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L’isolation par l’extérieur, la solution idéale ?

Cette technique de l’Isolation thermique par l’Extérieur (ITE) encore quasiment inconnue et non pratiquée chez nous il y a seulement 30 ans, est devenue aujourd’hui celle dont presque tout le monde parle. Elle a largement détrôné une autre technique, (ITI) qui, elle, était auparavant l’étalon.

Un tel revirement ne peut être l’effet du hasard.

Est-il dû à une plus grande efficacité, à un coût moindre, à plus de facilités de mise en œuvre, à plus de sécurité lors de l’exploitation ou à d’autres raisons encore ?

Est-il juste que cette technique ait ainsi détrôné sa devancière ?

Nous allons, au fil de cet article, analyser tous ces points.

Pourquoi un tel engouement ?

Cet engouement semble être particulièrement marqué pour les constructions neuves dans les secteurs du tertiaire ainsi que pour les immeubles d’habitation. Il semble par contre que pour les maisons individuelles neuves, le conventionnel ne franchisse le pas que très lentement.

En ce qui concerne l’isolation d’habitats anciens, la quasi totalité des acteurs plébiscite cette option.

A cause des ponts thermiques

Le plus souvent, à la question “pourquoi l’ITE ?” la réponse est : “A cause des ponts thermiques”.

A l’analyse simple, cet argument semble imparable. En effet, toute dalle en béton posée sur des murs porteurs maçonnés constituera un pont thermique de 1er ordre. Cependant, des matériaux et des techniques ont été développés afin d’en limiter les désagréments. Par contre ces innovations ne concernent que les constructions neuves extrêmement récentes (moins de 10 ans) ou actuelles et futures.

Nous verrons aussi ci-après qu’il n’est pas forcément simple de tous les traiter .

Le confort thermique

Inertie

L’ITE permet de conserver les parois extérieures chaudes, ce qui leur confère un rayonnement de très bon niveau.

La densité généralement élevée des matériaux qui les composent leur confère des capacités thermiques massiques élevées. Leur diffusivité en est beaucoup améliorée. Celle-ci est un gage de ressenti de confort.

Eau liquide ou sous forme de vapeur

Une partie de la vapeur d’eau de l’air ambiant, générée par nous-mêmes, nos activités, nos animaux ainsi que les plantes est préjudiciable au confort et à la salubrité des lieux. Ce sujet a été abordé ici dans un article intitulé “Le pare-vapeur et ses fonctions”.

L’échange thermique entre notre organisme et l’air ambiant est assuré par l’eau contenue dans l’air. Plus cet air sera sec, plus le ressenti de confort sera grand.

Les allemands isolent par l’extérieur

Depuis qu’ils isolent leurs maisons, les allemands ont opté pour le faire soit dans la masse, soit depuis l’extérieur.

Il faut d’emblée bien savoir que les techniques de construction de maisons individuelles en Allemagne sont différentes de ce qu’elles sont en France, tout au moins pour les parts de marché. Nous, Français, construisons très majoritairement en béton au ciment Portland ou avec des produits qui en sont dérivés (parpaings principalement).

Les Allemands construisent leurs maisons majoritairement selon des techniques d’ossature bois, lesquelles incitent à isoler dans l’épaisseur du mur. Ils construisent aussi plus que nous en brique alvéolaire ou béton cellulaire, 2 matériaux qui travaillent dans la masse et peuvent éviter l’emploi de fortes épaisseur d’isolant rapporté.

Dans le collectif, c’est plus économique

Les bâtiments collectifs sont, par définition, le plus souvent en zone de forte densité humaine. Cette concentration entraîne de facto un coût de foncier beaucoup plus élevé, lié à la loi de l’offre et de la demande, ce qui influe forcément sur le prix du m2 construit dessus.

Immeuble neuf

Le prix au m2 habitable est suffisamment élevé pour que, dans le neuf, le promoteur se soucie au plus haut point de ne pas en manger par une épaisseur d’isolant rapporté à l’intérieur …

Immeuble ancien

En plus de l’argument ci-dessus, attendu qu’un immeuble est constitué d’un nombre important d’appartements, soit loués soit occupés par leurs propriétaires, il est logique de l’isoler par l’extérieur. Cette solution n’en gênera pas l’exploitation.

Sur le plan de l’aspect architectural, hormis quelques immeubles anciens de centre ville, la plupart des immeubles d’habitation n’ont pas un aspect de façade ou d’architecture qui justifieraient de les conserver en l’état … on pourrait même dire que, parfois, les reprendre par l’extérieur pourrait être une opportunité de les améliorer esthétiquement !

On rénove alors on en profite

La loi a évolué et impose, en cas de ravalement de façade, d’isoler les immeubles objets de ces travaux. C’est la loi dite des “travaux embarqués”. Sauf si l’immeuble est déjà isolé par l’intérieur, s’il présente un aspect architectural remarquable ou s’il se situe dans une zone sous l’influence d’un bâti ou partie de bâti inscrits au répertoire des monuments historiques, il n’est plus possible de ravaler une façade ou de reprendre un toit sans les isoler.

Est-il toujours possible d’isoler par l’extérieur ?

Isolation proche d'un monument historique

Respecter le réglementation lors d’une isolation proche d’un monument historique

Non, il n’est pas toujours possible de réaliser une ITE. Les interdictions peuvent être de 2 types.

Implantation proche d’un monument inscrit au répertoire des monuments historiques

Ou plus encore, le bâtiment lui-même est inscrit au répertoire des monuments historiques. dans ce cadre, il n’est possible de réaliser des travaux impactant les façades extérieures que dans la mesure où, après travaux, on aura le même aspect qu’avant. Dans ces cas, toujours consulter un Architecte des Bâtiments de France (ABF).

Unité architecturale

Un ensemble de façade pourrait être déprécié visuellement par la transformation de l’une d’elles suite à son isolation par l’extérieur. Les services locaux d’urbanisme peuvent alors s’opposer à la réalisation des travaux.

Non interdit officiellement mais déconseillé

Si l’immeuble à isoler dispose d’un aspect remarquable, il pourrait être dommage de le dénaturer visuellement.

Cette technique tient-elle toutes ses promesses ?

Ponts thermiques

Comme déjà abordé ici dans un article dédié aux contraintes qui devraient être prises en compte pour choisir entre une ITI ou une ITE, il est bon de rappeler ce que sont les ponts thermiques.

Ce sont les nez de dalle au droit des murs extérieurs (avant l’invention des rupteurs de pont dans ce domaine spécifique), les balcons en béton, les escaliers extérieurs en béton, les corbeaux, les murs en saillie, les renforts de murs, les sommets des murs au droit de leur débouché sous la toiture et les liaisons des murs de refend avec les murs extérieurs.

Selon les chiffres couramment admis (sources : ADEME + divers sites dédiés à l’isolation), les fuites de calories via les ponts thermiques représentent entre 5 et 10% du total des fuites d’une maison. Ces pourcentages accordés aux ponts thermiques sont probablement supérieurs pour des immeubles à plusieurs niveaux habitables.

Ce qu’il faudrait faire

Afin de traiter réellement les ponts thermiques, il conviendrait de les éliminer au maximum.

Il faudrait donc couper tous les balcons et autres escaliers ext

chevilles de fixation

chevilles de fixation INNOVSTORE

érieurs en béton et les reconstruire ultérieurement en ne les raccordant pas directement avec les murs porteurs.

Les solutions sont diverses pour ce faire. Elles vont des chevilles de fixation à rupteur de pont thermique en passant par la pose de balcons nouveaux sur poteaux ou suspendus sous les avant-toits, dans la mesure de leur existence et de leur capacité à les porter.

Il faudrait aussi envelopper tous les éléments architecturaux extérieurs dans l’isolant (entre autres les corbeaux).

Il faudrait que, dans le même temps, les menuiseries soient posées au nu extérieur des murs et que le toit soit isolé par le dessus, avec une jonction correcte avec l’isolation des murs.

Bénéfice si tous les ponts thermiques sont bien traités

Si tous les ponts thermiques sont correctement traités, ce qui est très rarement le cas, ils ne seront pas pour autant totalement “éliminés”. Généralement, avec des travaux très bien réalisés, on arrive au mieux à une réduction de 70% de leur nuisance. On aura donc amélioré la situation d’origine de l’ordre de 3,5 à 7% de la totalité des fuites.

traitement de pont thermique sur balcon

traitement de pont thermique sur balcon

Si on prend pour exemple une maison de 120 m2 habitables avec une consommation de chauffage de 200 kWh/m2 habitable par an, un très bon traitement des ponts thermiques aura permis d’économiser  entre 7 et 14 kWh/m2 habitable par an.

Toujours en exemple, si on prend le prix du kWh le plus élevé, l’électrique, on aura économisé en chauffage et dans le meilleur des cas : 14 kWh x 120 m2 x 0,14 € = 235 euros par année.

Ce n’est pas négligeable mais de là à en faire le critère absolu et incontestable, il y a un pas que nous ne franchirons pas !

Sur le plan économique, argument principal avancé, le traitement des ponts thermiques n’est pas pertinent. Il peut par contre apporter un (tout petit) peu de confort supplémentaire et limiter les risques sanitaires du fait de la limitation des moisissures.

Vieux murs

Les murs anciens massifs réalisés soit en terre (pisé, bauge, briques pleines), soit en pierre (montés le plus souvent à la terre, parfois avec un peu de chaux dans le mortier), imposent des contraintes particulières.

Ils sont en effet sujets à des remontées capillaires, remontées qu’il faut laisser évaporer le plus rapidement possible (au pied des murs, faute de quoi cette eau risque de causer des pathologie à ce type d’ouvrage). Ceci a déjà été abordé ici dans un article dédié aux murs en pierre. Les murs en terre fonctionnent sur les mêmes principes.

Ce qu’il faudrait faire

Il faut faciliter au maximun l’évaporation de ces remontées capillaires par l’extérieur. En effet, si elles ne peuvent le faire dans ce sens il faudra qu’elles s’évaporent vers l’intérieur, ce qui dégradera la qualité de l’air intérieur. Ce sujet a déjà été abordé ici dans un article intitulé “Qualité de l’air, pourquoi et comment ventiler

Afin de permettre cette évaporation des remontées capillaires vers l’extérieur, il est nécessaire d’opérer le bon choix de l’isolant.

Il devra être très largement ouvert à la diffusion de la vapeur d’eau et ne pas être recouvert d’un enduit ou d’un parement lui-même peu perspirant. La perspirance devra être progressive, du plus fermé à l’intérieur au plus ouvert à l’extérieur.

La perspirance s’exprime par une valeur dite SD (Spaying Diffusion). Selon Jean-Pierre OLIVA et Samuel COURGET, co-auteurs du livre référence dans ce domaine “L’isolation thermique écologique”, aux Ed. Terre Vivante, la progressivité devrait être à minima de 1 à 5.


Bénéfices qu’apportent le respect de cette contrainte

Si cette règle est respectée l’air intérieur sera beaucoup moins chargé en vapeur d’eau, ce qui est une donnée essentielle au ressenti de confort.

Le risque de point de rosée est naturellement faible car, comme déjà développé ci-avant dans le § “le confort thermique”, l’ITE maintiendra la paroi extérieure à une température suffisamment élevée pour l’éliminer.

Les diverses solutions d’ITE

isolation extérieure liège

Isolation extérieure liège – Source l’HAbis

Diverses solutions sont possibles pour isoler par l’extérieur.

Selon que l’isolant recevra directement un crépi ou que la façade sera finie via un parement rapporté, on parlera de “ITE Façade sous enduit” ou de “ITE façade ventilée”.
Tous ces systèmes sont soumis à des réglementations spécifiques.

Panneaux rigides

Polystyrène

Cette solution est la plus pratiquée. Elle est rapide et souvent la moins onéreuse.

L’isolant peut être collé ou fixé mécaniquement

La technique de collage de l’isolant est plus aléatoire en terme de tenue mécanique. Il est déjà arrivé que des pans entiers d’isolant et de crépi collé dessus s’écroulent.

En immeuble collectif, les tours de menuiserie doivent subir un traitement particulier pour empêcher l’isolant de prendre feu (vidéo) depuis l’incendie éventuel de l’intérieur d’un appartement et ainsi éviter la propagation du feu à toute la façade.

Le plus souvent l’isolant recevra directement un crépi (avec sous couche d’accroche armée). Par nécessité de limitation de poids et risque d’arrachage du support, le crépi sera de faible épaisseur. Il est possible aussi, bien que rare, de poser un bardage ou des plaques de parement en lieu et place du crépi.

Cas spécifique du polystyrène graphité

Le polystyrène graphité dispose d’un meilleur lambda mais craint particulièrement les UV. Il est nécessaire, en cas du choix de ce type d’isolant, de le stocker à l’abri des UV avant pose, de bâcher les façades après pose, jusqu’au crépissage. Ce dernier doit avoir lieu le plus rapidement possible.

Ces isolants, polystyrène, graphité ou non, non perspirants, doivent être évités dans le cadre de l’isolation de murs eux-même perspirants (pisé, bauge, torchis, pierre, brique …).

Ils ont aussi pour handicap, selon les critères Build Green de ne pas être très pertinents au plan écologique et sécurité incendie.

Polyuréthane

Celui-ci est souvent surfacé voir il est pris en sandwich entre 2 parements. Il peut être collé mais le plus souvent il est fixé mécaniquement.

Il doit être posé avec les mêmes précautions et contraintes que le polystyrène.

Tout comme lui, il devra être protégé contre les risques incendie pour les immeubles en hauteur. Trop fermé à la migration de la vapeur d’eau, il faudra aussi l’éviter dans le cadre de l’isolation de murs anciens perspirants.

Tout comme lui, il ne répond pas aux critères de Build Green en terme d’intégration dans un bâtiment écologique, même s’il affiche un des meilleurs lambda de tout le marché.

Verre cellulaire

Naturellement très résistant, il est aussi bien adapté, au plan mécanique, pour une utilisation en ITE de murs.

Il peut être posé collé ou fixé mécaniquement. Il pourra aussi recevoir directement un parement crépi. Il est incombustible.

Fermé à la migration de la vapeur d’eau, il ne devrait pas non plus être utilisé dans le cadre de l’isolation de murs anciens perspirants.
Il a pour autre handicap d’être probablement un des isolants le plus cher du marché.

Du fait de la grande quantité d’énergie nécessaire à sa fabrication, il est handicapé face à ce que Build Green qualifie de matériau écologique.

Laine de bois haute densité

En tant qu’isolant susceptible de recevoir directement un crépi il est possible aussi d’utiliser de la laine de bois. Elle sera fixée mécaniquement sur le support. Sa tenue mécanique en interdit le collage sur le support.

Ses qualités naturelles de matériau difficilement inflammable et non propagateur de la flamme n’imposent pas de précaution particulière de mise en œuvre. Recommandé par Build Green.

Liège

Il s’agit de liège exfolié recomposé en panneaux. Excellente solution, tout à fait conforme aux critères Build Green. Seul handicap : produit rare et précieux, son coût élevé.

Pour cette raison, il devrait être réservé aux parties basses des parois, ses qualités d’imputrescibilité justifiant alors de son emploi.

Isolant insufflé entre le mur et un contenant extérieur

L’isolation avec des matériaux en vrac permet une parfaite continuité de contact entre l’isolant et la paroi, gage de bon transit de l’eau.

Ouate de cellulose

La ouate de cellulose peut être insufflée directement contre le mur, entre celui-ci et un contenant extérieur. Le plus souvent ce contenant est constitué d’une laine de bois de faible épaisseur très ouverte à la diffusion de la vapeur d’eau et classée dans la catégorie des pare-pluies.

insufflation ouate en ITE

insufflation ouate en ITE

Ce parement pourra également recevoir directement un crépi minéral de faible épaisseur.

Recommandé par Build Green.

Laine de bois en vrac

Tout comme la ouate de cellulose, la laine de bois en vrac sera insufflée mécaniquement derrière un support qui servira de contenant et de pare-pluie.

Comme pour la ouate de cellulose, ce parement pourra recevoir directement un crépi minéral. Egalement recommandé par Build Green.

Isolant souple ou semi-rigide en panneaux ou rouleaux,

Différentes laines, tant minérales que végétales peuvent être posées en mur, coincées entre des montants qui, eux-mêmes, recevront un parement susceptible d’être crépi.

Les laines minérales, bien que non dénuées de capacités isolantes, ne répondent pas aux critères de Build Green. A contrario, les laines végétales nous semblent devoir être recommandées.

Paille et autres isolants bio-sourcés

La paille a été expérimentée, elle permet de bonnes performances. Le chanvre et quelques autres productions végétales sont aussi des alternatives intéressantes.

Il s’agit là d’excellentes solutions alternatives, tout à fait conformes aux critères Build Green.
Ces isolants doivent encore être étudiés dans ces emplois pour confirmer les espoirs que beaucoup mettent en eux.

Panneaux pré-isolés en usine et disposant d’emblée d’un parement de façade

Ce type de matériel est proposé par plusieurs fabricants. Ces produits sont peu répandus car ils sont handicapés du fait de leur prix, cependant ils permettent une réalisation  plus rapide.

Parements rapportés

Tous les produits ci-dessus, à l’exception des panneaux pré-isolés et disposant d’un parement intégré, peuvent ne pas être crépis mais recevoir un parement type plaques ou bardage.

Conclusion

Cette technique de l’ITE est une bonne solution d’isolation des parois extérieures.

Elle est très pertinente dans le cadre de l’amélioration thermique d’immeubles car elle n’impacte pas leur exploitation pendant la durée des travaux.

Dans le cadre de la construction d’une maison à murs en béton au ciment Portland, avec des parpaings ou des briques, elle devrait être privilégiée à une ITI.

Bien qu’également adaptée à l’isolation de maisons anciennes, il est moins légitime d’en faire l’alpha et l’oméga de l’isolation tel qu’on l’entend trop souvent.

En effet, en cas de travaux intérieurs importants, elle pourrait être avantageusement remplacée par une isolation par l’intérieur. Cette technique de l’ITI a déjà été abordée ici dans un article intitulé “Isolation par l’intérieur, est-ce encore pertinent ?”.

S’il n’existe déjà, toute isolation par l’extérieur réalisée via des matériaux peu ou pas perspirants doit être doublée de la pose d’un système de renouvellement d’air !

balcons rapportés avec ITE

balcons rapportés avec ITE

Crédits Photos : Pixabay et Claude Lefrançois.

Claude Lefrançois
Dans le bâtiment, par passion, depuis presque 40 ans,
Ancien charpentier, ancien artisan, ancien constructeur de Maisons à Ossature Bois, ancien maitre d'œuvre,
Ancien et encore formateur à l'isolation bio-sourcée, • Titulaire d'un brevet de construction de MOB en kit,
Conférencier dans plusieurs domaines liés à l'éco-construction, l'éco-isolation,
Youtubeur via des vidéos sur, dans un premier temps, l'isolation et l'efficacité énergétique et, parce qu'il faut aller plus loin, futurement, plus largement, le bâtiment responsable et pertinent,
Initiateur et administrateur d'un groupe sur Facebook : Rénovation pertinente »

3 réflexions sur “L’isolation par l’extérieur, la solution idéale ?

  1. A propos du verre cellulaire,

    Quand on regarde l’étude ECOBILAN KBOB-ECOBAU ( LIEN = Liste Oekobilanzdaten im Baubereich 2009-1-2016-gerundet-kW (ZIP, 272 kB, 15.12.2016) , on constate que l’impact carbone est très bien placé par rapport à d’autres isolants supposés très vertueux. (ce document est en allemand et en français / Isolants vers la page 11)
    (Lien = https://www.kbob.admin.ch/kbob/de/home/publikationen/nachhaltiges-bauen/oekobilanzdaten_baubereich.html)

    • Merci Monsieur Leprêtre de votre participation.
      Cependant, sauf à ne pas avoir bien compris et analysé le document conseillé, il nous semble, pour le moins, en décalage très important avec ce qui est, assez unanimement, reconnu en France comme un ouvrage de référence, le livre de JP Oliva et S Courget, « L’isolation thermique écologique » paru aux Ed. Terre Vivante.
      Selon ce livre : le bilan carbone du verre cellulaire y est donné pour +25,38 alors que le liège y est donné, lui, à -27,06 (normal, piège à carbone), dans les 2 cas, au kg de produit prêt à l’usage.
      Sur le document que vous nous recommandez, nous trouvons le verre cellulaire à +1,17 et le liège à +1,34, c’est à dire que le liège serait plus émetteur de CO2 au kg que le verre cellulaire !
      A tout le moins, de quoi être dubitatif, surtout lorsque l’on découvre le process de fabrication du verre cellulaire sur le livre sus-cité …

      Une chose nous intrigue : pourquoi, alors même que, semble-t-il, vous travaillez chez Foamglass en France, vous référer à un document qui, selon ce que nous en avons compris, est une émanation d’une sorte d’officine de services des opérateurs dans le domaine de la construction publique en Suisse ? Nous avons beaucoup de respect pour nos amis helvètes, mais n’y aurait-il pas des documents référents en France que vous pourriez nous conseiller ?

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