Normes de construction : leur objectif est-il atteint ?

Difficile d’échapper aux normes, quel que soit le domaine concerné, de la nourriture à l’habillement, en passant par les équipements. Celui qui nous intéresse ici, le bâtiment, ne fait pas exception à la règle. Des normes, comme « normal », mais pourquoi une telle addiction, pourquoi de tels diktats ?

Dans notre beau pays qu’est la France, nous aimons bien légiférer en toute chose afin que, jamais, rien ne puisse être interprété. 

Le flou n’est pas de mise et dans la nation qui est la mère des droits de l’homme, force doit rester à la loi.

Lorsqu’une république fait graver au frontispice de toutes ses mairies la devise “Liberté, Egalité, Fraternité” et qu’elle a l’intention, la volonté de la faire respecter, il est nécessaire de veiller à ce que :

  • la liberté de chacun soit respectée… et comme elle s’arrête là où commence celle de l’autre, il faut en fixer les limites le plus équitablement possible,
  • l’égalité soit équitable… ce qui implique que nul ne puisse disposer de droits supérieurs ou même simplement différents de ceux de l’autre,
  • en ce qui concerne la fraternité, elle relève probablement plus de la philosophie que de la législation et nous ne l’aborderons pas ici.

Nous sommes donc, Français, forcément prédestinés à légiférer et… nous avons effectivement légiféré ! Nous sommes même allés plus loin, nous avons dans un premier temps normé et, comme si ça n’était pas suffisant, nous avons labellisé…

Cette évolution ultime, la labellisation, est abordée dans un autre article (à venir).

Nous allons, dans le présent article, réfléchir à ce qui a engendré la somme de normes que nous nous devons de respecter, et analyser ce qu’elles apportent et… n’apportent pas.

Un peu d’histoire

Autrefois, il n’y a pas si longtemps puisque beaucoup s’accordent à reconnaître que la période charnière se situe en 1949, le paradigme était différent. Chacun construisait avec les matériaux disponibles localement, selon les contraintes climatiques et topographiques des lieux, selon les natures de sol et surtout, du fait des contraintes précédentes, selon les compétences des opérateurs d’alors.

On disait (et on le dit encore parfois), que les travaux étaient réalisés selon le savoir-faire de l’homme de l’art.

Bonjour les temps modernes !

Les grands changements dans les modes constructifs sont consécutifs à la première guerre mondiale : la disparition des opérateurs tués ou mutilés à la guerre, les destructions massives, les changements d’habitat suite aux migrations rurales vers les pôles industriels. L’industrialisation et la standardisation ont présidé aux bouleversements et à notre addiction à la normalisation.

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Les murs en pierre ont été remplacés par les murs en parpaings, le liant chaux par le ciment Portland, le bois équarri par les bois sciés, tout a tendu vers la recherche d’efficacité au travers de la standardisation technique.

Ceci a uniformisé les matériaux utilisés à l’Est, à l’Ouest, au Nord, autant qu’au Sud… Quid des hommes de l’art locaux et des savoir-faire régionaux, vive la standardisation !

Quid du bon sens avec, par exemple, des préconisations thermiques quasi identiques, au moins sur les solutions, seulement pondérées par les niveaux à atteindre, que l’implantation soit au Nord, au Sud, en climat océanique, en climat de montagne ou en climat continental… tous égaux ! Mais “vit-on la maison” de la même façon dans les Hauts de France qu’en PACA ?

Conséquences de la standardisation

Tous les produits standards ont été développés par des industriels, ils n’étaient plus adaptés au savoir-faire ancestral, il a donc fallu apprendre aux hommes de l’art à les utiliser.

Ce besoin a engendré des fiches techniques et des descriptifs de mise en œuvre.

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Les industriels se sont entendus pour standardiser plus encore, ce qui a donné naissance à des carnets techniques.

Fin du process d’évolution du vernaculaire au standard

Face au développement rapide des constructions diverses dans les décennies 1960 et 1970, face aux déviances inévitables liées à la massification des besoins, lesquels ont inévitablement attiré des opportunistes plus enclins à se remplir les poches qu’à servir bien leurs clients, de nombreuses malfaçons et escroqueries ont forcé le législateur à protéger les nouveaux propriétaires.

Nous aurions pu opter pour un assainissement du monde de la construction en éliminant les brebis galeuses, mais c’est une autre piste qui a été suivie : l’assurance.

Construire médiocrement a été compensé par la possibilité de s’assurer pour financer la reprise de ce qui posait problème.

Les assurances ont été chargées d’assumer la remise en état… fort bien mais quelle assurance faut-il activer ? Celle du fabricant des matériaux, celle du concepteur, celle du metteur en œuvre… ?

Comme il est bien connu que les assureurs ne paient que lorsque la responsabilité d’un désordre est reconnue comme relevant de leur assuré et que ce dernier a bien respecté les règles de mise en œuvre, ce qui est quelque peu normal, ils veulent être certains de celles-ci. En cas de litige, cette détermination… échoue aux juges.

Un juge n’étant pas spécialiste des matériaux, pas plus que d’architecture ou de la mise en œuvre, il s’en remet généralement à l’appréciation des experts judiciaires. Ces derniers se font une obligation de s’appuyer sur des documents qui fixent les limites de fabrication, de mise en œuvre, d’usage relevant de textes de référence afin que leurs dires ne puissent pas être contestables… Nous voilà aux prémices du paradigme actuel !

Pour être assurable un matériau doit être connu, défini, codifié, et toutes les données le concernant doivent être notées, gravées dans le marbre, suite à des essais eux-mêmes bien définis.

Il faut également que ses modes de mise en œuvre et ses destinations d’usage soient bien connues et délimitées et, elles aussi définies dans des documents de référence.

Très souvent les objectifs à atteindre avec ces matériaux sont eux aussi déterminés et fixés par des textes de référence, allant de règles d’architecture à des obligations sanitaires ou de gestion des habitats, tels que la thermie, le renouvellement d’air et tant d’autres.

Apparition des normes

En ce qui concerne les modes constructifs, les carnets techniques sont devenus des carnets de prescription, lesquels répondent aux besoins de définition d’un matériau, de son usage et de ses modes de mise en œuvre. 

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Ils sont généralement accolés à d’autres documents que sont les Agréments Techniques (les AT). Lorsqu’ils sont étudiés en France, ils sont issus du Centre Technique et Scientifique du Bâtiment, le CSTB. Ils peuvent aussi être issus d’autres pays, on parle alors d’ATE (Agrément Technique Européen). Ces documents sont attachés à un seul produit, issu de chez un seul fabricant.

Ils ont un coût qui, sans être prohibitif est tout de même non négligeable et peut être un frein à leur demande pour un petit producteur ou fabricant. Le traitement du dossier est long, trop long. Il peut se passer jusqu’à deux à trois ans entre la demande et l’obtention du précieux sésame.

Pour gagner un peu de temps, il est possible de passer par le stade ATEX (Appréciation Technique d’Expérimentation). Ceci est possible pour des matériaux déjà produits et mis en œuvre, donc avec la possibilité pour les certificateurs d’observer et de contrôler. C’est un peu l’antichambre de l’agrément technique officiel.

S’il est possible de définir une famille de matériaux, de les codifier de telle sorte à définir une plage de fabrication, une palette d’usages et de techniques de mise en œuvre, il devient possible d’abandonner les agréments uniques pour se référer à un document généraliste. Ce sont les Documents Technique Unifiés (DTU).

Ces familles sont une des bases de ce qu’on appelle les normes.

Autres pistes

Ce qui n’est pas normé n’est pas assurable, ce qui n’est pas assurable n’est généralement pas prescrit … ce qui ne veut pas dire que le matériau ou la technique soient mauvais … simplement et par exemple ils peuvent ne pas être toujours et immuablement de même nature ou composition (c’est parfois le cas de matériaux biosourcés bruts de collecte ou non transformés), ils peuvent également avoir une faible diffusion. Ils peuvent aussi être produits par de petits manufacturiers pour qui les coûts induits par le passage des tests, la rédaction des documents, sont prohibitifs.

De ce fait, ils ne seront jamais normés tels que décrit ci-avant.

Les règles professionnelles

Parfois des producteurs ou des sachants maîtrisant une technique particulière se groupent et produisent ce qu’on appelle  des règles professionnelles de mise en œuvre

Ces règles peuvent être reconnues par les autorités de tutelle et ainsi validées. Cette validation permet aux assureurs de couvrir les mises en œuvre répondant à ce qui y a été défini. Les metteurs en œuvre se conformant aux règles (car maîtrisant bien les techniques pour s’y être formés) peuvent alors s’assurer et, ainsi, garantir les travaux qu’ils auront réalisés pour autrui. 

Ce qui ne répond à aucune norme

Certains matériaux, certaines techniques, ne bénéficient pas encore d’agrément ou ne sont pas encore rattachés à un DTU ni même couverts par des règles professionnelles.

C’est le cas, entre autres, de tous les matériaux novateurs mis sur le marché ou de toutes les techniques novatrices lancées et dont on demande à leur promoteur d’apporter la preuve de leur pertinence … en s’appuyant notamment sur des mises en œuvres antérieures à la demande de certification, chantiers anciens à l’appui et le tout, en une quantité significative !!!

Alors, on fait comment ? Nous voilà face à une équation à résoudre à peu près aussi complexe que de déterminer qui, de la poule ou de l’œuf, peut revendiquer l’antériorité de l’espèce !

Il faut des courageux, osons même le dire, des téméraires, pour se lancer dans ce qu’il faut bien qualifier d’inconnu.

Il est possible de demander une couverture exceptionnelle aux assureurs, laquelle parfois entraîne des réponses caucasses :

  • Anecdote : j’ai, l’auteur, Claude Lefrançois, le souvenir de la demande d’une couverture exceptionnelle que j’avais faite pour la réalisation d’une chape chaux/chanvre au tout début des années 2000 et de la réponse qui m’avait été faite : 
    • “Non, car la chaux est un matériau expérimental !” 

Ah oui, et les bétons romains, les arènes de Nîmes, le pont du Gard, les châteaux forts, Notre-Dame de Paris, et tant d’autres réalisations fort anciennes … pas codifiées donc pas prises en compte !

Qu’apportent les normes ?

Puisque tout le monde se doit de respecter les normes, que nous apportent-elles ? En quoi changent-elles notre vie ? En quoi les bâtis réalisés exclusivement avec des matériaux normés sont-ils différents des autres ?

Solidité

Les bâtis faisant appel à des matériaux normés et à des techniques bien codifiées sont-ils plus solides que les autres ?

Sous certains aspects : oui 

Par exemple, un bâtiment construit conformément aux règles parasismiques dans une région où ce risque est avéré sera, indéniablement, plus sûr qu’un bâtiment simple.

L’édification sur pilotis dans une zone clairement identifiée à risque d’inondation semble une sage précaution.

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Mais pourquoi diable construit-on dans des zones à risque d’inondation ?

Sous certains aspects : non 

Si, l’on en juge par les dégradations assez rapides des bétons au ciment Portland, eu égard à ce qu’on pourrait attendre de la tenue d’un bâtiment au-delà de 100 ans (ce qui est tout à fait courant pour des bâtis anciens), il ne semble pas qu’être passé de l’emploi de chaux (qui était l’usage autrefois et qui est désormais normée dans ses usages mais peu utilisée) à celui du ciment Portland (parfaitement normé, depuis fort longtemps, bien avant les chaux !) ait représenté un progrès considérable, probablement bien au contraire puisqu’il apparaît nécessaire d’inventer des techniques et matériaux pour sauver de multiples bâtis en béton au ciment Portland avant qu’ils ne menacent ruine !

Durabilité

L’emploi d’un matériau normé est-il un gage de durabilité de l’ouvrage dans lequel il aura été intégré ?

Bien sûr que non. Certains matériaux peuvent même être dangereux pour les bâtis, particulièrement dans l’ancien.

Par exemple, le ciment Portland est un des matériaux les plus utilisés en France ; il bénéficie de certifications diverses et variées, ce qui ne l’empêche pas de “martyriser” les murs anciens en pierre ou, pire encore, les murs en pisé.

De même, isoler par l’extérieur des murs massifs anciens non pourvus de rupteur de remontée capillaire avec un matériau non perspirant tel que du polystyrène constitue une véritable agression à leur égard.

Salubrité

C’est un point important d’un habitat car derrière la salubrité se cache aussi la bonne santé future des occupants. Est-ce qu’une certification apporte une preuve de qualité dans ce domaine ? Non, clairement non

Cet aspect n’est absolument pas abordé par un agrément ou une intégration dans un DTU.

Même une Fiche de Description Environnementale et Sanitaire ne prouve rien… Elle ne fait, comme son nom ne l’indique pas mais en ouvre la possibilité, que décrire ce qui concerne sa composition, son comportement, en cas d’exposition à des agressions telles qu’un incendie, à des acides ou autres éléments susceptibles de la dégrader …

Elle permet aussi de connaître sa dangerosité en terme  de risques cancérigène, mutagène, reprotoxique, ou autres tels que des Composés Organiques Volatiles ou Inorganiques (COV et CIOV), mais n’en interdit pas l’emploi, au mieux elle informe

Mais qui lit et, au-delà de leur lecture, qui est capable d’appréhender les informations qu’elles contiennent ?

Petit rappel intéressant : divers matériaux contenant de l’amiante ont bénéficié, en leur temps, d’agréments CSTB, avec l’issue que nous connaissons !

Confort

Ce sujet, en ce qui concerne la thermie, a été très largement développé dans ces colonnes au fil de nombreux articles

Sans les reprendre dans le détail, rappelons que nous avons mis en évidence à quel point le confort auquel nous aspirons, du fait de notre métabolisme, n’est pas pris en compte par les techniques et les matériaux qui nous sont conseillés.

Rappelons aussi que les solutions les plus pratiquées, parfois largement favorisées par la législation et les normes, ne répondent non seulement absolument pas à nos aspirations au confort mais, de plus, et sans revenir sur les points précédents, sont parfois peu respectueuses de la santé des occupants et de l’intégrité des bâtis.

Respect de l’environnement 

Nous intégrons dans cette rubrique de l’environnement de nombreux points qui, pour chacun d’eux, ont un impact environnemental important : ressources mobilisées, recyclabilité, émission de Gaz à effet de Serre (GES)…

Economie

Est-il plus rentable, au plan économique, de jeter son dévolu sur un produit ou une solution technique normés ?

Oui si on se positionne sur le plan de la remise en état dans le cadre de malfaçons, sous réserve que les travaux aient été réalisés par un professionnel qui aura bien suivi les prescriptions de mise en œuvre.

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Est-ce une certitude que l’assurance prendra en charge le désordre ? Non si la mise en œuvre n’a pas été réalisée conformément aux prescriptions des carnets de mise en œuvre des DTU ou de l’annexe des agréments. 

Chose peu connue, mais il pourrait même être possible à une assurance de ne pas “couvrir” les frais engendrés par une mise en œuvre défectueuse réalisée alors que le professionnel ne pourra pas prouver qu’il a bien été formé au matériau spécifique qui aura été défaillant… Il suffit pour ça de consulter les derniers paragraphes de tous les agréments !

Conclusion

Si une norme, une certification, n’apportent pas plus de garanties, de certitudes de solidité, de durabilité, de salubrité, de confort, de respect de l’environnement ou d’économie, alors à quoi servent elles ?

Elles permettent, en cas de litige, de savoir à qui incombe sa responsabilité et donc, par voie de conséquence, vers qui se tourner pour en imposer la charge financière de remise en état… Le plus souvent cette charge est assumée par les assurances de celui qui aura défailli … s’il est assuré !

Elles apportent la certitude d’une standardisation de matériaux, de systèmes ou de techniques définis, connus, décrits et étudiés, dans des limites connues de marge d’erreur.

Dès lors que les mises en œuvre auront été réalisées selon les prescriptions, un bureau d’études pourra garantir et faire garantir ses calculs et ses prescriptions de mise en œuvre.

Parce que la fabrication des matériaux sera toujours régulière et identique, et que leurs performances seront parfaitement connues, il sera possible à une assurance d’apprécier le risque éventuel d’un désordre

Partant de là et du fait qu’elle sait calculer le coût moyen d’un risque, elle pourra proposer des garanties spécifiques à chacun des acteurs de la chaîne allant de la fabrication à la mise en œuvre, en passant par la prescription.

Il sera alors possible à chaque acteur, de proposer à son client une couverture du risque.

En attendre plus est totalement illusoire ! Il est donc important de ne pas se satisfaire des promesses faites par extrapolation abusive des normes et des certifications et de bien se documenter hors ces dernières.

Prétendre que les certifications et/ou les normes et leur respect mettent à l’abri de tout risque est abusif (rappel, cf. l’amiante …) !

Crédits PhotosSang Hyun Cho, Free-Photos, justynkalp, skeeze, herbert2512  de Pixabay

Claude Lefrançois
Dans le bâtiment, par passion, depuis presque 40 ans, Ancien charpentier, ancien artisan, ancien constructeur de Maisons à Ossature Bois, ancien maitre d'œuvre, Ancien et encore formateur à l'isolation bio-sourcée, • Titulaire d'un brevet de construction de MOB en kit, Conférencier dans plusieurs domaines liés à l'éco-construction, l'éco-isolation, Youtubeur via des vidéos sur, dans un premier temps, l'isolation et l'efficacité énergétique et, parce qu'il faut aller plus loin, futurement, plus largement, le bâtiment responsable et pertinent, Initiateur et administrateur d'un groupe sur Facebook : Rénovation pertinente » . Pour ceux qui souhaiteraient plus d'informations : www.papyclaude.fr

2 réflexions sur “Normes de construction : leur objectif est-il atteint ?

  1. Il reste donc à ne pas tomber dans le même piège avec la normalisation des matériaux écologiques … et je crains bien qu’on y soit parti tout droit ? Qu’en pensez-vous ? Que peut-on mettre en place pour éviter cette dérive ?

    • Merci Luc MORTIER pour votre commentaire.
      Effectivement, le risque est grand … si nous gardons le mêmes responsables, si nous appliquons les mêmes façons de penser, si nous cherchons les mêmes objectifs pour le mêmes raisons, nous tomberons dans les mêmes travers.
      Il faut penser en dehors de la boite, comme disent les anglo-saxons, « thinking out of the box ».
      La première action nous semble la dénonciation des travers actuels, ce que nous nous attachons à faire au fil de nos articles…
      En effet, comment espérer que les responsables penseurs, influenceurs, normalisateurs changent de façon de penser si on ne leur démontre pas à quel point on(ils) font fausse route … et dieu sait si les tenants du système actuel, lequel les sert bien, sont légion pour leur expliquer que tout va bien, on les appelle des lobbyistes …

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