Murs anciens, est-il pertinent d’y injecter du polystyrène ?

Du polystyrène insufflé ou injecté, ce qui nous est proposé par Inject-styrène®, pour isoler des espaces libres dans un mur ancien, est-ce pertinent ? Ce produit tiendra-t-il ses promesses en terme de respect de l’environnement ?

Plus généralement, est-il possible d’isoler des murs anciens par l’insufflation ou l’injection d’un isolant dans ce qui est, faussement, appelé un vide d’air entre un mur extérieur et un doublage ?

Voilà une problématique souvent rencontrée.

En effet, à une époque, avant l’apparition et la disponibilité courante des isolants rapportés, il a été pratiqué diverses méthodes afin d’améliorer le rendement thermique des murs extérieurs.

L’une des plus répandues était de créer une cloison à quelque distance du mur et, ensuite, le plus souvent, plâtrer cette cloison. Ce fut une amélioration mais est-elle suffisante aujourd’hui ?

Probablement pas, d’où diverses propositions.

Murs porteurs extérieurs avec espace et doublage intérieur

D’où sommes-nous partis ?

Les maisons anciennes étaient montées avec les matériaux disponibles localement, selon les moyens et connaissances d’alors.

Les murs étaient bruts de maçonnerie, terre, pisé, briques, pierre, de bois ou d’un mixte bois + remplissage d’un élément minéral.

Ces appareillages n’étaient certes pas très isolants, mais travaillaient dans la masse et procuraient de l’inertie. Il laissaient la vapeur d’eau contenue par l’intérieur ambiant migrer vers l’extérieur, ce qu’on appelle la perspirance. Enfin, ils facilitaient l’évaporation de l’eau remontant dans la structure sous la forme de ce qu’on appelle “les remontées capillaires”. Nous avons déjà abordé ces sujets ici dans un article spécifiquement dédié aux murs en pierre.

Apparition de condensation et moisissures sur un mur ancien

Apparition de condensation et moisissures sur un mur ancien

L’arrivée des blocs béton a considérablement changé les choses et nous sommes passés de murs massif perspirants à des murs moins denses et beaucoup moins perspirants.

Ils ont permis de gagner du temps sur les chantiers et nécessitent, a priori, moins de savoir-faire ou, en tout cas, un savoir-faire différent.

Cependant ils sont composés d’éléments monolithiques très caloporteurs et ils se sont vite avérés beaucoup moins confortables … déjà que les murs anciens apportaient un confort très relatifs, la situation est vite devenue insupportable pour beaucoup d’occupants. D’autant que ces murs, non ou peu ouverts à la perspiration, sont souvent cause de condensation, laquelle est propice au développement de moisissures.

Evolution

Face à cet inconfort et à ces apparitions de condensation et moisissures, la solution la plus couramment proposée et/ou adoptée a été de créer une seconde paroi à l’intérieur, séparée du mur par l’extérieur par un espace faussement qualifié de “vide d’air” et que nos amis canadiens, beaucoup plus justement, appellent “une chambre d’air”.

En effet, “vide d’air” laisse entendre que le vide y a été fait, ce qui n’est pas le cas … et ça change tout.

Effets générés par cet espace

Nous avons développé dans un article dédié aux pare-vapeurs le comportement de la vapeur d’eau. On peut aussi avoir une bonne idée de l’évolution de la température des 2 composants que sont le mur extérieur porteur et le briquetage dans cette vidéo.

Il faut isoler l’espace entre le mur et le doublage

C’est là que commence notre quête : avec quoi peut-on remplir cet espace ?

Epaisseur disponible

L’épaisseur disponible entre le mur et la brique est généralement de l’ordre de 5 centimètres. Nous retenons donc cette valeur.

Estimation de l’épaisseur nécessaire

Bien calculer l'epaisseur du materiau isolant

(source : Soprema – Pavatex)

Pour isoler raisonnablement, il faudrait atteindre un R d’au moins 3. Le R est une valeur déterminée qui permet de situer le niveau de performance souhaité et qui permet, avec tout matériau et selon sa performance isolante intrinsèque, de calculer l’épaisseur qu’il va falloir mettre en œuvre. La formules est la suivante : R x lambda = épaisseur exprimée en mètre. Ceci permet aussi de calculer une performance atteinte et fonction du lambda et de l’épaisseur : R = épaisseur en mètre / lambda

Cet espace est-il suffisant ?

Avec une chènevotte de chanvre, dont le lambda est d’environ 0,05, nous aurions une performance de 0,05m / 0,05 = 1.

Avec du liège expansé en vrac, dont le lambda est d’environ 0,04, nous aurions 0,05m/ 0,04 = 1,25. Nous aurions la même performance avec de la ouate de cellulose.

Ceci représente la quasi totalité des solutions or la pétrochimie.Les valeurs sont une moyenne selon le livre “Isolation écologique” de JP Olivaz et S Courget, aux ed Terre vivante.

Comme nous le voyons, une amélioration certes mais pas déterminante.

Inject-styrène®, dispose de 2 produits PSE (polystyrène expansé) blanc et PSE gris (graphité) dont les lambdas sont, selon l’agrément CSTB N°20/16-172 pour ce qui est du PSE blanc : 0,048 et celui du gris, certifié par l’Acermi : 0,033. Si nous prenons la valeur la meilleure (le plus petit chiffre), nous aurons un R de : 0,05m / 0,033 = 1,51

Alors que le lambda de l’Inject-styrène® graphité est nettement meilleur, nous constatons que le gain en performance n’est pas substantiel.

Qu’en est-il de la fiabilité et de la durabilité de ce procédé récent ?

Agrément et certification

Le procédé bénéficie d’un agrément CSTB, ce qui est une preuve que des tests de faisabilité et contrôle de performance ont été réalisés, des mesures de lambda, entre autres, ont été réalisées par des laboratoires certifiés Cofrac. Ce n’est pas rien.

A la lecture de l’agrément CSTB, il apparaît que le procédé est agréé pour l’isolation de combles, extrait de l’agrément “Procédé d’isolation thermique par l’intérieur des combles par injection de billes de polystyrène expansé avec liant, dans des cavités horizontales, à l’aide de machine pneumatique.

Le produit se nomme ISOBILLES avec les billes de PSE blanc et ECOBILLES avec les billes de PSE graphité. ” Ceci correspond d’ailleurs au titre de l’agrément :

ISOBILLES / ECOBILLES

Application en combles

Les valeurs isolantes de chacun des produits est annoncé, comme déjà décrit, par le CSTB pour le PSE blanc Isobille : 0,048 et certifié par l’ACERMI pour le PSE gris Ecobille : 0,033.

Rôle d’un agrément, d’une certification et de la fiche FDES

L’agrément

Un agrément détermine ce qu’est un produit : description sommaire des composants, mode et lieu de fabrication, une partie des valeurs et performances du produit (les performances d’un isolant sont, généralement, données par l’ACERMI). L’agrément décrit aussi ce que peut faire un produit, son mode d’emploi, les équipements requis, les précautions à prendre lors de sa mise en œuvre, sa destination, les types et le suivi des contrôles de fabrication.

La certification

Dans le cadre d’un isolant, c’est l’Acermi qui, comme son nom l’indique, certifie la performance isolante d’un produit, ceci sur remise de tests réalisés par des laboratoires qualifiés Cofrac.

La fiche FDES

La fiche FDES sert à connaître tout ce qui concerne le cycle de vie du matériau, la quantité d’énergie nécessaire à sa fabrication, les émanations des différents composants du produit, tant lors de la mise en œuvre que de l’exploitation ou en cas d’exposition à la chaleur.

Elle donne des indications en ce qui concerne les risques cancérigènes et Reprotoxiques.
Elle indique les comportements à tenir en cas d’intoxication ou empoisonnement du fait du produit.

Elle permet également de connaître sa recyclabilité et les modes de recyclage.

Importance de ces documents

Chacun de ces éléments, permet de bien connaître les performances, les risques éventuels et les modes opératoirs. Nous avons pu nous procurer l’agrément CSTB ainsi que la certification Acermi. Par contre, malheureusement, nous n’avons pas trouvé la fiche FDES pourtant annoncée présente sur le site web du fabricant selon l’agrément CSTB, extrait : “Le fabricant dispose d’une Fiche Données Sécurité (FDS) conformément à l’Annexe 2 du règlement Reach. Ce document est disponible sur le site internet du fabricant à l’adresse www.inject- styrene.com.” Peut-être n’avons-nous pas su la chercher, auquel cas, mea culpa. Nous l’avons toutefois demandée par email de contact sur le site du fabricant plus de 15 jours avant la rédaction de cet article. Nous ne l’avons pas reçue à ce jour.

Promesses du fabricant

Extrait du site (intégrant divers liens renvoyant vers les différentes pages du site) : “L’isolation par injection est un procédé d’éco-rénovation d’isolation par l’intérieur adapté à tous les types de surfaces (horizontales, verticales et difficiles d’accès) d’un bâtiment.

L’injection de billes de polystyrène offre toutes les possibilités d’isolation intérieure :

isolation par injection

Isolation par injection

Adapté à tous les types  de surface

S’il nous est dit que le procédé est adapté à tous les types de surfaces, horizontales, verticales et biaises (rampants), nous n‘avons aucune raison de ne pas y croire.

Pourtant, comment expliquer que le CSTB ne valide, dans son agrément, que la mise en œuvre horizontale en combles ?

Serait-ce parce que la densité et le taux de remplissage sont difficilement maîtrisables ?

Serait-ce car le liant gênerait une application verticale ?

Serait-ce pour d’autres raisons ?  Aucune explication à ce jour. Le fabricant pourra t-il nous répondre en commentaire ?

Ce n’est en tout cas pas de nature à nous mettre en confiance. En effet, la non intégration d’une mise en œuvre dans un DTU ou sa non-inscription, décrite et reconnue dans un agrément, ne signifie pas que sa réalisation soit impossible, ni que le produit soit inefficace. Par contre, cette absence de reconnaissance rend la réalisation difficilement assurable. Là non plus, cela ne signifie pas que la réalisation soit inassurable, mais difficile à défendre devant des organismes qui interviendraient suite à un désordre ou un sinistre.

Ce qui est le plus dommage, c’est que ce produit nous est principalement présenté pour des mises en œuvre verticales comme nous le constatons sur les vidéos proposées en démonstration.

Valeurs de lambda

Nous avons aussi été intrigués par les différences de valeurs de lambda pour le PSE blanc. Le CSTB nous annonce une valeur de 0,048 alors que le fabricant l’annonce à 0,038. La différence est quand même très importante !

Extrait du site Inject-styrène® : “Les microbilles de polystyrène blanches – Isobilles – sont des billes de polystyrène expansées contiennent 98% d’air inerte et 2 % de styrène.

Résistance thermique : avec un lambda de 0,038W/mk, un enrobage de 10 cm d’épaisseur obtient un R = 2,63m2K/W.

Masse volumique (densité) des isobilles = 14-17 kg/m3

Extrait de l’agrément CSTB : “Le respect des exigences règlementaires doit être vérifié au cas par cas au regard des différentes règlementations applicables au bâtiment (Cf. Annexe du présent Avis).

La conductivité et la résistance thermique utile du procédé ECOBILLES/ISOBILLES Application en comble sont définies par :

pour les billes en PSE graphité (Ecobillles) : Cf. Certificat ACERMI, pour les billes en PSE blanc (Isobilles) :λ utile = 0,048 W/(m.K), …

Qui croire ? Est-ce dommageable ? Bien sûr que c’est dommageable puisqu’en l’absence de certification ACERMI, la seule valeur officielle est celle de l’agrément !

Procédé d’éco-rénovation d’isolation (extrait du site Inject-styrène®)

Cette affirmation ou revendication est surprenante puisqu’elle oriente délibérément vers la rénovation alors que l’agrément CSTB est également accordé pour des destinations vers des constructions neuves.

Peut-être que la cible commerciale concerne plus la rénovation que la construction neuve. Il est vrai que l’isolation derrière de vieux doublages dans des maisons anciennes présente un beau potentiel d’opportunités. Nous y reviendrons.

Fleur lotus. (Source : Pixnio)

Eco-rénovation” Le mot est lancé : éco.

Est-ce le diminutif de “économique” ?

Est-ce le diminutif de “écologique” ?

Est-ce un peu des 2, là non plus nous ne le savons pas, mais il est certain qu’aujourd’hui, ce diminutif fait instinctivement plus penser à l’écologie qu’à l’économie.

Ecologie

Que penser du côté écologique de ce procédé. L’argument majeur est qu’il est constitué de 98% d’air.  Fort bien ! Sa masse volumique est annoncée pour le PSE blanc entre 14 et 17kg/m3 et pour le PSE gris entre 18,5 et 21,5 kg/m3. Pour comparer, la laine de verre à souffler est à environ 12 kg/m3. Est-ce à dire que la laine de verre, sous prétexte qu’elle nécessite moins de matière au m3 serait plus écologique que le polystyrène ?

C’est un raccourci que nous ne ferons pas.

Et que penser de la ouate de cellulose qui avec une densité en soufflage en comble aux environs de 30 à 32 kg/m3, serait-elle de ce fait moins écologique ?

Non, il ne s’agit là que d’un argument commercial, par ailleurs développé par tous les industriels du polystyrène qui s’appuient sur des raccourcis développés par leur syndicat. Il amène ainsi la preuve de son efficacité car l’argument est bien trouvé.

Non, ce qui détermine le niveau écologique d’une matière ne saurait se réduire au poids volumique.

De notre point de vue, ce sont plus les origines des matériaux qui sont déterminantes, et là, l’origine est pétrochimique. Il faut quand même un bel aplomb pour affirmer qu’un tel produit, quasi 100% d’origine fossile, qui plus est, énormément manufacturé et issu d’un process très énergivore, le raffinage du pétrole, est écologique !

La recyclabilité a également beaucoup d’importance et nous n’avons pas les mêmes sources que Inject-styrène®. Des spécialistes de la gestion des déchets annoncent un taux de recyclage du polystyrène à 25%, et encore il faut bien comprendre que le recyclage de toute matière n’est possible que si elle est purgée de toute pollution.

Le polystyrène graphité étant un “mélange” de polystyrène et de graphite. Les deux éléments (complémentaires pour accroître la performance isolante) sont intimement liés l’un à l’autre. N’étant pas de même nature ni de même famille, est-il nécessaire de les séparer pour les recycler ? Nous n’avons pas trouvé la réponse. Nous serions très heureux qu’on nous la fournisse. Si, par malheur pour la planète, ils est nécessaire de les séparer, qui le fera et comment ? Là aussi, nous serions heureux d’avoir la réponse.

Recycler des éléments d’emballage semble beaucoup plus simple que recycler un produit dont on nous dit qu’il est collé dans les structures … il faudra le décoller et le collecter, la chose ne semble pas aussi simple à réaliser qu’il n’y semble au départ.

Tous ces points nous semblent importants car le polystyrèn est un élément à durée de vie très longue et sa dégradation naturelle demande 1 000 ans

Par ailleurs, et attendu que le recyclage s’entend produit “pur”, quid du liant ? Est-il de même famille, de même nature ? Nous ne le savons pas puisque rien ne permet de l’identifier et qu’il n’est absolument pas décrit dans les divers documents que nous avons pu nous procurer …

Gestion de l’eau

Extrait du site “Le produit Inject-Styrène (isobilles ou écobilles + liant) est un produit respirant. Les microbilles de polystyrène sont agglomérées par point sans être compressées. De plus, l’humidité ne traverse pas horizontalement l’agglomérat, elle est dirigée verticalement et, de ce fait, ne pénètre pas à l’intérieur des murs. L’humidité reste sur la paroi extérieure, ce qui est un grand plus pour les vieilles maisons en pierre.

Une respiration ne convient pas pour parler de transit de vapeur d’eau, le terme dédié est la perspiration.Nous voulons bien croire que ce produit est perspirant puisqu’il semble que les billes de polystyrène ne sont liées que par les points de contact. Ceci laisse alors effectivement la possibilité à l’air d’y transiter et, par voie de conséquence, la vapeur d’eau qu’il contient.Cependant que nous explique-t-on ici ? C’est pour le moins confus. L’humidité ne traverserait pas l’agglomérat horizontalement. Mais l’humidité, c’est quoi ? De l’eau liquide ou sous forme de vapeur d’eau. La différenciation est d’importance.

Soit on parle de vapeur d’eau qui peut transiter au travers de l’isolant, en chemin de l’intérieur vers l’extérieur. Mais alors, que va-t-il se passer quand cette vapeur va se condenser contre le mur extérieur car la température de l’air en mouvement aura chuté ? Elle ruissellera contre la façade du mur porteur ! Que faudrait-il pour juguler ce désordre ? Poser un pare-vapeur ou, pour limiter le risque, utiliser un isolant à fort pouvoir hygroscopique. Inject-styrèn® n’est ni l’un ni l’autre !

Si on parle de remontées capillaires et, tel qu’on le laisse penser, Inject-styrène® ne la laisserait pas passer, auquel cas elles seraient piégées dans le mur, ce qui serait très dommageable pour lui. Nous avons déjà développé ici les pathologies possibles sur des murs anciens, notamment dans un article dédié aux murs en pierre.

Ce produit, pas plus qu’aucun autre, ne peut être à la fois totalement fermé aux flux d’eau provenant des remontées capillaires et largement ouvert à la migration de la vapeur d’eau, sauf à être un pare-vapeur hygrovariable, sujet développé ici dans un articl intitulé “Pare-vapeur”.

Une donnée aurait pu nous aider à trancher où est le plus fort risque, c’est la connaissance soit de la valeur Mu, soit du SD selon l’épaisseur mise en œuve.

Nous n’avons malheureusement ni l’un ni l’autre.

Un point non abordé : le feu

Exposé à une source de chaleur, le polystyrène est un risque

Exposé à une source de chaleur, le polystyrène est un risque

Et pour cause, ce produit est annoncé sur l’agrément CSTB NPD, ce qui signifie que le produit n’a pas été soumis à des tests. Pourquoi ? Il semble qu si le produit était un tant soit peu performant dans ce domaine, le fabricant l’aurait mis en avant. De là à imaginer qu’il ne l’est pas …

Ce qui est certain c’est que les réaction du polystyrène à une exposition à la chaleur sont largement connues et défraient trop souvent les chroniques à notre goût. Les dégagements de vapeurs toxiques (pdf) soit dues à une combustion directe, soit dues à l’exposition de polystyrène à la chaleur et émis par pyrolyse sont largement connus.

Conclusion

Ce produit, inject-styrène®  indéniablement, est un isolant. Tout aussi indéniablement il pourrait, à première vue, être une alternative intéressante dans l’ancien mais, car il y trop de mais :

  • il n’est utilisable qu’en combles (tout au moins pour une sécurité absolue au plan des assurances et de garanties en cas de désordre sinistre),
  • il est soit certifié Acermi pour l’un, soit bénéficiant d’un agrément CSTB pour l’autre, mais aucun des deux n’est couvert par les deux à la fois,
  • soit pour la gestion de la vapeur, soit pour la gestion des remontées capillaires, (nous n’avons pas eu toutes les données pour trancher), nous pouvons affirmer qu’il est non performant dans un des 2 cas.

A la vue de ces constats nous pouvons dire qu’il ne correspond pas à nos critères d’évaluation et donc, au titre des performances et effets globaux sur un bâti, nous le déconseillons parce que :

  • il est très difficilement recyclable,
  • il est issu de ressources fossiles,
  • il risque fort de poser des problèmes et de porter préjudice à l’intégrité des murs anciens,
  • il est dangereux en cas d’exposition à la chaleur.

Ces constats nous portent à le déconseiller pour qui a, un tant soit peu, le souci de sa santé, de son habitat et de la planète.

Crédit photo : Pixabay

Claude Lefrançois
Dans le bâtiment, par passion, depuis presque 40 ans, Ancien charpentier, ancien artisan, ancien constructeur de Maisons à Ossature Bois, ancien maitre d'œuvre, Ancien et encore formateur à l'isolation bio-sourcée, • Titulaire d'un brevet de construction de MOB en kit, Conférencier dans plusieurs domaines liés à l'éco-construction, l'éco-isolation, Youtubeur via des vidéos sur, dans un premier temps, l'isolation et l'efficacité énergétique et, parce qu'il faut aller plus loin, futurement, plus largement, le bâtiment responsable et pertinent, Initiateur et administrateur d'un groupe sur Facebook : Rénovation pertinente » . Pour ceux qui souhaiteraient plus d'informations : www.papyclaude.fr

23 réflexions sur “Murs anciens, est-il pertinent d’y injecter du polystyrène ?

  1. Bonjour,
    Habitant une maison bâtie en 1970 avec doublage intérieur en cloison de briques de 5cm un espace de 5cm environ et des parpaings de 25cm je souhaiterai combler cet espace pour mieux isoler mon logement.
    Je peux avoir accès par le haut dans les combles et je souhaiterai éviter de percer des trous dans les murs intérieurs visibles.
    Auriez vous une alternative préférée à l’injection de billes de polystyrène?
    J’ai pensé à l’insuflation de ouate de cellulose mais l’espace de 5cm est-il suffisant?
    Le liège en vrac est elle une solution viable?
    Ces solutions permettent-elles de s’affranchir du pare vapeur?
    Merci pour votre article enrichissant.

    • Bonjour Pierre,
      Bien que nous ne souhaitions pas nous substituer aux professionnels du secteur de l’isolation, nous pouvons vous donner votre sentiment.
      Dans le meilleur des cas vous allez mettre en place 5 cm d’isolant. S’il s’agissait d’isoler une maison en rénovation totale, considérerions-nous que celle-ci a été valablement isolée ? Non, bien sûr. Il en va de même dans le cas que vous envisagez.
      Ceci étant encore accentué par le fait que de nombreux réseaux circulent dans cet espace (électricité, plomberie, peut-être chauffage …) et qu’ils vont constituer autant d’obstacles qui gêneront la mise en place de l’isolant et rendront difficile, si ce n’est impossible, d’avoir un taux de remplissage correct. Nos voisins hélvètes ont une bonne expression pour ce genre d’opération, l’accent en plus, « Mal isolé = pas isolé ! »
      Au mieux vous limiterez l’éventuel point de rosée vers l’intérieur de la maison, même si dans l’épaisseur de la brique, ce qui est déjà pas si mal.

      Donc oui, vous pouvez intervenir depuis le haut, mais n’en attendez pas des miracles.

      Nous sommes en cours de rédaction d’articles sur le confort dont nous vous conseillons la lecture au fil d leurs parutions dans les semaines à venir. Nous y développerons des aspects non pris en compte à ce jour et vous y découvrirez qu’il serait judicieux de coupler ce remplissage (qui serait certainement plus indiqué avec du liège qu’avec de la ouate de cellulose) avec un enduit intérieur épais à base de chènevotte de chanvre/chaux ou paille/terre, ce qui améliorerait à la fois l’effusivité des parois et donc le ressenti de confort, mais aussi la régulation de la gestion de la vapeur d’eau.

      Nous arrivons là à la dernière de vos questions : faut-il un pare-vapeur ? Si on s’en tient au strict calcul, oui, il en faut un, quelque soit l’isolant utilisé sauf si celui-ci est lui-même totalement fermé aux flux de vapeur … ce qui n’est pas très bon non plus.
      Peut-on en mettre un sans démonter la cloison brique ? Non, si ce n’est l’utilisation d’un film qui peut se poser avant un papier peint et qui remplit cette fonction, mais votre objectif est-il de mettre du PP chez vous ?

      Pour ne pas prendre de risques inconsidérés en ce qui concerne le transit de la vapeur d’eau, nous vous conseillons soit l’installation, soit le contrôle du bon fonctionnement d’une VMC. Une VMC simple flux couplée à des prises d’air dans les pièces sèches fera parfaitement l’affaire.

    • Merci Marc pour cet apport.
      Bien que n’étant plus valide, cet agrément met en évidence ce pour quoi il est conçu (comme tous les autres agréments) : il décrit le produit, sa composition, sa plage d’utilisation et les règles (DTU et autres) qu’il dir respecter mais ne dit rien des effets qu’il peut générer sur le support ou à l’environnement en général et sur celui des occupants en particulier. Ne jamais perdre de vue que l’amiante et moult produits l’intégrant ont bénéficié de divers agréments …
      Un agrément, du CSTB, du DIBT et tous autres organismes a pour vocation à déterminer à qui peut, doit, être imputé un éventuel désordre, pas forcément à éviter le désordre …

  2. Bonjour,
    J’étais sur le point de faire intervenir une société avec le procédé inject styrène, et en lisant votre article, j’ai de gros doutes…j’ai une maison avec un espace de 5cm entre le mur et la cloison et pour y accéder il faut percer un trou ( pas d’accès par le dessus ).
    Vous déconseillez le polystyrène dans cet espace, mais que faire ? une isolation par l’exterieure qui évite les ponts thermiques ?..oui c’est mieux et on peut augmenter l’épaisseur de l’isolant…mais le prix est très important.
    Ma maison est individuelle, donc quatre faces à recouvrir, et je commencerai à faire des économies dans 15 ou 20 ans, et il est fort probable que d’ici là, il y aura d’autres techniques plus efficaces et moins chères.
    Alors, a ma place, vous feriez quoi ?
    Avec mes remerciements pour votre article.

    • Bonsoir Granata,
      Merci pour votre demande, preuve d’une grande confiance.
      La question principale à se poser, nous semble-t-il est : « si je fais telle chose, si j’applique tel produit, quel va être le gain réel dans les années futures », ceci en réponse à vos attentes à vous.
      S’il s’agit de gagner du confort, très objectivement, une telle opération en changera pas grand chose car l’action sera sur quelques cm, 5 environ, ceci devant corriger les fuites de calories inhérentes au type de mur. La seule action que vous obtiendrez sera de ralentir la fuite des calories, ce que cet isolant fait relativement bien (sous réserve d’un bon taux de remplissage …). la performance dans ce domaine est liée à l’épaisseur mise en œuvre. En retenant le meilleur produit de la gamme, au mieux vous obtiendrez un R de 1,5 environ, ce qui est déjà bien mais pas de nature à changer considérablement votre consommation d’énergie pour le chauffage. Il est probable que les temps de retour sur investissement seraient très longs.
      Et que dire du ressenti de confort : aucune amélioration, il faudra toujours chauffer à la même température (pour un peu moins cher cartes, tel que développé ci-dessus, mais si peu).
      Ce qui pourrait être intéressant serait d’avoir des actions sur la diffusivité du matériau de doublage (les briques) mais elles ne seront pas changées. Un autre point serait important : changer l’effusivité du parement, mais là encore aucun changement envisagé.
      Donc, en résumé, sur 3 actions possibles, 2 ne sont pas menées et la 3ème l’est peu, ce qui nous amène à penser qu’agir ici ne change pas grand chose, ceci quelque soit l’isolant.

      Il est pourtant un gain qui peut être réel : si, en l’état actuel de vos murs, vous avez régulièrement de la condensation sur vos murs ou des traces d’auréoles, voir de la moisissure, alors en isolant dans cet espace entre le mur et les briques vous pourrez contrer un peu ces pathologies et même peu, attendu qu’il s’agit de la santé des occupants, c’est déjà beaucoup.

      Si vous disposez d’un peu de place à l’intérieur, vous pourriez appliquer un enduit correcteur d’effusivité sur vos parois (par exemple : chanvre/chaux, terre/paille …), ceci améliorerait l’effusivité et vous permettrait d’avoir le même sentiment de confort à une température moindre de 1 ou 2 degré. Attendu que, contrairement à ce qui est souvent véhiculé, 1° de chauffage en plus ou en moins c’est environ 12 à 15% de coût de chauffage en plus ou en moins, alors le gain serait réel.
      Si vous ne disposez pas d’un système de renouvellement d’air digne de ce nom, vous pourriez en installer un. Ceci fait baisser la teneur absolue d’eau dans l’air ambiant, donc baisse de l’humidité relative. Attendu que le confort est principalement lié à l’humidité relative (qui doit avoisiner les 50 à 55%) et que cette humidité relative est dépendante de la teneur absolue d’eau dans l’air et la température de l’air, si un air est plus sec, l’humidité relative à 55% environ est obtenue à une température moindre.
      On peut, là encore, gagner facilement 1 à 2 degré de chauffage, à nouveau 20 à 30% de chauffage en moins …

      Vous pourrez retrouver facilement divers articles traitant de ces sujets dans l’article récapitulatif suivant (ils y sont répertoriés et directement en lien) : https://www.build-green.fr/un-coup-doeil-dans-le-retroviseur-2018/

  3. Super article !
    Pour gagner en isolation et limiter les courants d’air, je voudrait pour ma part combler le « vide » qu’il y a entre mes murs en pierre et les panneaux de laine de verre (10cm) que j’ai mis en place entre des montants recouverts de BA13.
    Ce « vide » est inexistant par endroits et peut aller jusqu’à environ 30cm, c’est vous dire si les murs ont bougé !

    J’aimerais d’abord savoir s’il est bon pour les murs de combler ce « vide » car cela empêche la circulation d’air ?
    Si oui je voudrais savoir si je peux le faire avec des copeaux de liège plutôt qu’avec du polystyrène?

    Merci beaucoup

    • Bonjour Cédric,
      Il est obligatoire de ne pas mettre la laine de verre en contact avec un mur extérieur dans le cadre d’une isolation par l’intérieur car elle « gère » très mal les retours d’humidité inhérents aux remontées capillaires ou aux inversions de sens de migration de la vapeur d’eau l’été, à savoir de l’extérieur vers l’intérieur.
      Les fabricants de ce type d’isolant ont donc, en accord avec les autorités de tutelle, imposé la nécessité de laisser un filet d’air entre les deux.
      Ceci protège effectivement l’isolant mais diminue le rendement de l’isolant (expliqué dans la vidéo suivante : https://www.youtube.com/watch?v=ibmvEJ5CYbE).
      Par contre les isolants végétaux gèrent mieux ces flux et, en leur adjoignant un PV adapté, l’ensemble fonctionne très bien avec contact continu avec le mur. Ceci est développé dans notre articles sur les PV son lien ci-après : https://www.build-green.fr/le-pare-vapeur-et-ses-fonctions/.
      Dans votre situation, remplir cet espace avec du liège est physiquement possible (et le liège supporterait tout ce qui pourrait advenir dans l’espace isolé) mais ceci faciliterait la migration de la vapeur d’eau en continu et donc, l’été, risquerait de générer des désordres (point de rosée) dans la laine de verre (tel qu décrit ci-avant), laquelle ne serait plus protégée de ce risque par le fameux filet d’air.
      Nous ne vous conseillons pas de combler cet espace car, alors, vous risqueriez des désordres tels que décrits ci-avant et n’auriez aucune recours vis à vis du fabricant car non respect des règles de mise en œuvre.

  4. Bonjour,

    Je viens d’aménager dans un bâtiment construit dans les années 60. Mon problème n’est pas tant l’isolation thermique, mais phonique. J’entends mes voisins du bas ou d’en face, et j’ai l’impression que tout cela est dû a mon vide d’air de 5cm. J’ai fait un devis pour de l’inject-styrène en me disant que cela pouvez atténuer ou stopper des bruits (type conversation ou autre).

    Qu’en pensez-vous? Que pensez-vous de l’inject-styrene (billes polystyrène + lian) pour de l’isolation phonique?

    • Bonjour Jéremy,

      En général, les ponts phoniques des immeubles de ces années ne sont pas liés aux espaces d’air mais à leur conception (choix techniques de l’époque) et sont plus d’ordre structurel.
      Les bruits sont le plus souvent transmis aux dalles, aux divers réseaux de plomberie et/ou chauffage, passent aussi par les gaines techniques, lesquelles sont parfois communes à plusieurs appartements.
      Remplir les espaces entre les murs extérieurs et les parements ne changera probablement rien.
      Par ailleurs, le principe injectstyrène laisse beaucoup d’air libre autour des billes de polystyrène, lequel air est un des vecteurs de progression du bruit, donc très peu, voire aucune efficacité réelle sur le plan phonique. Enfin, lorsqu’il s’agit de panneaux (ce qui n’est pas le cas ici), les mousses PU et PE auraient plutôt tendance à accentuer la transmission des bruits.
      Il y a à craindre que les principaux bénéficiaires d’une telle intervention soient ceux qui vont la réaliser et pas vous.

      Pour être complets, nous sommes au regret de dire que si l’immeuble présente des défauts de conception, il faudrait infiniment plus qu’une telle opération pour y changer quoi que ce soit (reprendre tous les réseaux, revoir les gaines …)

      • Bonjour, pourtant, lorsque je mets l’oreille contre ces parois, j’entends constamment du bruit qui circule… Je ne peux pas croire que ça ne puisse rien atténuer. Lorsque je mets un petit coup avec mon index sur ces mêmes mûrs, ça raisonne énormément à cause du vide.

        • Nous comprenons votre surprise.
          Cependant, lorsque vous frappez contre le parement, vous créez un bruit de choc et il est amplifié par la caisse de résonance que constitue l’espace derrière, ce qui ne relève pas forcément des mêmes règles physiques que des bruits aériens.

          Le bruit a ceci de particulier par rapport à la thermie, qu’il relève beaucoup du subjectif.
          Même si nous admettons que vous pourriez le réduire (nous pensons que du polystyrène n’est pas, et de loin, ce qui est le mieux adapté au traitement phonique), il serait infiniment préférable d’y insuffler des matériaux d’origine végétale, beaucoup plus efficaces au plan phonique (les mousses PU et PE ont pour elles leur lambda, quasiment rien d’autres, si ce n’est des inconvénients).
          Nous espérons que vous trouverez une solution à votre problème amis en pouvons pads faire plus que ce conseil.

    • Oui, entre autres ouate de cellulose ou liège en vrac.
      Peut-être certains artisans sont-ils inscrits sur l’annuaire Build Green. Sinon, vous pouvez vous renseigner près de l’espace info énergie de votre lieu de résidence.

          • Bonjour Christopher,
            La bonne question nous semblerait plutôt devoir être : y a-t-il un bénéfice potentiel :
            – au plan main énergétique : non car le gain d’économie d’énergie en terme de chauffage dores de l’exploitation sera très faible et ne permettra pas d’amortir l’énergie consommée pour la production de l’isolant et sa mise en œuvre,
            – au plan environnemental : non, pour des raisons quasi-similaires : les ressources consommées pour la fabrication et la mise en œuvre de l’isolant ne pourront pas être compensées par une économie de ressources à l’exploitation,
            – au plan technique : non car si cet espace de ventilation a été prévu c’est parce que, techniquement et pour des raisons de gestion de la condensation de la vapeur d’eau, il s’impose,
            – au plan économique : non car la dépense engendrée ne sera pas compensable (de façon raisonnable) par l’économie réalisable grâce à un achat d moindre quantité d’énergie pour le chauffage,
            – au plan patrimonial : non car la suppression du système de gestion du mur (le filet d’air) risque de pénaliser la maison (le bâti) et d’en accélérer le vieillissement,
            – au plan sanitaire pour les occupants : non pour la même raison que ci-dessus (si le mur se sature ponctuellement en eau, ceci risque de générer des pathologies telles que le développement de moisissures, lesquelles peuvent engendrer des pathologies pour les occupants).
            – le seul véritable gain sera, éventuellement, sur une meilleure étanchéité au vent, mais cette amélioration est-elle suffisante à justifier de tels travaux, c’est loin d’être évident.

            Si, malgré tout, vous souhaitez réaliser ces travaux, nous vous conseillons un isolant biosourcé, au moins au plan des bilans environnementaux et carbone (ce qui se rejoint), vous jouerez gagnant.

  5. Bonjour,
    Propriétaire d’une ferme avec des murs en pisé de 60 à 80 cm de largeur, celle-ci a été réhabilitée il y a 15 ans via la pose d’une cloison en brique de 50mm. Entre cette cloison et le mur, un vide d’air ou chambre d’air selon où on se situe du côté de l’Atlantique Nord, d’environ 20 cm voire plus.
    Disposant de pièces avec de très grands volumes nous sommes à la recherche d’un peu plus de confort (sensation de fraicheur en soirée l’hiver (déphasage trop rapide ?), et difficulté à évacuer la chaleur l’été lors des très beaux / chauds jours d’été.
    Au plafond nous disposons d’une isolation de 20 cm seulement de laine de roche.
    Je souhaite reprendre l’ensemble de l’isolation par un remplacement et / ou ajout de laine de roche soufflée pour le plafond.
    Pour les murs, j’étudie la possibilité de réaliser une isolation (inexistante à ce jour) par comblement du vide d’air (accès sous toiture seulement du vide d’air). Du côté extérieur du mur, il y a un crépi.
    Selon votre expérience et votre expertise, les travaux envisagés peuvent-il avoir un réel impact sur le confort de notre maison ? Quel serait selon vous l’isolant le plus adapté à la situation. Évidement il s’agit d’une première approche, et comme vous le mentionnez dans chacun de vos articles, il me faudra me faire accompagner par un pro, si toutefois nous envisagions de passer à la phase suivante du projet.
    Quel seront les facteurs clés de succès sur ce type de projet / d’amélioration ?
    Bien à vous

  6. Re-bonjour, après vos commentaires constructifs, je vais finalement seulement m’occuper du mur séparant l’appartement de mon voisin et le mien. On me propose les 3 étapes suivantes:

    -Fourniture et pose collé de plaque de plâtre BA 13 phonique 2.60X1.20 sur
    maçonnerie.

    -Fourniture et pose d’isolation en complexe de doublage thermo-acoustique collé R =
    2.75, panneau polystyrène expansé (PSE) ep. 80 mm + plaque de plâtre BA 13

    – Fourniture et mise en uvre de peinture en finition B sur plaques de plâtre (solution
    aqueuse) comprenant : époussetage, impression, révision des joints, enduit non
    repassé, rebouchage, ponçage, époussetage, couche intermédiaire, couche de finition.

    Qu’en pensez-vous?

  7. Bonjour,
    Je suis propriétaire d’une maison phenix construite dans les annes 80, le procédé constructif placoplan50 + polystyrene 80 + vide d air de 20.
    J’ai refait l’isolation des combles perdus avec de la ouate de cellulose (40cm) posée sur pare vapeur et je me pose la question de l’amélioration de l’isolation des murs. N’ayant pas de gros moyens, je pensais à combler par injection de billes de polystyrene, Phenix conseille Granublow, mais après avoir lu votre article, je me questionne sur l’intérêt (amélioration isolation), le confort (gestion de l’eau) et la sécurité (feu) …. Est ce que je n’aurai pas plus de désagréments que d’avantages ? Quelle est votre opinion … et comment éventuellement gagner en isolation sur les murs ?
    Merci beaucoup,
    Kristoffer

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