Olivier Sidler, Negawatt « il faut rendre la rénovation obligatoire »

Olivier Sildler est un militant écologique de la première heure. Membre fondateur de l’association Negawatt, aux préconisations pour la transition écologique toujours très pertinentes, il a accepté de répondre à notre interview et nous donne sa vision de la construction écologique dans son environnement.

BG. : L’un des enjeux majeurs du 21ème siècle est la réduction des gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique avec les conséquences qu’on en connaît. Parmi les principaux responsables le résidentiel et l’industrie de la construction représentent une grande part de ces émissions. Avec un parc de logements vieillissant et un taux de renouvellement très faible, quels sont d’après vous les leviers pour faire du logement un moteur de la transition écologique ?

Olivier Sidler : Le secteur résidentiel et tertiaire représente environ le quart des émission de gaz à effet de serre en France. Ces émissions sont générées par les consommations d’énergie du chauffage, de la production d’eau chaude sanitaire, des appareils domestiques, mais aussi par les matériaux de construction utilisés, que ce soit le ciment (générateur de gaz à effet de serre par la réaction chimique à la base de son élaboration), ou l’énergie consommée lors de leur fabrication.

On construit environ 300 000 logements neufs chaque année, mais on n’en démolit que 30 000, si bien que la construction neuve ne vient pas en remplacement du parc existant, contrairement à une idée reçue, mais contribue uniquement à accroître ce parc. Il s’ensuit que la façon la plus rapide et la plus efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre émis par les logements est de les rénover au plus vite en ramenant leur consommation à un niveau très bas ne dépassant pas 50 kWh/m²/an pour le chauffage (alors qu’elle est aujourd’hui en moyenne de 200), ce qui correspond à un facteur minimum de réduction de 4. Le savoir faire existe déjà et de nombreuses réalisations ont montré depuis longtemps qu’il n’y a pas de problème technique pour atteindre cet objectif ambitieux. On a même vérifié par mesure que les très basses consommations étaient bien au rendez-vous.

Pour aller encore plus loin, il est souhaitable de tendre vers l’utilisation la plus abondante possible de matériaux à faible contenu énergétique lors de ces rénovations.
Les objectifs que s’est assigné le gouvernement sont d’avoir rénové tout le parc de logement au niveau BBC (bâtiment basse consommation) d’ici 2050, et d’avoir rénové tous les logements de classes énergétiques F et G d’ici 2025. Mais pour arriver à ce résultat, il faudrait rénover 700 000 logements/an au niveau BBC. On en rénove actuellement quelques milliers…. Il y a donc une erreur de stratégie.

Pour parvenir à l’objectif il ne faut pas inciter les ménages à rénover (tous les pays qui ont essayé ont échoué), il faut rendre la rénovation obligatoire. Mais pour cela il faut que chaque Français puisse bénéficier du financement de la totalité des travaux. Au total il faudrait pouvoir financer 17 MD d’€ par an. Or si on supprimait toutes les aides à la rénovation, dont les rapports (Cour des Comptes, etc) affirment qu’elles produisent très peu d’économie d’énergie, et qu’on mette tout cet argent dans un grand prêt à taux zéro (dont la durée pourrait être variable et aller jusqu’à 25 ou 30 ans), on pourrait financer chaque année la rénovation complète et très performante de 680 000 logements. Mais cette solution aurait un mérite supplémentaire : la rénovation complète et performante est la seule qui donne de bons résultats en terme de réduction de consommation. Elle produit donc des économies financières importantes. En ajustant correctement la durée du prêt, on pourra donc avoir dès la première année des annuités de remboursement inférieures aux économies d’énergie : les gens gagneront de l’argent ! On est donc dans un dispositif gagnant-gagnant et on atteindra les résultats ambitieux en 2050.

Toronto - Canada

Toronto – Canada

BG. : Le concept de ville durable fait son chemin parmi les plus grandes agglomérations du pays. Pourtant la concentration des populations dans de faibles zones génère d’énormes pollutions et une politique de la ville laborieuse. Croyez-vous qu’il faille continuer à développer l’urbanisation et avec quelles solutions ?

O.S. : Méfions nous des mots qui semblent tout résoudre à eux seuls. Ainsi se sont multiplier les « concepts » de smart cities, de smart grid, de smart n’importe quoi. La notion de ville durable s’apparente à ces jeux de mots magiques. La ville ne peut être séparée du territoire dans lequel elle s’insère d’une part, et d’autre part si le vocable de « durable » cache l’espérance d’une croissance sans vraie limite de la ville, on doit même considérer qu’il y a tromperie. Si la campagne meurt pour diverses raisons, il n’y aura plus de ville durable, ni même peut-être de ville tout court. Les deux sont étroitement liées.

Aujourd’hui il y a un grand dogmatisme à vouloir développer l’urbanisation et densifier les villes. Il n’y a pas de raisons très objectives et démontrées pour accréditer la thèse selon laquelle c’est la meilleure solution pour demain, au moins du point de vue des émissions de gaz à effet de serre. Même au sein de l’association négaWatt il n’y a pas d’unanimité sur le sujet.
Une chose est d’ores et déjà certaine : la dotation aux communes par habitant est deux, voire trois fois supérieure pour les communes urbaines que pour les communes rurales. Donc choisir l’urbanisation est déjà un choix plus coûteux.
L’argument généralement avancé est qu’en ville on réduit les déplacements, et donc les émissions de gaz à effet de serre. Il faut quand même souligner que lorsque ces déplacements se font en voiture dans les bouchons, la consommation spécifique est très élevée. De surcroît, le WE bon nombre d’urbains partent « à la campagne » pour oublier la concentration urbaine et effectuent en deux jours les kilomètres qu’ils n’ont pas faits la semaine. Mais la consommation d’énergie du citadin ne s’arrête pas là : il faut des norias de camions pour lui apporter ce qu’il mange, et tous ses biens de consommations courantes. Aucune étude n’existe sur le sujet, mais un bilan global serait vraiment intéressant.

En réalité, en France, on crève d’être trop nombreux dans les villes ou de n’être pas assez nombreux dans les campagnes. Un rééquilibrage semble absolument nécessaire. La campagne ne peut pas être que la cours de récréation des urbains, avec un pic d’activité en été. En revitalisant les campagnes, en incitant les entreprises de toute taille à faire le choix de la campagne, en incitant les citadins à choisir eux aussi la campagne, on arrêtera l’hémorragie des services (fermeture des banques, des gendarmeries, des commerces, départ des médecins, etc) qui conduit aujourd’hui à une accélération de la désertification humaine de ces campagnes. Globalement cela coûtera beaucoup moins cher et cela améliorera la qualité de vie sur l’ensemble du territoire en réduisant la surpopulation en ville et en densifiant un peu les campagnes.

A titre personnel j’ai quitté la région parisienne il y a 23 ans et j’ai créé un bureau d’étude en zone rurale dans la Drôme. Il y a maintenant 25 ingénieurs de grandes écoles qui y travaillent, soit au total près de 80 personnes qui vivent grâce à cette entreprise. Internet permet aujourd’hui de s’affranchir des distances et ouvre de nouvelles perspectives à de nombreux métiers qui peuvent désormais être pratiqués un peu partout sur le territoire.

BG. : La crise des gilets jaunes a fait surgir un malaise très profond, notamment pour ces français ruraux qu’on pénalise lourdement avec des mesures pourtant nécessaires pour une transition écologique. Comment concilier vie rurale et écologie ?

O.S. : On va peut-être éviter de faire référence à ce qu’ont dit les gilets jaunes, parce qu’ils ont tout dit et son contraire. Tout est parti du coût de l’essence qui est passé de 1,27 € en février 2016 à 1,57 € en novembre 2018 alors que le prix du baril passait de 25 à 80 $, la taxe ne représentant que 4 cts dans cette affaire….Pas très pertinent comme revendication. Par ailleurs, la préoccupation des gilets jaunes n’a jamais été l’écologie.

En réalité, si on prend le terme d’écologie dans sa globalité, le milieu rural offre beaucoup plus de possibilités de « vivre de manière écologique », et même de vivre pour beaucoup moins cher qu’en ville quoiqu’on entende. Il est plus simple de rénover sa maison (on peut plus facilement le faire soi-même, et sinon les prix des artisans n’ont rien à voir avec ceux des grandes villes), les chantiers sont beaucoup plus faciles que dans les rues encombrées des villes, utiliser des matériaux recyclés est une opération relativement bien structurée, trier et recycler ses déchets ne pose pas de problème de place (on peut stocker et les SIVOM sont très dynamiques pour trouver des débouchés variés). On limite ses déplacements pour les loisirs (on est bien à la campagne !), acheter bio et local est une réalité. On est moins « tenté » d’acheter tout ce qui est mode et dernier cri et on a un certain recul par rapport à la frénésie généralisée de consommation. Les loyers sont beaucoup plus bas. On observe au contraire que de nombreux citadins vraiment pauvres finissent à la campagne parce qu’il est pour eux plus facile d’y vivre avec de faibles revenus. Il faut en revanche assouplir les règles de construction qui ont été mise en place récemment et qui limitent considérablement la possibilité de rénover des vieilles ruines.

Mais, choisir d’habiter à 50 km de son travail est une option, et elle n’est pas spécifique à certains ruraux : nombreux sont les personnes travaillant en région parisienne qui habitent à 50 km de leur travail. Certains habitent même Orléans, voire Dijon et font le trajet quotidiennement. Convenons qu’il s’agit de choix personnels….

Mais une bonne solution serait de multiplier les espaces de co-travail, ces bureaux communs utilisés par ceux qui travaillent « à distance » avec leur entreprise. Un petit bâtiment dans chaque commune ou groupe de communes. Cela évite de travailler chez soi (et de « tourner en rond »), cela rassure l’employeur qui sait où est son salarié et peut le contacter à tout moment, et cela évite de faire 100 km chaque jour pour se rendre à son travail.

Enfin, et sans que cela puisse être considéré comme une règle générale, sur les huit années précédant mon implantation en zone rurale j’ai fait plus de kilomètres que durant les huit années qui l’ont suivi….

BG. : L’économie circulaire, concept très en vogue actuellement. Avec un parc de logements insalubres important (+ 7 000 000 de logements à rénover dans le pays), comment intégrer la rénovation de ces habitats dans la boucle de l’économie circulaire ?

O.S. : L’économie circulaire n’est pas une mode. C’est un concept d’avenir. Elle n’a pas pour rôle de décider si l’on démolit ou si on rénove les logements insalubres. Ceci relève d’une décision en partie politique, mais également patrimoniale et même environnementale. Politique, parce qu’on peut avoir besoin de remodeler certains quartiers (et donc de démolir), patrimoniale parce qu’il s’agit d’architecture et de mémoire du passé, et environnementale parce que démolir et reconstruire va consommer au moins deux fois plus d’énergie que rénover. Certes les bâtiments rénovés auront des performances énergétiques un peu inférieures à celles des bâtiments neufs. Mais cet écart peut être ténu si l’on s’y prend bien.

L’économie circulaire a pour objet de limiter le recours aux matières premières dans l’économie en cherchant à récupérer toutes celles qui se trouvent dans les matériaux que l’on met au rebut. Elle intervient donc d’abord si l’on démolit car elle veillera à « déconstruire » proprement les bâtiments afin de recycler le maximum de matériaux dans la filière industrielle. Elle peut aussi intervenir lors de la construction, ou même de la rénovation, en proposant des produits issus du recyclage (la ouate de cellulose est du papier recyclé, Métisse est un isolant fait à partir de vieux vêtements en coton recyclés, on peut aussi utiliser des vieux bois, etc). Elle a donc toute sa place dans la rénovation ou le traitement des logements insalubres.


BG. : D’après vous, quel serait le logement idéal pour réduire son impact sur l’environnement ?

O.S. : Je ne pense pas que logement idéal existe ! Les problématiques des villes et des campagnes ne sont pas les mêmes. Rappelons-nous aussi que tant que nous n’aurons pas stabilisé les populations, il faudra construire des logements neufs, donc consommer des terres agricoles, augmenter les consommations et les émissions de gaz à effet de serre, etc. La limitation de la croissance démographique, partout sur terre, est une clé essentielle de la limitation des émissions de gaz à effet de serre à terme.

Dans les villes, il faudra évidemment privilégier les logements collectifs (et les écoquartiers), réhausser certains immeubles d’un ou deux étages. Que ce soit les logements neufs ou rénovés, ils devront tous être hyper isolés, si possible avec des matériaux biosourcés ou issus du recyclage. Enfin, il faut aller vers les « low-tech » et simplifier le fonctionnement des bâtiments dont on observe aujourd’hui qu’il est devenu tellement complexe que bien souvent on ne sait plus les faire fonctionner correctement. De surcroît c’est une option chère, peu durable, génératrice de pannes et d’un manque de fiabilité.

La campagne sera toujours plus tournée vers l’habitat individuel, mais progressivement on pourrait s’orienter vers les « grosses maisons » de quatre logements comme on en trouve en Suisse, ce qui peut constituer un stade intermédiaire intéressant.

L’usage de matériaux « sains » va devenir une obligation afin de garantir une qualité sanitaire minimum aux logements.

Le choix de l’énergie de chauffage devra être optimisé : la pompe à chaleur peut avoir un grand rôle à jouer si on l’utilise enfin correctement car elle peut conduire à des performances spectaculaires. Dans le scénario négaWatt, 48% des bâtiments sont chauffés par pompe à chaleur en 2050. On aura aussi recours à la biomasse.

Mais tous les logements de demain, neufs ou rénovés, ne pourront plus seulement avoir une faible consommation d’énergie : ils devront aussi être producteurs d’énergie, et si possible produire plus qu’ils ne consomment.

BG. : Quelles sont les actions que vous réalisez au quotidien, chez vous ou recommandez dans votre fonction pour réduire l’impact sur l’environnement ?

O.S. : Ma maison est une vieille ferme du 18ème siècle que j’ai rénovée à très basse consommation (elle est au niveau « facteur 4 ») au moyen de beaucoup de matériaux recyclés (notamment bois), le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont produits par granulés de bois, j’ai réduit ma consommation d’eau en plaçant des limiteurs de débit sur tous les robinets et la douche, des briques dans mes réservoirs de chasse d’eau ; je produis plus de la moitié de mon électricité par 8,5 m² de panneaux photovoltaïques et j’achète le reste à Enercoop, j’ai divisé par 3 ma consommation électrodomestique il y a 20 ans (achat de matériels performants, limitation des puissances installées, coupure par barrette des appareils non utilisés, suppression de toutes les veilles, etc) ; j’ai réduit drastiquement le volume de mes déchets, je trie et recycle presque tout (papier, cartons, verre, plastique, aluminium, acier, étain, liège), je réutilise toutes les faces non imprimées de papier (brouillon et imprimante), j’ai réduit ma consommation de viande à 125 g par semaine, j’achète tous mes fruits et légumes en bio et produits le plus localement possible, je n’achète des vêtements neufs que tous les douze ans, je fais durer tous les appareils le plus longtemps possible (mon ordinateur a 11 ans, mon téléphone 18 ans, ma chaîne Hi Fi 33 ans, etc), je roule en Prius (qui a 14 ans) ne prend plus jamais l’avion depuis 15 ans et suis un fan du train. Mais je compte encore m’améliorer….

Bâtiment Enertech

Bâtiment Enertech

Au niveau professionnel le bureau d’études que je dirigeais, ENERTECH, est situé en pleine campagne, dans la Drôme depuis que j’y ai déménagé en 1995. Les nouveaux locaux occupés depuis deux ans et demi sont dans un bâtiment construit en bois et paille (locaux), ils sont tellement isolés qu’ils ne possèdent même pas d’installation de chauffage. Leur consommation est 50 fois plus faible que celle d’un bâtiment de bureaux classique (moins de 6 kWh d’électricité/m²/an) et ils produisent entre 7 et 10 fois plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Tous les appareils que nous utilisons  ont des consommations électriques extrêmement faibles : le serveur général consomme 23W, le serveur d’e-mails 6 W, etc. Nous recyclons tout le papier. Tous les collaborateurs font du covoiturage ou viennent à vélo. Tous les ordinateurs sont des portables et on ne les remplace que tous 8 ou 10 ans. Enfin, notre métier est de construire et rénover des bâtiments à très faible consommation….

BG. En matière de performance énergétique, l’isolation des logements est un enjeu important. Pourtant, ce sont les matériaux aux bilans carbone désastreux et peu recyclables qui profitent de ce marché gigantesque. Or, comment faire pour privilégier les matériaux biosourcés qui peinent à se faire une place au soleil, contraints par de pénalisantes normes et réglementations ?

O.S. : C’est inexact de dire que les matériaux biosourcés ou recyclés sont plus chers que les matériaux traditionnels. L’isolant le moins cher de tous est celui pour isoler des combles inhabitables. C’est de de la ouate de cellulose projetée au sol. Cela coûte deux fois moins cher qu’avec de la laine de roche, mais les artisans ne répercutent pas souvent ce gain aux particuliers. Parmi les cinq matériaux isolants les moins chers à l’achat (à résistance thermique identique), trois sont des matériaux biosourcés ou recyclés, et parmi les onze plus chers, seuls trois sont des biosourcés. Le principal frein à la pénétration de ces matériaux réside dans le caractère très conservateur des artisans qui sont, dans leur ensemble très peu motivés pour proposer ces nouveaux matériaux et qui surévaluent leur coût lorsqu’on leur demande d’y avoir recours.


Olivier SIDLER est membre fondateur de l’association négaWatt et de l’Institut négaWatt. Il est fondateur du bureau d’études ENERTECH qu’il a dirigé pendant 35 ans. Spécialiste de la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments, il a construit et rénové des bâtiments parmi les plus performants de France et même du monde (bureaux d’Enertech). Il a proposé au gouvernement dès 2003 la rénovation de l’ensemble des bâtiments en France. Il est aussi l’inventeur du dispositif DOREMI qu’il a mis au point,  permettant de former les artisans au travail en groupement pour réaliser des rénovations globales et performantes, développé aujourd’hui par DOREMI SAS dans toute la France.

Un très grand merci à Olivier Sidler pour cette réponse à notre interview.

Crédits photos : Enertech – P. Lenormand – Pixabay

Pascal Faucompré on FacebookPascal Faucompré on GooglePascal Faucompré on LinkedinPascal Faucompré on PinterestPascal Faucompré on TwitterPascal Faucompré on Youtube
Pascal Faucompré
Editeur et Rédacteur en chef de Build Green, le média participatif sur l'habitat écologique et pertinent. Passionné par le sujet de l’éco-construction depuis 2010. Également animateur de nombreux réseaux sociaux depuis 2011 et d'une revue de web sur : Scoop.it

5 réflexions sur “Olivier Sidler, Negawatt « il faut rendre la rénovation obligatoire »

  1. le réchauffement climatique ! https://www.youtube.com/watch?v=iK3G8wqqp_k&fbclid=IwAR29JTDA3mixHDirSBItlg3YlCgGXpa8SBcZs2-6GJuMUJjG73JnQaCXun0
    pour la pollution, elle est bien réelle et délibérée de nos élites, lobbys industriels qui n’en non rien a faire des générations à venir . on a construit des maisons en terre, Pierres et bois pendant des milliers d’années et on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes avec des matériaux qui sont énergivores à la fabrication en pétrole et nucléaire. regardez les comptes en banque des fabriquant de verre et dérivés, du bétons etc… des actionnaires qui veulent toujours plus de résultats pour aller jouer à la roulette Russe à la bourse. l’éolien, un véritable scandale qui va coûter une fortune à démanteler et le voltaïque, on en reparlera dans 30 ans.
    https://stopmensonges.com/eoliennes-une-escroquerie-verte-en-bandes-organisees-letat-est-complice/?fbclid=IwAR3nIV2_O0LWNqkKWrpP7zlAHtXnhVYdO9VGHL9iW4KzE73QglrTMNhGOtE
    maintenant, chacun agit avec sa conscience et aura des comptes à rendre en temps et en heure.
    on veut nous faire croire également que la démographie augmente alors que c’est l’inverse, elle vieillit, la chute est amorcée, les chiffres sont faux une fois de plus pour nous pomper toujours encore et encore. allez chercher les véritables informations chez des gens compétant qui ne la détourne pas et mettez vos télés au recyclage comme je l’ai fait depuis des années.

  2. J’ai oublié une chose, si l’urgence est imminente pourquoi ne ressort-on pas les 700 et quelque brevets de Nicolas Tesla qui sont sous les verrous, hein, pourquoi ? on ne dispose que d’un seul de ces brevets, le courant alternatif qui normalement devrait être puisé directement de l’air sur des antennes et sans câble à une fréquence de 8 hertz, fréquence neutre pour le vivants puisque en résonance avec la terre.

    • @Léo : nous dénonçons sur Build Green, et bien avant sur nos réseaux sociaux, certaines de ces pratiques. Mais est-ce une raison pour voir du complotisme partout ? Essayons de positiver et de transmettre, d’insuffler les solutions qui feront changer les comportements.

  3. Très intéressant ! Je suis complètement pour le scénario de rénovation facteur 4 de 660 000 logements par an via une meilleure utilisation des aides. Toutefois si imaginons ce scénario est retenu, il reste un frein important : les entreprises du bâtiment. Pourront-elles absorber un tel gisement de commande? Sauront-elles réaliser des rénovations pour atteindre une véritable efficacité énergétique (même si je ne doute pas que certaines en sont capables mais je doute surtout de la majorité). Ainsi, il faudrait lancer un grand plan de formation des entreprises. Et ce n’est pas le RGE (en tout cas tel présenté aujourd’hui) qui va faire monter en compétence sur ce sujet. Ou alors, inciter les entreprises à ce former via la mise en place d’une obligation de résultat des consommations d’énergie après travaux (le contrat de performance énergétique quasi peu utilisé).

    • @Mr.Toc : il est évident qu’une telle mesure serait impossible à mettre en place en l’état actuel de la formations des artisans et professionnels de la rénovation. C’est aussi pour ça que nous préconisons avant tout de passer par un véritable diagnostic énergétique du bâti dans son intégralité. Cela ciblerait déjà beaucoup mieux les travaux à réaliser, par étape.
      Avec un plan sur 10 à 15 ans, on doit pouvoir rénover une grande partie du parc immobilier ancien considéré comme passoire thermique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.