Le pare-vapeur et ses fonctions

Le pare-vapeur a pour fonction première de gérer la vapeur d’eau. Peut-il, a-t-il des fonctions d’étanchéité à l’air ?  Où mettre le pare-vapeur par rapport à l’isolant ? Au fil de l’évolution du bâtiment vers des performances toujours plus élevées, de nouvelles fonctions lui ont été attribuées.

Certains pensent encore qu’il est inutile et, en certaines circonstances, ils peuvent avoir raison. Si, dans le bâtiment, rien n’est jamais aussi simple qu’il pourrait le sembler, nous le voyons, le pare-vapeur ne fait pas exception à la règle, loin s’en faut !

Cet article n’a pas vocation à expliquer comment il se met en place car, là aussi, sa mise en œuvre est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Notre volonté est beaucoup plus modestement de faire le point sur diverses questions :

  • y a-t-il des cas où il peut être évité ?
  • quel type de pare-vapeur (membrane, panneaux …) ?
  • quelles capacités de perspirance ?
  • peut-il avoir des fonctions complémentaires ?
  • où et comment doit-il être mis en œuvre ?

Sa fonction primaire, source de son nom

Nous avons déjà, ici, fait le point sur son appellation et nous retenons définitivement le nom exclusif de pare-vapeur. Cependant ceux qui, pour de multiples raisons, voudraient encore parler de freine-vapeur et de pare-vapeur, nous précisons que, pour nous, un « freine-vapeur » est un pare-vapeur doté d’un SD très faible, donc d’une grand ouverture à la migration de la vapeur d’eau.

Rappel sommaire :

Nous vivons de plus en plus enfermés dans un volume chauffé, entre autre dans nos maisons ou appartements. Nous y respirons, transpirons et, surtout, y menons diverses activités : toilette, cuisine, vaisselle, lavage du linge, parfois son séchage et, ce faisant, nous chargeons de plus en plus l’air intérieur de vapeur d’eau, faisant croitre ce qu’on appelle l’humidité relative. Cette teneur en vapeur d’eau est favorisée par la température de l’air ambiant. L’hiver, lorsque cet air se rapproche de l’extérieur, il se refroidit, ce qui provoque la condensation de la vapeur et son changement d’état en eau liquide. Celle-ci devient soit de la buée sur les parois, soit un point de rosée dans la paroi. Si le point de rosée est important et rémanent, il peut générer divers désordres déjà développés dans l’article sus-référencé.

Pour éviter ces désordres, il est nécessaire, entre autre, de gérer le flux de vapeur dans les parois de sorte à ne laisser entrer que ce qu’elle est en capacité d’évacuer, sans l’apparition d’un point de rosée.

Comment ça marche ?

Un habitat, tel que nous le concevons désormais, est chauffé l’hiver. La température légale est de 19°C.

Nous y constatons souvent des températures plus élevées.

Plus un air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d’eau.

L’hiver, l’air intérieur est chaud et peut contenir plus de vapeur d’eau avant saturation que l’air extérieur qui, lui, est plus froid .

Tout matériau chauffé, y compris l’air, se dilate à la chaleur (vidéo).

Tout matériau qui chauffe se dilate à la chaleur.

Tout matériau qui chauffe se dilate à la chaleur.

Donc, physique oblige, l’air intérieur, à une pression légèrement supérieure, va migrer au travers de la paroi, de l’intérieur vers l’extérieur. Ce faisant, il va se refroidir et, si la teneur en vapeur d’eau n’est pas bien gérée, à un moment il va atteindre la température de condensation (le point de rosée !).

Pour éviter cela, il faut laisser entrer moins de vapeur d’eau que ce que la paroi est capable d’évacuer. Dans l’idéal il faut une progressivité dans les capacités d’évacuation en allant de l’intérieur à l’extérieur. Il est donc nécessaire de réguler et maîtriser le transit de la vapeur d’eau. C’est le rôle du pare-vapeur.

Capacité de perspirance du pare-vapeur

Toute matière a une capacité à laisser passer de la vapeur d’eau (qui peut être égale à zéro), c’est sa valeur Mu (μ).  Tout matériau, en fonction de sa valeur μ et de son épaisseur laissera migrer une quantité déterminée de vapeur d’eau. Cette valeur s’appelle le SD (Spraying Diffusion). On l’obtient en multipliant le μ par l’épaisseur exprimée en mètre. Le SD est aussi exprimé en mètre. Plus la valeur est élevée, moins le matériau laissera passer de vapeur d’eau.

Règle à appliquer

Il ne s’agit pas d’une équation qui se justifierait sur calcul mais des constats issus de l’expérience : en France métropolitaine, en zone sous influence de climat continental, il faut laisser entrer dans la paroi (depuis l’intérieur) 5 fois moins que ce qui peut en sortir (à l’extérieur). En climat océanique, en gros jusqu’à une cinquantaine de kms de la mer ou de l’océan, compte tenu que l’air extérieur est régulièrement lui-même à une humidité relative élevée, donc moins en capacité de recevoir la vapeur d’eau provenant des parois, il est préférable de monter le différentiel à 10.

Quel type de pare-vapeur

Le niveau de performances du pare-vapeur et son type (armé, non armé, …) seront déterminés par la composition de la paroi.

Valeur SD

Elle sera déterminée d’après les contraintes imposées. Généralement c’est le mode constructif et, entre autres, le matériau extérieur et son SD qui permettront de la déterminer.

Donc, en fonction de la valeur SD du matériau à l’extérieur et de la zone climatique dans laquelle se situe le bâtiment à équiper, il sera facile de déterminer la valeur SD souhaitable du pare-vapeur.

Divers logiciels permettent, en cas de besoin, de calculer la valeur SD du parement extérieur.

Les différents types de pare-vapeur

Leur nature est très diverse. En effet, même si, le plus souvent et dans l’esprit de beaucoup, pare-vapeur est synonyme de membrane, ce n’est pas une vérité.

Matériaux en panneaux pouvant assurer la fonction de pare-vapeur.

Matériaux en panneaux pouvant assurer la fonction de pare-vapeur.

Il en existe effectivement de nombreux sous forme de membrane, mais aussi en panneaux ou plaques ainsi que des substances liquides qui peuvent se pulvériser ou s’étendre au pinceau ou au rouleau sur des supports. Certaines mousses sont, à la fois, isolantes et régulatrices des flux de vapeur.

Mousses projetées

La mise en œuvre de mousses PU projetées contre les parois extérieures permet d’atteindre 3 objectifs en une seule opération :

  • isolation (elles disposent, généralement, d’un très bon lambda)
  • étanchéité au vent,
  • pare-vapeur.

Nous avons développé ici leurs avantages et leurs inconvénients via la “décortication” de l’un des leaders de cette solution en France, Icynène. Nous pensons qu’il faut les réserver à des usages très spécifiques, en évitant, autant que faire se peut, d’appliquer ce type de matériau en contact direct dans tout volume habité.

Panneaux

Certains matériaux en panneaux sont présentés comme pouvant assurer la fonction de pare-vapeur, parmi lesquels, les plus souvent cités : le Fermacell et les panneaux OSB.

Si, dans l’absolu et en test laboratoire, il n’est pas contestable que leur valeur SD peut leur permettre de revendiquer la fonction de pare-vapeur, force est, aussi, d’admettre que dans la réalité de la mise en œuvre sur chantier, il est, pour le moins, délicat d’y parvenir. Ceci est principalement dû à la nécessité de continuité absolue entre les plaques et leur raccordement aux éléments de structure ainsi qu’aux menuiseries.

Une autre limite est que l’adaptation de la valeur SD au bon fonctionnement global du bâti n’est, ici, possible que par l’épaisseur du panneau, ce qui est très limitant.

Membranes

Lors d’une Isolation Thermique par l’Intérieur (ITI), la solution “membrane” est très souvent retenue. Ceci tient à la très grande diversité des membranes disponibles, tant dans leur composition, dans leur résistance mécanique et, surtout, que dans leur valeur SD… Une autre raison du choix de ce type de produit tient à leur moindre coût et à la relative facilité de leur mise en œuvre en comparaison aux solutions sous forme de panneaux.

Liquides pulvérisés formant film régulant après polymérisation

Contrairement à ce que certains croient, les valeurs SD de ce genre de solution (pdf) ne permettent pas de les classer dans les pare-vapeurs.

La fonction secondaire du pare-vapeur

Voulant vivre dans des habitats de plus en plus confortables, nous essayons d’éliminer un maximum de sources d’inconfort.

Gestion des courants d’air

Tout courant d’air, en plus des fuites de calories qu’il engendre, est une source d’inconfort. Il est ressenti par notre organisme en tant que source de refroidissement. Les fuites entre l’intérieur de l’habitat et l’extérieur doivent être limitées le plus possible. Il a fallu améliorer divers éléments, dont les menuiseries extérieures afin d’en faire progresser l’étanchéité au vent. Pour que l’ensemble de la maison soit au niveau requis, il a fallu trouver le moyen de créer une enveloppe qui relie tous les éléments entre eux.

Les courants d'air peuvent engendrer des sources d'inconfort.

Les courants d’air peuvent engendrer des sources d’inconfort.

Attendu que le pare-vapeur était devenu quasi incontournable, il est normal qu’après en avoir peaufiné la mise en œuvre on lui confie cette mission.

Cas où il peut être évité

Isolation Thermique par l’Extérieur

Dans toutes les situations où une Isolation Thermique par l’Extérieur est réalisée alors même que les parois sont étanches au vent, d’un niveau de perméance maîtrisé, que le parement extérieur final, ou tout autre obstacle, ne vient pas en déséquilibrer la perspirance globale et enfin que, comme toujours, la perméance est progressive de l’intérieur vers l’extérieur.

Il nous semble important de rappeler ici que des murs en pierre hourdés au mortier ne sont pas, en eux-mêmes, étanches au vent et que, même avec des enduits en continu, la chose n’est pas gagnée. Il en va de même avec des murs en parpaings, en briques ou en blocs de béton cellulaire qui ne seraient pas crépis.

Maison et/ou Immeuble complets

Nous classons parmi les techniques constructives qui pourraient, si elles sont bien réalisées, éviter tout risque de migration de vapeur hors la présence d’un pare-vapeur (attention, nous sommes beaucoup plus prudents en ce qui concerne leur étanchéité au vent) :

les maisons et/ou immeubles en béton banché isolées par l’extérieur dont les niveaux sont réalisés par des dalles, y compris pour le grenier,

les maisons en pisé dont les solivages ne débouchent pas, isolées par l’extérieur, sous condition que le SD du complexe de parement extérieur final sera au moins 5 fois inférieur au SD du mur porteur,

les maisons en bauge coffrée si les bauges sont très soigneusement serrées (ce qui nous semble quand même aléatoire), sous réserve de respecter les mêmes contraintes globales de perspirance de la paroi que pour le pisé, ci-dessus,

les maisons isolées avec des bottes de paille, sous réserve de bien respecter les prescriptions des clauses techniques, à commencer par la présence exclusive de 2 enduits, un intérieur et un extérieur, réalisés directement contre la paille (pour être très clair : enduit/paille/enduit, à l’exclusion de tout autre élément). L’enduit intérieur étant lui-même perspirant, en terre, il sera possible d’avoir un crépi extérieur, sans aucun régulateur, à condition que ce dernier soit d’un SD inférieur à 1 (ce qui interdit, entre autres, l’utilisation d’un liant de type ciment Portland).

Parties de bâtiment

Combles perdus

Support continu

Les combles perdus, s’ils sont réalisés dans les règles de l’art et dans le respect de la législation, sont ventilés.

Dans un tel cas, l’isolant devra être mis en œuvre directement sur le support (dalle, feuille de plâtre du plafond …). Sauf à être recouvert avec un plancher ou une quelconque membrane, il sera donc directement en contact avec l’air. Ceci signifie qu’il n’y a pas de frein à la diffusion de la vapeur dans cet air. Le support, quelqu’en soit la nature assurera un ralentissement à la pénétration de vapeur dans l’isolant suffisant pour empêcher l’apparition d’un point de rosée, ceci sans pare-vapeur.

isolation des combles perdus

Isolation des combles perdus

Si un plancher ou autre matériau est mis en œuvre sur la face froide de l’isolant, alors celui-ci n’est plus en contact avec l’air et, de facto, un pare-vapeur devient obligatoire.

Support non continu

On entend par support non continu des supports tels qu’un parquet, un lambris …

Pour autant que l’isolant ne soit pas recouvert sur sa face froide, il est possible de ne pas mettre de pare-vapeur mais il est obligatoire, a minima, de mettre un pare-poussière sur le support, avant la mise en œuvre de l’isolant. Si l’isolant est recouvert sur sa face froide, le pare-vapeur devient obligatoire.

Capacités SD du pare-vapeur

Afin  de juguler tout risque de point de rosée dans l’isolant, ce qui, comme déjà décrit par ailleurs, entraînerait une perte, au moins partielle, de ses capacités isolantes, sans pour autant tout bloquer, il est nécessaire de bien choisir le niveau de SD du pare-vapeur.

Cas général

Nous entendons par cas général, celui de parois extérieures qui ne présentent qu’une seule obligation, celle de gérer les flux de vapeur de l’intérieur vers l’extérieur et dont la perspirance est stable.

Ceci concerne donc toutes les maisons ne présentant pas de contraintes de remontées capillaires dans les parois.

Dans cette configuration, somme toute assez classique, et sous réserve d’exploitation dite “en bon père de famille”, un pare-vapeur à SD fixe fera parfaitement l’affaire.

Dans le cadre de constructions à ossature bois, il est obligatoire d’opter pour une valeur minimale de 18 mètres. Ceci est imposé car un matériau est couramment utilisé pour contreventer les murs : l’OSB (pdf), dont l’épaisseur retenue la plus courante est de 15mm et d’une valeur SD de 3 mètres. Donc, le SD 18 imposé permet d’être en parfaite conformité avec la règle de progressivité minimale de 1 à 5.

Cette valeur de 18 devient la référence générale qui permet de qualifier un matériau de pare-vapeur.

Cas des murs anciens à remontée capillaire et/ou à capacité de stockage d’humidité

L’hiver, il est tout autant nécessaire pour ce type de mur de réguler le transit de la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur. La base de progressivité du SD de 1 à 5 demeure.

Par contre, ce type de murs peut, soumis à des conditions particulières, accumuler l’eau qui, en son état de vapeur aura traversé l’isolant sans conséquence mais aura pu se condenser dans la structure même du mur. Elle y aura provoqué l’apparition d’un point de rosée. Il se peut alors qu’il soit nécessaire, pour la bonne santé du mur, de favoriser un retour de cette eau vers l’intérieur lorsque l’air y est en capacité de “reprendre” de la vapeur d’eau. Certains murs peuvent aussi être soumis à des remontées capillaires. Ce phénomène peut être accentué par la présence d’un enduit étanchéifiant à l’extérieur, par exemple, et c’est malheureusement très courant, notamment sous forme d’enduit au ciment Portland.

Contraintes liées à ce type de murs n’intégrant pas de rupteur de remontées capillaires et étanchéifiés en face extérieure

Nous faisons état ici des murs anciens en pierre hourdés à la chaux ou à la terre, de murs en pisé, en torchis, en brique de terre cuite ou crue et autres matériaux à forte capillarité.

murs anciens en pierres hourdés

Murs anciens en pierres hourdés.

Ils peuvent être soumis à la présence assez importante d’eau liquide dans leurs composants.

Il faut donc, pour favoriser l’assèchement de ces parois, permettre l’évaporation de l’eau liquide qui pourrait leur être fatale. Faute d’avoir pu se faire par l’extérieur, il faut la permettre par l’intérieur.
Pour résoudre ces deux besoins contradictoires, il a fallu mettre au point des membranes capables de s’adapter aux besoins de chaque instant, selon les conditions présentes.

On les appelle “pare-vapeurs” à capacité hygro-variable, certains les disent aussi intelligents, nous n’irons pas jusque là !

Ces pare-vapeurs, à notre connaissance exclusivement sous forme de membranes, ont des capacités de régulation variables grâce à leur SD variable. Les capacités s’adaptent aux circonstances pour réguler lorsque c’est nécessaire (dans ces circonstances, leur SD doit être relativement élevé) et pour laisser migrer la vapeur lorsque les conditions l’imposent (elles deviennent alors très perméables à la vapeur d’eau, ceci se traduit par une valeur SD très faible) … Cocoricco ! A notre connaissance celui au spectre le plus étendu est français, il va d’un SD de 0,5 mètre pour le plus ouvert à un SD de 100m au plus fermé.

Situation du pare-vapeur

Attendu qu’il est prévu, initialement, pour réguler le transit de la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur, il doit impérativement être situé sur la face intérieure de l’isolant, donc sur la face chaude l’hiver.

Lorsqu’un espace entre le pare-vapeur et le parement intérieur est ménagé, aux fins du passage de différents réseaux techniques, cet espace peut être rempli par un isolant, dans la limite d’une épaisseur maxi de 45 mm.

Nous ne conseillons pas cette disposition car, autrefois, il avait été possible de positionner le pare-vapeur au ⅓ intérieur de l’isolant (pdf) et cette disposition a, parfois, provoqué la matérialisation de points de rosée dans l’isolant. Elle n’est plus autorisée aujourd’hui.

Mise en œuvre du pare-vapeur

Un pare-vapeur n’est efficace, tant pour gérer les flux de vapeur que pour assurer l’étanchéité au vent qu’à la condition qu’il soit parfaitement mis en œuvre, à savoir :

  • les lés ou les panneaux doivent être jointoyés entre eux,
  • l’ensemble pare-vapeur doit être parfaitement raccordé à la structure ainsi qu’aux menuiseries,
  • s’il est percé pour le passage d’une gaine ou d’autre élément, l’étanchéité doit être parfaitement réalisée,
  • il ne doit pas être déchiré et/ou percé, sauf à reprendre son étanchéité via une rustine.

Notre conseil

Nous conseillons, pour éviter tout percement, déchirement, toute traversée du pare-vapeur par une gaine technique, de prévoir un espace, une chambre d’air comme disent nos amis canadiens (pardon, Québécois !) entre le PV et le parement final. Cet espace peut être ménagé par tout moyen adapté, liteaux, ossature secondaire …

Conséquences d’une fuite ponctuelle

Petite liste, non pas à la Prévert, mais qui permet de comprendre comment des désordres peuvent apparaître :

  • attendu que l’hiver l’air intérieur est plus chaud que celui de l’extérieur,
  • attendu que, du fait de nos activités, nous chargeons considérablement cet air intérieur en vapeur d’eau,
  • attendu que de l’air chaud contenu dans un récipient non déformable (cas d’un habitat, c’est évident !) ne pouvant s’expanser, devient un gaz comprimé,
  • attendu qu’un gaz comprimé qui fuit devient un gaz qui se détend,
  • attendu qu’un gaz qui se détend se refroidit au dessous de la température de l’air ambiant (exemple : vidange du réservoir d’un compresseur),
  • attendu que de l’air froid peut contenir moins de vapeur d’eau que de l’air chaud …

Il s’en suit, en cas d’une fuite ponctuelle, la matérialisation quasi certaine d’un point de rosée qui, si la situation perdure, va provoquer toutes les conséquences qu’on sait !

Il est très important que le pare-vapeur, non seulement soit présent, non seulement soit bien posé mais aussi soit respecté : qui le perce ou le détériore se doit de le réparer !

Notre conclusion

Il n’est plus tolérable que, hors les cas d’exception vus ci-dessus, le pare-vapeur fasse encore l’objet de questions et qu’il soit encore envisagé de réaliser des travaux sans le prévoir.

Son complément nécessaire : le renouvellement d’air, sujet tout aussi important à notre avis, et qui fera l’objet de notre attention.

Nous reviendrons sur ce sujet qui, à lui seul, nécessite un article complet :

  • faut-il renouveler l’air ?
  • si oui, dans quelle proportion ?
  • selon quel processus ?
  • avec quels équipements ?

Là encore, beaucoup de questions …

Claude Lefrançois
Dans le bâtiment, par passion, depuis presque 40 ans, Ancien charpentier, ancien artisan, ancien constructeur de Maisons à Ossature Bois, ancien maitre d'œuvre, Ancien et encore formateur à l'isolation bio-sourcée, • Titulaire d'un brevet de construction de MOB en kit, Conférencier dans plusieurs domaines liés à l'éco-construction, l'éco-isolation, Youtubeur via des vidéos sur, dans un premier temps, l'isolation et l'efficacité énergétique et, parce qu'il faut aller plus loin, futurement, plus largement, le bâtiment responsable et pertinent, Initiateur et administrateur d'un groupe sur Facebook : Rénovation pertinente » . Pour ceux qui souhaiteraient plus d'informations : www.papyclaude.fr

47 réflexions sur “Le pare-vapeur et ses fonctions

  1. Une question, vus dites :
    « Les combles perdus, s’ils sont réalisés dans les règles de l’art et dans le respect de la législation, sont ventilés. Dans un tel cas, l’isolant devra être mis en œuvre directement sur le support (dalle, feuille de plâtre du plafond …). Sauf à être recouvert avec un plancher ou une quelconque membrane, il sera donc directement en contact avec l’air. Ceci signifie qu’il n’y a pas de frein à la diffusion de la vapeur dans cet air. Le support, quelqu’en soit la nature assurera un ralentissement à la pénétration de vapeur dans l’isolant suffisant pour empêcher l’apparition d’un point de rosée, ceci sans pare-vapeur. »

    N’y a-t-il pas un problème en cas de mise en place d’un isolant fibreux. En effet, ci celui-ci est directement en contact avec l’air du grenier ventilé, cela signifie que l’air contenu dans ses fibres n’est plus immobile et donc n’isola pas/plus.

    • Bonjour Nadine, merci de votre question, laquelle appelle quelques précisions.
      Quand on parle de « combles perdus ventilés », c’est par opposition à combles perdus « étanchéifiés », entre autre par un film pare-pluie qui perturberait le renouvellement d’air. Il ne s’agit nullement d’un espace aux quatre vents !
      Ceci posé et par ailleurs, qui dirait même vent dans les combles, cela ne signifierait absolument pas que ce vent s’engouffrerait entre les fibres. Nous ne sommes pas dans le cas d’un filet d’air qui, sous l’effet du vent et canalisé par une fente quelque part, se serait infiltré et, sous la poussée du vent, viendrait s’insinuer et continuer son chemin au cœur de l’isolant.
      Pour reprendre à la base, nous sommes dans un milieu fermé mais non étanche, il peut s’y produire des mouvements d’air mais pas du vent et, en cas de besoin et au cas où, tel que présenté dans la vidéo selon le lien suivant, les fibres de l’isolant ralentiraient et, in fine, arrêteraient le mouvement d’air : https://www.youtube.com/watch?v=ibmvEJ5CYbE

  2. Merci pour cet article.
    Il y a un truc que je ne comprends pas. Vous dites « Si un plancher ou autre matériau est mis en œuvre sur la face froide de l’isolant, alors celui-ci n’est plus en contact avec l’air et, de facto, un pare-vapeur devient obligatoire. » Si on met un pare-vapeur côté extérieur juste en dessous d’un matériaux de parement (ETE), comment la vapeur qui vient de l’intérieur va-t-elle s’échapper ? autrement dit lorsque la vapeur pénètre dans l’isolant et atteint son point de rosée, n’est-ce pas un soucis si elle ne peut pas s’évacuer à cause du pare-vapeur ?

    • Merci Berti pour votre question.
      Il va de soi, comme expliqué par ailleurs, qu’un pare-vapeur se met toujours vers la face chaude. Ce principe de base situe donc le pare-vapeur, dans le cas d’un plancher de combles perdus, sous l’isolant. Un pare-vapeur, comme expliqué aussi par ailleurs, ne signifie pas qu’il est fermé aux flux de vapeur. Il sera choisi avec un SD adapté à celui de la partie extérieure de la paroi, constituée ici par le support choisi en tant que plancher de circulation et/ou stockage. Il devra avoir un SD au moins 5 fois supérieur à celui de ce plancher.
      Si ces règles sont respectées, il n’y aura aucun problème en ce qui concerne la migration de la vapeur d’eau vers l’extérieur. Elles sont là (les règles) pour, précisément, éviter d’atteindre le point critique de matérialisation du point de rosée …

  3. Merci de votre réponse. Du coup, c’est ce qu’il me semblait, je crois que j’ai fait une erreur. j’ai réalisé une isolation sur le mur qui donne dans la cage d’escalier (isolation en panneau de fibre de bois + lambris) isolation par l’extérieur c’est à dire dans la cage d’escalier. On m’a conseillé de mettre un pare-vapeur sur l’isolant avant de fixer le lambris. Si je comprends bien j’aurais du mettre le pare-vapeur sur le mur avant de mettre l’isolant ?

  4. notre ménage envisage l’installation d’un pare vapeur dans les combles perdus et qui sera posé en sous face d’une toiture en ardoises restée la même depuis la construction de la maison en 2003. La ventilation des combles perdus est en principe assurée par deux châtières plates fixées de part et d’autre des deux versants de la toiture.On s’interroge sur les risques liés aux travaux de pose du pare-vapeur sur la charpente et sur les conséquences éventuelles d’une mauvaise aération si la vapeur intérieure venait à ne pas s’évacuer normalement à cause de ce pare-vapeur et sur les solutions préconisées le cas échéant.Ces travaux sont facturés à 2700 Euros TTC pour 125m2 de sous toiture traités.

    • Bonjour lamusse,
      Pour être certain de bien se comprendre, nous reprenons un peu les choses :
      Un pare-vapeur se pose à l’intérieur de l’habitat, face chaude et sa vocation n’est pas forcément de « bloquer » la vapeur d’eau, mais bien d’en réguler le transit. Il sera donc choisi, tel que décrit dans l’article, avec un SD adapté à la situation.
      Un parepluie a vocation, comme son nom l’indique, à éviter toute infiltration d’eau depuis l’extérieur, tant pluie pour cause ed défaut de toiture, ou siphonnage entre des éléments de couverture, que via des infiltrations de neige poudreuse par le vent entre des éléments d couverture. Il se trouve donc à l’extérieur, juste sous le couverture.
      Elle même, la couverture, doit être ventilée pour protéger le éléments de couverture. Un filet d’air de 15 ) 25 ou 30 mm assurera cette fo,action. Pour ce faire, les supports de couverture (liteaux dans le cas de tuile ou ardoise) seront posés sur des contrelattes, elles-mêmes clouées sur les chevrons, par dessus le parepluie. L’adjonction de joints mousse (minces) entre les contrelattes et la parepluie peut permettre d’assurer une étanchéité parfaite à l’eau liquide.
      Si l’empilage de votre isolant et des membranes est bien réalisé tel que décrit ci-dessus, tout se passera bien.
      Pour renouveler l’air, il est nécessaire de compléter votre isolation avec un système de renouvellement d’air digne de ce nom. https://www.build-green.fr/qualite-de-lair-pourquoi-et-comment-ventiler/

  5. Bonjour,

    Je construit un agrandissement en ossature bois et je prévois une ITE avec des panneaux de mousse PU et 145mm de laine de verre entre les montants.
    Je doit poser un pare-vapeur ou pas ? et je le mets avant ou après la laine de verre ?

    Merci de votre réponse

    Cordialement
    olivier

  6. bonjour

    suite à la lecture de votre article, je voulais apporter mes interrogations sur un sujet bien complexe que vous abordez:

    -concernant l’inutilité d’un pare vapeur dans le cas d’une ITE, vous précisez pour les caractéristiques « de perméance maitrisée » et juste plus loin « que la perspirance globale de la paroie ne soit pas perturbée »; cela revient à dire que toutes les ITE à base de panneaux de polystyrène ou de mousse ne rentrent pas dans ce cas de figure et pourtant c’est bien la majorité des types d’ITE étant réalisées en France! Du coup, doit on faire le lien avec ce que vous disiez à savoir recourir à une membrane hygrovariable systématiquement dans ce cas de figure?
    – et pour faire suite à ces membranes hygrovariables, on voit dans le DTA de l’Intello, pour exemple, son SD varie en fonction de l’humidité relative : 11 à 34%, 1,7 à 70% et 0,3 à 90%.
    Mais dans une salle de bain avec forte humidité le SD devient bas et au contraire de retenir la vapeur d’eau il la laisse passer, comme un pare vapeur de classe E2 laisserait passer vers l’intérieur, en été, la vapeur d’eau importante par temps orageux avec risques de condensation sur la membrane.
    Et dans le DTA de l’isolant en fibre de bois, Isonat Flex 55H, on voit qu’il suggère un pare vapeur de classe 2 avec SD > 18m. Donc, une membrane hygrovariable (qui a un SD de moins de 10 pour une humidité relative de 50%) ne ferait donc pas partie des prescriptions ?
    Et le gros point noir qui n’est pas parlé ici, c’est le coût du pare vapeur, freine vapeur fixe ou variable. Déjà la membrane en elle même à 3 euro du m² ça chiffre vite mais pour ce qui est des accessoires à la mise en oeuvre (mastic étanchéité, scotch de raccordement, suspentes d’étanchéité, traitement points singuliers et passages gaines/conduits) on explose littéralement le budget global de cette envellope !
    Et pourtant combien de fois j’entends « mais avant on mettait rien de tout ça et y’avait pas de problèmes ». et effectivement combien de maison à la toiture isolée en comble perdu ou aménagé avec des épaisseurs conséquentes ou pas de laine minérale ou végétale qui ne font pas de bruit ?!
    De plus, les problèmes de risques de condensation secondaire nécessitant le recours à une membrane hygrovariable ne se rencontre que dans des situations très peu fréquentes voire absentes si la maison n’est pas climatisée : en été quand se retrouve t’on avec 30° et 70% d’HR et 10° de moins dans la maison!
    Cela m’amène quand même à penser que l’industrie du batiment cherche encore des moyens de faire des profits (ce qui va de soi bien entendu).

    Je termine par partager le lien ci dessous qui permet de simuler (en statique comme la méthode de Glaser) des conditions de survenue de condensation au sein de la paroie.
    C’est assez instructif.
    https://www.ubakus.de/u-wert-rechner/index.php?

    • Merci Renaud de votre participation,
      Vous semblez assez bien connaître certains sujets et nous vous remercions de tout l’intérêt porté à notre article.
      Cependant, et comme nous l’avons écrit, il nous semble possible de ne pas prévoir de PV dans les cas où la perspirance d’une paroi est continue et maîtrisée avec un Sd extérieur au moins 5 fois inférieur au Sd intérieur.
      Il se pourrait que les cas que vous évoquez ne répondent pas forcément à ces critères.
      Il faudrait alors adapter le matériau assurant ce rôle de maîtrise de la perspirance en fonction des contraintes rencontrées.
      Il ne nous semble pas avoir dit autre chose.
      Cet article ne se veut pas être une étude de cas mais donner des pistes et expliquer les rôles des divers éléments.

      Pour ce qui relève des murs isolés en ITE, vous présentez ce qui s’apparente plus à des cas de figure pour lesquels des bureaux d’études spécialisés seraient beaucoup plus aptes que nous à répondre.
      Nous conseillons vivement à quiconque aurait un besoin spécifique dans ce domaine de s’adresser à ces professionnels qui, en plus de la méthode de Glaser que vous évoquez (statique), évaluent aussi selon la méthode Wufi (dynamique).
      Nous n’avons pas la prétention de nous substituer à ces spécialistes pour entrer dans ce débat et souhaitons nous en tenir à ce qui a toujours été notre position : aussi longtemps que les calculs montreront, selon toutes méthodes adaptées et après confrontation entre elles si nécessaire, qu’un système fonctionne, l’appliquer; dans le cas contraire, chercher toute solution apte à résoudre le non-fonctionnement.

      Vous semblez mettre en avant des incohérences ou insuffisances dans les prescriptions d’emploi d’un matériau ou d’un autre.
      En tout état de cause, nous ne sommes pas responsables des dires ou des écrits des uns et/ou des autres, fabricants de membrane ou d’isolant.
      Donc nous en restons à la base de nos propos : la situation globale doit amener la preuve de sa pertinence, cette preuve relève de la compétence des bureaux d’étude. Au moindre doute, s’y référer.
      Que l’industrie cherche à vendre des membranes hygrovariables là ou des valeurs fixes feraient l’affaire relève de pratiques commerciales que, comme vous a priori, nous déplorons. Là encore, les plus aptes à valider ou prescrire un choix ne sont pas les fabricants, probablement pas non plus les vendeurs mais bien les bureaux d’étude.

      Quant aux isolations réalisées comme ceci ou comme cela (vous ne nous donnez aucune précision), en combles perdus ou en combles habitables comme vous le soulignez, c’est une fois de plus ne pas faire grand cas de chaque situation et ne pas prendre en compte qu’elles sont multiples et variées.
      Que des combles perdus soient isolés sur le sol, sans PV sous l’isolant ne posent aucun problème particulier, dès lors que l’isolant est en contact total avec l’air parfaitement renouvelé de ces combles, ne nous semble que très normal.
      En effet, cet air très bien renouvelé est assimilable à l’air extérieur et donc le Sd extérieur est proche ou égal à zéro. Dans de telles situations, le moindre matériau continu de support (brique plâtrée, feuille de plâtre cartonnée …) apportera un SD bien supérieur aux 5 fois minimum nécessaires, car 5 fois quelque chose feront toujours infiniment plus que zéro.
      Par contre, une isolation en toiture avec membrane pare-pluie, voliges ou autres panneaux ne relève pas du tout des mêmes contraintes et alors il sera probablement nécessaire de prévoir un système régulant, lequel s’appelle un pare-vapeur. Il sera nécessaire de le choisir avec un Sd adapté aux contraintes auxquelles il devra répondre.

      Justifier de remettre en cause des dépenses (et donc l’installation de systèmes qui auraient engendré cette dépense), en des situations données (murs) en se référent à d’autres parois (toits ou sols de combles) qui, elles, le permettent tout à fait car face des circonstances et/ou contraintes différentes nous semble un raccourci qui pourrait amener à des désordres infiniment plus couteux que l’économie escomptée.

  7. Bonjour,
    Nous sommes en train de faire construire une maison en OSB par Natilia. Suite à une retard de la pose du toit, il a plu dans la maison et la laine de verre est trempée et le marre vapeur déchiré en de nombreux endroits. Le chef de chantier propose de changer les parties de laine de verre mouillées et de réparer le pare vapeur avec du scotch. Ce qui nous inquiète, c’est qu’il y aura au final beaucoup de scotch. Nous avons peur, à la lecture de votre article, que le pare vapeur soit une vraie passoire. Qu’en pensez-vous ?

    • Bonjour Monsieur Jouaneton
      Il est vrai que le changement de l’isolant mouillé est une absolue nécessité.
      Nous vous conseillons de bien veiller à ce que toute partie d’isolant, aussi petite soit-elle, soit changée. En effet l’extérieur des murs semble très fermé à la migration de la vapeur d’eau (bien que Natilia ne soit pas disert sur les matériaux mis en œuvre, il semble que des panneaux de mousse soient intégrés dans le concept de mur, ce qui les rend non perspirants ou, en tout cas, très peu perspirants). Ceci a probablement imposé un pare-vapeur encore plus fermé, donc doté d’un Sd très élevé, encore moins perspirant et, au final, une très grande difficulté, voir impossibilité, pour la laine de verre de sécher.

      En ce qui concerne le pare-vapeur déchiré, vous avez raison de nourrir des craintes. Le pare-vapeur, compte tenu du descriptif ci-dessus, devra assurer une continuité dans la gestion de la vapeur d’eau de très haute qualité et continuité. Ceci sera plus difficile à atteindre avec des bandes collantes qu’avec des lés en continu.
      Votre constructeur vous doit une étanchéité au vent conforme aux obligations de la RT 2012. Le plus sûr pour y parvenir est évidemment de changer les parties de pare-vapeur déchirées par des lés neufs. Si ceci n’est pas fait par le constructeur, nous vous conseillons de prendre autant de photos que vous pouvez des désordres évoqués et, si vous le pouvez, faire réaliser un constat d’huissier.
      Il serait bon qu’un contrôle dit « blower test » soit réalisé sur votre maison. Votre constructeur a probablement fait valider la conformité de tous ses modèles au respect des contraintes d’étanchéité au vent, ce qui l’exonère de faire tester toutes les maisons qu’il construit, mais ceci n’est valable que dès lors que le process de construction se déroule correctement, ce qui n’est manifestement pas le cas chez vous.
      Nous vous conseillons d’en faire la demande par lettre recommandée avec AR.
      Si par malheur, ce que nous ne souhaitons bien sûr pas, il s’avérait que des pathologies se fassent jour, cette pièce pourrait vous être utile à verser au dossier en cas d’éventuel litige.

  8. bonjour

    effectuant une rénovation avec pose d’un pare vapeur en partie toiture de comble, je souhaitais savoir s’il était nécessaire d’encapsuler aussi la salle d’eau avec le pare vapeur qui sera déjà présent sur la cloison accolée au mur périphérique.
    Maintenant j’aurais tendance à penser que de toute façon la porte étant détalonnée pour la vmc l’humidité pourrait de toute façon se propager aux pièces voisines.
    Pour info il y a une VMC Hygro et les cloisons sont en placo classique avec isolant en fibre de bois

    Cordialement,
    Michel.

    • Bonjour Michel Deville,
      Non, il n’est pas nécessaire « d’envelopper » une salle de bains dans des pare-vapeurs.
      En effet, et pour rappel, le pare-vapeur a pour fonction d réguler les transits de vapeur entre un environnement chaud (intérieur) et un environnement froid (extérieur), ceci afin de na pas connaître de saturation des isolants en eau du fait d’un point de rosée matérialisé, condensation provoqué par un choc thermique.
      Or, pour les cloisons exposées vers d’autres parties chaudes, habitées et chaussées, il n’y a pas de choc thermique propre à générer un point d rosée, donc aucun besoin de pare-vapeur pour ces cloisons.

  9. Bonjour, je suis actuellement en pleine construction de ma maison individuelle, et niveau isolation, doublage 10+100 Polyuréthanes sur les murs périphérique et laine de verre soufflée 40cm dans les combles perdu.
    En parlant d’etancheité des murs périphérique avec de l’enduit « stop’air » et de la mise en place du par vapeur au plafond avec mon maître œuvre, il m’a soutenu que cela n’etait pas utile et que les fabricants veulent juste vendre leur produit malgré qu’il ne soit pas utile …
    Mais en me renseignant un peut ça à l’air d’etre devenu « la norme ».
    Pouvez-vous m’eclairer ? Étanchéité mur périphérique utile ? Membrane étanchéité / pare vapeur utile ?

  10. Bonjour,

    Nous envisageons la rénovation d’une ferme en brique de terre crue.
    Nous partons sur une isolation chanvre lin coton, pour sa capillarité couplé, à un freine vapeur hygroréglable » et un enduit chaux extérieur.
    Comment devons nous traiter les points singuliers, telles que l’ancrage des poutres bois dans les murs,…

    Je vous remercie

    • Bonjour VictorS,
      Il faut bien sûr assurer une continuité la meilleure possible entre le pare-vapeur et les éléments de structure.
      La plupart des fabricants d membrane fournissent des carnets de prescription de mise en œuvre sur lesquels ceci est détaillé, type par type, car la question se pose aussi autour des menuiseries par exemple.e

  11. Bonjour, je souhaite réaliser l’isolation interieure d’une maison en pisé de terre de 50cm d’épaisseur par ajout de 100+40mm de laine de bois en 2 couches croisées + pare-vapeur hygrovariable+ lame d’air technique de 25mm+plaque de platre ba13 .
    Questions :
    Un pare-vapeur avec sd hygrovariable de 0.25m à 25m et hydrosafe 2m
    est-il adapté ?
    puis-je remplir la gaine technique de 25mm d’epaisseur par de la laine de bois ou chanvre après passage des câbles électriques ?
    Merci beaucoup

    • Bonjour Lyonel,
      Tout d’abord, une réflexion/question : est-il pertinent d’isoler ainsi une maison en pisé ? Une deuxième question/réflexion : si oui à la 1ère question, ce qui demeure à mûrement réfléchir, est-il pertinent d’envisager de telles épaisseurs ?

      Attendu que nous insinuons le doute, il nous incombe de l’argumenter. Nous vous conseillons vivement, avant toute décision, de lire les articles déjà publiés dans le cadre de notre série dédiée au confort, particulièrement celui dédié aux murs en pisé et/ou bauge : https://www.build-green.fr/confort-thermique-des-murs-en-pise-bauge-ou-a-colombages-et-remplissage-en-torchis-ou-pierre/.

      Pour répondre à votre question concernant le pare-vapeur (et nous espérons avec les articles avoir suscité une réflexion …), oui il convient.
      En ce qui concerne le fait de remplir l’espace dédié aux gaines avec de l’isolant, ceci ne sert strictement à rien au plan économie d’énergie (sachant que l’isolation n’est pas la voie royale vers le confort, il s’en faut de beaucoup), le gain économique n’atteindrait même pas le 1% symbolique !
      Pour compléter la réflexion que nous espérons susciter, nous pensons qu’il faut toujours se poser la question bénéfice/perte, à plusieurs niveaux : l’économie d’énergie réalisée à l’exploitation compensera-t-elle l’énergie consommée pour la réalisation (sachant que transporter et mettre en œuvre consomment aussi de l’énergie, pas seulement la fabrication). Autres bilans à analyser : quel bénéfice pour la planète, bilan CO2 et, enfin, bilan économique.
      Tous ces points sont abordés dans l’Article conseillé ci-dessus et il n’est pas évident que ce que vous envisagez soit le plus pertinent, en tout cas selon nos analyses.

  12. Bonjour,
    Une question sur la place de la membrane.
    C’est pour une rénovation. Je souhaite faire l’isolation du plafond du garage, au-dessus duquel se trouve la partie habitée chauffée à l’étage. Le plancher entre ces deux niveaux est ainsi composé (en partant du bas): des planches de bois entre solives, ces planches soutiennent environ 2 cm de plâtre, puis 5 à 10 cm de marin (gravats, poussières de plâtre etc…), et pour finir le plancher en bois posé sur solives sur lequel on marche à l’étage.
    L’isolation se fera avec 34 cm de ouate de cellulose (R recherché entre 8 et 9) insufflée entre des caissons de compensation, soutenue par un frein vapeur armé. Il y aura ensuite un plafond de finition ouvert à la vapeur d’eau.
    Du coup le frein vapeur sera du côté froid (garage). Est il nécessaire d’en mettre un autre collé au plafond (et solives) avant de mettre l’isolant ?
    Si oui, y a-t-il une autre technique évitant le frein vapeur armé soutenant la ouate, si on est obligé de le mettre collé au plafond avant l’isolant?
    merci

    • Bonjour Couillatris,
      Le pare-vapeur doit impérativement se situer vers la partie chaude, donc dans le cas d’un plancher sur garage non chauffé et dessus habitable, sur le dessus du complexe.
      Il est tout à fait possible, en sous-face, de prévoir un film pare-pluie (beaucoup plus ouvert à la diffusion de la vapeur d’eau) ou un parement d type plaque de plâtre, fermacell ou OSB. Il faut prévoir un parement inférieur dont la valeur Sd sera au moins 5 fois inférieure à celle du pare-vapeur.

  13. Bonjour,
    Concernant le paragraphe sur les murs anciens à forte capacité de stockage d’humidité, j’ai une question : j’ai remarqué que mes murs (de 20cm d’épaisseur à 60cm) sont composés de pierres extrêmement poreuses. A tel point que lorsque j’asperge le mur d’eau afin de préparer la surface pour des réparations au mortier de chaux, celui-ci semble sec au bout de 2 min. je suis obligé d’envoyer des litres et des litres d’eau de façon à ce que le mortier ne tire pas trop.
    je souhaite maintenant réaliser une isolation par l’intérieur avec 4cm de panneau en fibre de bois + lambris sur une paroi exposé sud en étage. Vu la capacité du mur à absorber l’humidité ce qui si j’ai bien compris réduit les risques de point de rosée dans l’isolant, je me pose la question de l’utilité d’un PV ? Sachant que j’habite dans le sud et que cette humidité devra faire le chemin inverse puisque malheureusement le côté extérieur est recouvert d’un enduit en ciment.
    Enfin, pourquoi un enduit intérieur chaux-chanvre ne nécessite pas l’adjonction d’un PV contrairement à un autre isolant ?
    merci par avance

    • Bonjour Berti,
      Il est vrai que certains murs ont « grand soif ». Il peut être utile et sage d elles abreuver 24 à 48 heures avant de prévoir la réalisation d’un enduit. Ne pas craindre, plutôt que de les inonder une bonne fois pour toutes de les mouiller régulièrement et en moindre quantité à chaque fois, ceci au fil du travail.

      Nous comprenons bien votre volonté de conserver votre parement extérieur au ciment Portland, cependant, aussi longtemps qu’il sera là, il perturbera le fonctionnement naturel du mur.
      Faute de pouvoir organiser un transit classique de l’intérieur vers l’extérieur, il faudra prévoir un renouvellement d’air permanent.
      Voir à ce sujet nos articles dédiés. Dans tous les cas, et encore plus selon votre descriptif, une simple gestion en ouvrant et fermant les fenêtre ne peut s’avérer une bonne solution.

      Il n’est pas nécessaire de prévoir un PV avec un enduit chanvre/chaux car celui-ci est non pas un isolant (fort choc thermique) mais un correcteur d’effusivité (faible choc thermique) et que, par nature, il est en capacité de bien gérer les pics de vapeur d’eau dans l’air.

      • merci beaucoup de vos précieux conseils,
        Une précision, j’ai installé une VMC simple flux. Et le mur semble être fait en pierres meulières mais encore plus trouées et « gruyérées » (comme des galeries)
        Du coup, que me conseillez-vous? un enduit chaux-chanvre ou un isolant + lambris ?
        Etant en copropriété, je ne peux malheureusement pas retirer cet enduit en ciment (du moins pour l’instant)

        • Très bien une VMC SF.
          Pour l’amélioration thermique de votre mur, sans hésitation, entre autres pour la migration de l’eau, qu’elle soit d’origine vapeur avec risque de saturation dans le mur, donc retour et évaporation à nouveau; et aussi pour les remontées capillaires : enduit chanvre/chaux.
          Si vous avez déjà des traces de salpêtres, preuve de fortes remontées capillaires, au moins en partie basse, préférer de la pouzzolane à la chènevotte de chanvre dans l’enduit.

  14. Bonjour,

    Je ne suis pas sur de comprendre le passage concernant les maisons isolées avec des bottes de paille : « présence exclusive de 2 enduits, un intérieur et un extérieur, réalisés directement contre la paille (pour être très clair : enduit/paille/enduit, à l’exclusion de tout autre élément).

    Si je comprends bien, le fait de prévoir par exemple, un pare pluie HPV + bardage coté extérieur, en lieu et place d’un enduit extérieur, engendre la nécessité de prévoir coté intérieur un pare vapeur en plus ou à la place d’un enduit intérieur ?

    • Bonjour Laurent.
      En fait, si le principe de l’isolation répartie avec de la paille permet d’éviter la présence d’un PV, c’est pour une raison originelle et grâce à la prise en compte d’une contrainte.
      La première des raisons est que la paille se comporte comme un élément neutre au plan général du transfert de la vapeur d’eau et, surtout, il s’agit d’un enduit sable chaux à l’extérieur et d’un enduit terre à l’intérieur.
      Les épaisseurs réalisées et la perspirance de chacun permettent de respecter la progressivité de la valeur Sd : 5 fois plus importante à l’intérieur qu’à l’extérieur.
      Par ailleurs, les capacités hygroscopiques e t l’épaisseur de l’enduit terre aideront à réguler le flux de vapeur d’eau.

      Il ne faut donc pas considérer qu’un enduit sur chaque face, quel qu’en soit la nature et quel que soit le support pourraient éviter la présence d’un PV.
      Il ne faut pas non plus en déduire que c’est la présence d’un PP extérieur qui engendre forcément la présence d’un PV intérieur.
      Par exemple, un crépi au ciment Portland ou d’autre nature, mais peu perspirant, entraîneraient de même l’obligation de la gestion du transit de vapeur d’eau.

  15. Bonjour,

    Je suis en plein autoconstruction de mon habitation. A l’étage,nous avons construit un cube en bois ressortant de la toiture.

    Voici la constitution des murs de l’extérieur vers l’intérieur:

    -Bardage/vide d’air/lattage/pare-pluie/ossature de 180mm en oregon (douglas) /isolation laine de verre de 180mm entre bois/ PARE-VAPEUR SD 100m/vide technique/lattage/ finition Gyproc.

    Je suis en plein doute pour le pare vapeur, aurait-il été mieux un frein-vapeur hygrovariable? Y-a-t-il un risque le fait que j’ai travaillé avec un pare vapeur SD 100?

    Pour info, tous les raccords de mon pare vapeur a été étanchéifié avec un tape.

    Merci d’avance,

    • Bonjour Pieter,
      Pour nous, il aurait été plus efficace de prévoir un isolant végétal.
      Ceci étant, la laine est en place et la sagesse veut que nous l’y laissiez en place.
      La règle de gestion de la vapeur d’eau est de ne laisser entrer dans l’isolant que moins de 20% de ce qui peut ressortir. Le Sd d’un parepluie étant généralement inférieur à 1, dans votre cas vous disposez d’un frein plus de 100 fois supérieur au minimum nécessaire.
      Donc, l’hiver, vous ne risquez pas de point de rosée dans votre isolant.
      Par contre et attendu que vous évacuez ainsi peu par perspirance, nous vous conseillons (ce qui est de toute façon obligatoire) la mise en place et le maintien en fonction d’un bon système de renouvellement d’air. Vous trouverez toutes indications nécessaires dans nos articles dédiés : https://www.build-green.fr/un-coup-doeil-dans-le-retroviseur-2018/.

      Par contre, l’été, la situation n’est pas idéale car c’est depuis l’extérieur que le point de rosée est alors à craindre.
      Quelques explications : l’air extérieur est très chaud et, par voie de conséquence, peut être très chargé en vapeur d’eau. L’apport à craindre n’est donc plus dans le sens intérieur vers extérieur, mais dans l’autre sens, extérieur vers intérieur.
      Pour en limiter les risques, il faut ne pas trop faire chuter la température de l’isolant et donc ne pas climatiser trop l’habitat (pas du tout serait idéal).
      Il faut aussi favoriser l’évacuation haute au sommet du filet d’air généré par l’espace entre le bardage et le parepluie. La sortie haute doit être au minimum égale à celle du bas, un échappatoire supérieur serait bien.

      L’été, un parevapeur hygrovariable ouvrirait plus la possibilité pour la laine de verre de se sécher vers l’intérieur.
      Pour ceux qui, n’ayant pas réalisé les travaux liraient ce commentaire … ou pour vous si vous vous en sentez le cœur … Un isolant à bonne capacités hygroscopique (d’origine végétale) faciliterait la gestion des pics de vapeur d’eau, été comme hiver : https://www.youtube.com/watch?v=oYr_iSfrxT0

      • Bonjour Claude,

        Je vous réponds seulement maintenant à votre réponse du 3 septembre.
        Je tenais à vous REMERCIER d’avoir pris le temps de répondre à ma question dont votre réponse ma beaucoup aidé.
        Vos vidéos sur papyclaude sont très intéressantes et mon permis de comprendre beaucoup plus de choses sur les isolants et de comment les choisir. A travers vos vidéos,vous m’avez permis d’ouvrir les yeux sur des isolants dont je connaissais moins les caractéristiques techniques comme par exemple la laine de bois qui m’a particulièrement étonné sur ses performances.
        Je compte dans un avenir proche faire une nouvelle rénovation d’une vieille grange et je réfléchirai à 2 fois au choix de mon isolant ;).

        Merci encore pour toutes vos réponses et vidéos constructives.

        Cordialement,

  16. bonjour Claude et bravo pour votre travail de qualité.
    je viens avec une question récurrente et je m’en excuse. J’ai lu des heures d’articles comme le votre sur le net, des vidéos, des avis techniques voir des échanges avec professionnels batiment-isolation et j’en passe. Je ne trouve pas de réponse tranchée à ma question simple.
    j’ai un plancher comble perdu d’une veille maison. Comble bien ventilés, pas de pare pluie – pare vent sur cette toiture d’époque. Plancher bois (quelques mm entre planches) sur lambourdes, puis plafond platré qui semble assez étanche. VMC dans maison à chaque étage.
    J’envisage ouate de cellulose à souffler sur ce plancher.
    Si je comprend vos informations, le pare vapeur n’est pas obligatoire car le peu de vapeur qui filtrera du plafond pourra traverser l’isolant et se dissiper dans les combles. Sur ce point, je lis tout est son contraire ..
    merci pour votre aide.
    Fabien

    • Bonjour, si vous avez lu nos articles, sous savez que nous aimons étayer les choses car elles doivent toujours répondre à une logique, faute de quoi ce n’est pas donner un conseil « éclairé » (Hou, le prétentieux !) mais assainer une conviction qu’on pense juste.
      Alors essayons de comprendre les choses.
      On ne met pas une membrane par mode mais par nécessité.
      Elles sont au nombre de 3 :
      – éviter que de la poussière ne tombe dans la soupe ou autre chose,
      – maîtriser les courants d’air parasites, échanges directs entre l’intérieur et l’extérieur,
      – maîtriser les flux de vapeur d’eau afin d’éviter toute condensation dans l’isolant.

      Il semble que votre plancher plâtré répond à 2 nécessités : il assure une étanchéité au vent correcte et il empêche les fuites de poussière, donc pas de justification de membrane pour ces 2 besoins.

      Reste la transition de la vapeur d’eau.
      Il ne faut laisser entrer dans un isolant que ce qu’il est en capacité de gérer avant condensation.
      Or, ce qui détermine le niveau d’ouverture au transit (le Sd) est ce qui va pouvoir sortir.
      Les combles étant bien ventilés, l’air qui s’y trouve est correctement renouvelé, donc la vapeur d’eau qui va s’y dégager sera bien évacuée via le renouvellement en question.
      Attendu qu’il n’y a pas de frein entre l’isolant et l’air des combles, on peut dire que les capacités d’évacuation, ici, tendent vers l’infini.
      Pour éliminer tout risque de condensation, il ne faut laisser entrer dans l’isolant que max 1/5ème de ce qu’il va laisser sortir.
      Le moindre obstacle entre la partie chaude et l’isolant, quelqu’en sport la nature, sera toujours au moins 5 fois supérieur à l’absence supérieure de « frein »; Donc, dans le cas qui nous intéresse, vous pouvez ne rien mette sous l’isolant, il ne connaîtra jamais de point de rosée.

      Par contre, vous faites bien de décrire en détail votre empilage.
      En effet, si nous l’avons bien compris, vous disposez d’un plancher sur solives et, sous les solives, un support qui a reçu en plâtrage. Ce support est probablement un plafond en lattes de bois clouées sous les solives, ou en briques agrafées sous ces même solives.
      Il y a donc un espace d’air entre le plancher supérieur et le support inférieur.
      Cet espace est en contact avec les parois extérieures. La conséquence est simple : les calories de cet espace non isolé en périphérie vont facilement et vite migrer par transfert au travers des parois. Vous aurez là une très grosse source de fuites.
      Si nous ne nous sommes pas trompés dans notre compréhension de choses, il fauta, a minima, découper une sorte de « lumière » périphérique afin de permettre à l’isolant de descendre au contact du support du plâtrage, ce qui coupera ce pont thermique !

      • merci pour votre réponse claire et précise !
        Si j’ai compris, je me devrais de découper une bande de plancher comble en périphérie pour laisser entrer la ouate sur la hauteur du vide (plafond plâtre-plancher comble)
        Le mieux serait surement de déposer le plancher comble, repartir 15 cm de ouate, remettre e plancher et finir avec les 20 cm … Dans ce cas, si j’ai encore bien compris, je devrais mettre un parevapeur au départ de l’isolant coté chaud pour éviter la condensation dans l’isolant …

        Merci pour l’astuce de l’isolant en périphérie, j’étais loin d’y avoir pensé
        salutations – Fabien

        • Si vous déposez partout le plancher, il n’y a aucun intérêt à le reposer au milieu de la nappe isolante totale.
          Nous vous conseillons :
          – soit l’option lumière périphérique sur environ 35 à 40 cm de large, permettant une continuité dans le manteau isolant et une jonction avec l’isolant des murs au niveau inférieur,
          – soit, tel que vous l’envisagez, de déposer votre plancher supérieur, l’utiliser pour réaliser une plateforme de débouché dans les combles, un caissonnage en périphérie d la trappe d’accès ainsi qu’un chemin de circulation? Bien sûr les combles sont alors inutilisables.
          Si vous réalisez un support continu avec le plancher résiduel, ceci en vue d’y stocker diverses choses, il faudra, au droit de cette « estrade », poser un PV sur les supports, avant la mise en œuvre de la ouate de cellulose (excellent choix d’isolant !).

  17. Tout est clair, un grand merci
    J’abuse de votre temps avec une dernière précision. Un pro m explique que la différence de température entre l isolant côté chaud (admettons 19) et l isolant côté froid (admettons température extérieur) sera t elle que cela va forcément condenser dans l isolant et donc pv
    Je comprend ce que vous m’expliquez mais reste perplexe quant à l explication de ce pro.
    Son explication ne tient pas car la vapeur migrera à travers l isolant avec possibilité de s’échapper c’est bien cela ?
    Un autre m’explique que pas besoin de pv car il y a une lame d’aire entre la partie chaude et l’isolant … bref pour vous dire tout ce qu’on entend sur le sujet ..

    Je pars sur la lumière périphérique sans pv !!!
    Merci encore

    • Les deux ont une explication qui fait suite soit à une analyse partielle soit à une incompréhension d’éléments qu’ils ont glané ici ou là et pris en compte de façon erronée ou incomplète.

      La base de tout est liée au rapport entre le volume de ce qui entre et le volume qui peut qui sortir. Ce sont les capacités de débit final qui déterminent ce qu’il va être possible de laisser entrer à la différence, sauf peut-être pour les isolants -biosourcés, c’est que beaucoup d’isolants n’ont pas de capacité de stockage intermédiaire.

      Ce que l’artisan 1 n’a pas compris c’est que l’humidité absolue contenue dans l’air, dès lors que celui-ci aura migré au travers d’un élément continu, quelqu’en soit la nature, s’il n’y a aucun obstacle à la sortie entre l’isolant et le matelas d’air ventilé, il n’y aura pas de risque de condensation.
      En effet, pour qu’il y ait condensation, il faudrait que les condensations requises soient présentes : delta de température (il a un élément), teneur en vapeur d’eau de l’air entrant et pression atmosphérique sur les 2 faces (il n’a pas pris en compte ces éléments ou ne les comprend pas et, en ce qui concerne la pression sur les 2 faces, elle est quasi identique.
      Alors, qu’il l’ait compris ou pas, admis ou pas, c’est de la physique pure. Il est tout de même dommage que la base théorique de son activité ne soit pas maîtrisée.
      Ce qu’il préconise pourrait être une bonne précaution en présence d’un isolant minéral et en cas d’exploitation extrême, (les laines minérales ayant un pouvoir hygroscopique nul), ce n’est pas le cas ici.
      Enfin, je ne suis pas certain que beaucoup de mécaniciens automobiles ont tout compris de la thermodynamique, ce qui ne les empêche pas de réussir à régler des moteurs.
      Ses préconisations ne gêneraient pas au bon fonctionnement mais c’est un peu ceinture et bretelle.

      L’artisan 2, quant à lui, pense que le volume d’air va régler le problème. Ça pourrait justifier en partie sa position si cet air était ventilé, ce qui n’est pas le cas ici !

      Ce qui est le plus dommageable, pour les 2, c’est qu’ils n’aient pas « senti » le non fonctionnement du fait de l’espace entre le support plâtré et le plancher supérieur en contact avec les parois extérieures et, pour le coup, des fuites certaines de calories.
      Même s’il est difficile d’apprécier l’impact global, on peut, sans risque, annoncer une perte de rendement global de 10 à 30%, ce qui n’est pas anodin.

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