peut quand même réutiliser ces suies de cheminées afin que nos poumons en soient quelque peu épargnés … » (http://isolationthermique.info/ecographite-premium/). Etant nous-mêmes très convaincus de la nécessité de diminuer le relâchement de carbone dans l’atmosphère, nous ne pouvons qu’être sensibles à un tel principe (article ancien : « Carbone, et si on se trompait d combat » https://www.build-green.fr/carbone-et-si-on-se-trompait-de-combat). Cependant, pour y adhérer, il nous faut être certains que le produit transformé, afin de devenir, dans le cas présent, de l’Ecographite soit définitivement inerte et annule tout aussi définitivement ce risque cancérigène.
      Or vous le dites vous-mêmes, Ecographite ne doit pas être exposé à la lumière, sauf à se dégrader naturellement et, semble-t-il, assez rapidement.
      Face à ce risque, et attendu que nul, dans le futur, ne peut garantir ce que deviendra un produit, entre autres dans le cadre de transformations ou démolition, nous aimerions avoir des renseignements qui garantiraient que, jamais, quelque soit son devenir, y compris suite à une exposition à la lumière, Ecographite ne présentera le même risque cancérigène.

      Question 2 (liée à la présence actuelle de polystyrène) :
      Vous nous dites (extrait) : « … Peu a peu l’industrie nous a proposer des matières premières de plus en plus enrichi en Carbone et donc amoindri en polystyrène, pour en arrivé a des produits ne contenant pratiquement plus de polystyrène mais simplement des agents expansifs a moins de 5% avant expansion … ». la diminution de polystyrène dans la composition de l’Ecographite nous apparaît positive, mais qu’en est-il de sa présence au final, hors tout agent d’expansion, % carbone, % polystyrène.

      Question 3 (liée à la composition du composant de base de l’Ecographite) :
      Selon le CIRC déjà sus-cité, § Qu’est-ce que la suie selon le lien suivant http://www.cancer-environnement.fr/551-Suie-et-carbone-suie.ce.aspx#_Toc479951631, existe-t-il une étude menée par vous-même, diligentée par vous-mêmes ou issue d’autres sources qui pourraient nous indiquer la composition de la matière première principale de l’Ecographite (extrait à nouveau de votre commentaire) : « …carbone issu des filtres des cheminés industrielles… ». En effet, et sauf à ce que nous interprétions mal le document du CIRC, il semblerait que la suie serait composée généralement de 50 à 70% de carbone : que sont les 30 à 50% restants ? Voilà le fond de cette question.

      Question 4 (liée au recyclage) :
      Attendu que le recyclage d’un produit nécessite que celui-ci soit, 1) collecté, 2) exempt de toute pollution, c’est à dire composant unique (polystyrène seul, ou polyuréthane seul …) quelle alternative pour l’Ecographite en fin de vie ?

      Question 5 (liée au classement feu) :
      – Ecograhite a été évalué M1 selon les normes feu françaises anciennes : difficilement inflammable,
      – classée B S3 d2 selon norme européenne DIN 13501-1, celle qui s’applique aux produits bénéficiant d’un marque CE (http://www.umb.ffbatiment.fr/charpente-menuiserie-parquet/vous-informer/actualite/euroclasses.html)
      Décortication de ce que cela signifie (https://www.nullifire.com/fr_FR/services/faq/reaction-au-feu/)
      • B signifie « combustible, non inflammable,
      • S3 : concerne les fumées et plus précisément l’opacité : haute quantité et vitesse (notre appréciation : source de panique préjudiciable à la sécurité)
      • d2 : par opposition à d0 : aucun débris; par opposition à d1 : aucun débris dont l’enflammement dure plus de 10 secondes >>> (notre appréciation : présence de débris enflammés au-delà de 10 secondes, ce qu’en classement français ancien, on qualifiait de flammèches).
      Sommes-nous d’accords sur l’analyse du classement ?

      Question 6 (liée au feu également) : est-il fait usage d’un produit ignifugeant pour la production de Ecographite ?

      Monsieur de Cadier, selon les réponses que vous voudrez bien nous transmettre, nous complèterons notre article initial.

  6. Bonjour,

    Je suis surpris de votre article qui est dirigé à préférer la bille de Liège, plutot que la bille de carbone, mais vous parlez pas des autres produits en vrac, j’ai l’impression que vous faite un procès de ce produit qui est n’est pas correct, et qui de plus après avoir lu les échanges personnel qui non pas d’intérêt à mon avis et qui on rien à faire aussi dans votre article,

    – Le débat est le suivant qu’elles sont les avantages et inconvénients du produit:

    Ce produit est il utilisable et ou pouvons nous l’utiliser, que peut il apporter par rapport aux autres produits dans le cas d’une isolation dans un corp creux ou dans des combles, voir même pour inosolation dans le neuf.

    Après avoir examiné et contrôlé tous les sites français et étrangers qui parle de se produit, je peux vous faire un résumé rapide.

    1/ Il existe plusieurs produit de bille de carbone ou de graphite, avec un taux différent se qui les rend visuellement soit gris très claire ou plus noir, se qui donne quant on prend les contre thermique des produits qui varies en lambda de 0,026 à 0,034 contre 0,038 pour la bille 100% polystyrène.

    La bille proposé au lambda 0,026 (contrôle fait en labo) est annoncé 0,029 lié au certificat CE qui n’est pas un contrôle CSTB donc il y’a une pénalité de 10% qui est appliqué.

    2/ il existe aussi différent diamètre qui de 1 mm à 4 mm, liée au petit diamètre les billes doivent être collées pour qu’elle ne s’échappe pas partout, mais dans ce cas il faut avoir un avis technique pour réussir se type de prestation qui est compliqué à mettre en ouvre, les autres billes de 4 mm permette une injection sans liant, et qui demande un niveau de connaissance en bricolage très faible, lié au mise en œuvre simplifié comme on l’aperçoit sur certaine vidéo équipé d’un propulseur adapté à cette tâche, on peut d’après se que j’ai lu utiliser ce propulseur pour liege mais seulement, pour des bille de 2 mm maximum car les billes de 4mm sont de forme carré se qui bouche l’orifice.

    3/ il existe des billes de différent poids, de 13g/l à 22g/l, la bille de faible poids n’est pas traité contre le feu, contrairement à la bille de 18g/l à 22g/l, qui a un euro classe, cette bille de plus de 20g/l est plus utilisé pour le béton, d’après se que j’ai lu aussi le déphasage est meilleur sur les billes plus lourd. Se qui peux expliquer vos valeurs indiquées.
    L’avantage d’être plus léger que les autres isolants, ça lui permet de ne pas ajouter de poids dans les combles, mur et même pour le transport manuel. On peu aussi comme je les lu sur des sites indiqué qu’il est bon en bilan carbone pour le transport car un camion qui déplace 50 m3 de bille est considérer comme un déplacement à vide, soit un gain de 40% sur le pétrole non consommé.

    4/ il existe des procédés diffèrent en france et à l’étranger l’utilisation de la colle plus particulièrement, qui a l’avantage de bloquer les billes dans des zones sensibles, mais qui à plusieurs inconvénient, détérioration du lambda, une bille de lambda de 0,032 passe à 0,036 avec la colle, pareil pour une bille de polystyrene de 0,038 passe à 0,042 ( vu sur un rapport d’un avis technique), de plus les souris peuvent aller dedans car c’est un bloc, et comment fait on si nous avons besoin de vider l’ensemble mur pour mettre une nouvelle gaine par exemple.
    De plus le produit est respirant se qui permet de ne pas bloquer l’humidité.
    Les deux procédés ont donc leurs avantages et leur inconvénients.
    Mais le procédé avec la colle est obligatoirement réalisé par une société spécialisée, contrairement à l’application sans colle, car un propulseur adapté est disponible.

    5/ ce type de bille en carbone non pas de poussières et non pas d’odeur, se qui permet de ne pas utiliser un masque et des lunettes de protection, se qui a un avantage au autre produit en vrac, comme la ouate, le liege etc..

    6/ ce produit est aussi insensible à l’humidité se qui permet de le positionner contre un mur respirant comme les mur de chaux ou pierre etc.. même en cas d’inondation le produit n’est pas à changer.

    7/ pour le feu contrairement à se que vous avez indiqué les maisons qui ont pris feu avec le polystyrene été des maisons qui avaient été isolé avec des blocs de polystyrene non traité contre le feu. Contrairement à cette bille.
    Le produit fond à haute temperature mais ne brûle pas, il n’est donc pas dangereux en soit même si il peut s’échapper des produits nocif mais très négligeable car dans les billes très carbonée ou graphitée il y’a seulement 3% de styrène, de plus la dtu impose et interdit tous les produits autre que les produits M0 proche de source de chaleur. Se qui limite le risque.

    8/ le produit n’a pas de tassement dans le temps, car étant rempli d’air à 80% et que l’air après être comprimé veux revenir à ça pression initial, donc le produit est à mémoire de forme, ce qui apporte un avantage dans le cas de remplissage sous des lames de parquets par exemple, le produit va agir comme un matela, ce qui va limiter les bruits de grincement.
    L’inconvénient de cette avantage est le volume non compressible, si il vous faud 1 m3 d’isolant la fourniture sera d’un mètre cube.

    9/ bruit sonore limité quelque que soit le produit en vrac qui n’a pas besoin de lame d’air, comme les billes de carbone ou de liege, car il y’a plus de lame d’air dans la cloison se qui rend difficile à l’onde sonore de se déplacer librement, mais cela ne change rien au bruit d’impact.

    10/ biosourcés, peut on dire si ce produit est biosourcés car d’après les lectures le produit est un produit recyclé, expansé avec juste de la vapeur d’eau, et recyclable à 100%, sur la forme Oui mais Non car il contient 3% de styrène ( à débattre)

    11/ coût du produit, il est plus cher que d’autre produit comme les laines minérales, environs 8€ttc pour la fourniture de 5 cm d’isolation sur 1 m2, le prix diminu suivant les volumes acheté bien sûr. Mais si on regarde plus prêt il est finalement beaucoup moin cher si vous deviez casser votre cloison pour integer un autre isolant, sans compter le temps passé.

    12/ temps d’injection dans un mur, Environs 60m2 de mur d’isolation réalisé par un pro, bille injecter par un pistolet bille avec la colle, 200m2 d’isolation réalisé par un pro avec pistolet bille sans la colle et 80m2 d’isolation réalisé par un particulier bille sans la colle équipé d’un propulseur proposé par le revendeur de ce produit.

    Toutes ces informations ont été récupérées sur le net. Il y’a sûrement d’autres avantages ou d’autres inconvénients sur ce produit.

    Je peux réaliser plus de recherche si vous le souhaitez, mais personnellement ce produit est très bien placés dans le monde des produits d’isolations.

    Cordialement

    • Loic Benoit,
      comme les choses sont étranges :
      – écriture de l’article 10 03 2017, aucun commentaire jusqu’au 11 02 2018, soit un an et un jour.
      11 02 2018, demande de renseignement, nous y répondons sans acrimonie ni souci d’une quelconque discrimination, a priori. Pour rappel, fin de notre commentaire : « … Or ce qui tue dans le cas d’incendie en présence de polystyrène, ce sont les vapeurs qui, si elles sont respirées avant la prise de conscience de l’incendie (3 inspirations suffisent) provoquent une perte de conscience avec asphyxie à la clé. Ceci semble impossible chez vous, en tout cas pas du fait d’un éventuel apport de billes de polystyrène dans l’espace entre vos parois.
      A votre question : est-ce le bon choix, notre réponse est non, le meilleur serait le liège.
      Par contre ce choix peut être une alternative valable et à risques très modérés, donc oui, vous pouvez opter pour cette solution. »

      Avouez qu’il y a plus virulent !

      Reprenons un peu la chronologie des commentaires !
      Depuis lors, que s’est-il passé :
      de Cadier : 6 commentaires en 3 jours, dont certains visaient à mettre le doute sur d’autres produits. Curieux comportement que d’essayer de dire que l’autre est pire pour justifier d’être soi-même moins mal ! Nous y avons répondu.
      Nous avons très vite compris qu’il ne s’agissait pas des dires d’un béotien. Nous avons été quasi contraints de divulguer l’identité de notre interlocuteur. Sont-ce des comportements classiques ? Non, nous avons écrit d’autres articles sur d’autres produits, parfois également très critiques, nous avons eu des échanges classiques, directs, plus sains nous semble-t-il … à chacun sa méthode !

      Nous voici avec un nouvel interlocuteur, vous ! Un béotien ? Nous ne le croyons pas !

      Alors, face à ce qui devient un délire épistolaire, nous ne nous fatiguerons plus à apporter des réponses argumentées et sourcées à des remarques visant exclusivement à « noyer » le poisson !

      Nous avons clairement posé des questions à Monsieur de Cadier, il nous y répond et nous pourrons alors envisager les correctifs ou compléments éventuels à notre article.

      Nous comprenons bien que cet article gêne, nous ne demandons pas mieux que de l’amender, encore faudrait-il que cela se justifie et, pour le moins, nos questions ne nous semblent pas illégitimes …

      Pour rappel et résumé :
      Question 1 : risque cancérigène (pas hypothétique ni supposé, actuellement les suies sont bien classées « cancérigène certain » par le CIRC (Groupe 1). Est-il illégitime de se poser les questions que nous nous posons à ce sujet ?
      Question 2 : % de polystyrène dans la composition. Pour être très clair puisque vous nous en donnez l’occasion, comparativement, c’est à dire les chiffres comparables avant expansion pour le styrène et le carbone, ainsi que les chiffres après expansion des 2 composants. Les réponses ne doivent pas être bien compliquées à formuler pour les inventeurs du produit … en effet, dire qu’un matériau comporte 98% d’air comme le font beaucoup de fabricants ou applicateurs de mousses PU ou PE ne signifie pas grand chose !
      Question 3 : % et composition dans la suie utilisée des composants autres que du carbone, là encore, cette question nous semble à tout le moins légitime.
      Question 4 : à nouveau liée aux composants : y a-t-il encore du polystyrène dans la composition car, à notre connaissance, le recyclage de celui-ci impose qu’il soit exempt de toute autre matière, sauf à devenir simplement un combustible, c’est à dire finir, comme tant de produits hydrocarbures, par un relâchement dans l’atmosphère de CO2 anthropocène alors qu’il avait été fixé au carbonifère. Est-il illégitime de se poser une telle question alors qu’il n’y plus guère de doute, malheureusement, sur nos actions humaines qui seraient la cause principale du dérèglement climatique actuel ?
      Question 5 : liée aux risques incendie et émissions de vapeurs. Juste en passant, les familles de victimes d’incendie avec présence de mousses PU et/ou PE seraient probablement heureuses de vous lire ! A toutes fins utiles, nous disposons d’un document produit par l’INRS, et pas que nous puisqu’à la disposition de qui se donne la peine de chercher (et il semblerait que vous cherchiez beaucoup !). Chacun appréciera les risques encourus, avec ou non présence d’un ignifugeant et, selon le cas, avec émanation liées à une combustion ou liées à une pyrolyse … (pdf) http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ND%202097. Là encore, nos questionnements ne semblent pas illégitimes.
      Question 6 : rejoint la question 5, selon présence ou non d’un ignifugeant.

      Donc, Loic Benoit, quitte à vous déplaire, nous nous en tiendrons à nos questions.
      Pour le reste, à savoir le développement des arguments que vous avancez, nous n’y répondrons pas car ils relèvent plus d’un argumentaire de commercial que d’une analyse objective. N’étant pas acheteurs, nous y sommes peu sensibles !

      Vous considérez que ce produit se situe bien par rapport à la concurrence, nous aimerions pouvoir le situer par rapport aux habitants, à leur santé, au devenir de leurs maisons et à l’avenir de la planète. Nous le pourrons lorsque nous aurons les réponses à nos questions.
      En attendant, souffrez que nous ne partagions pas votre enthousiasme.
      Cordialement

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