[vidéo] Visite d’une maison enterrée, l’avenir de l’éco-construction ?

Paula et Bill Lishman ont passé de nombreux hivers dans un chalet en ossature en forme de A, mal isolé, avant de se rendre compte qu’ils devaient s’enterrer pour utiliser l’énergie de la Terre et y rester au chaud.

Après avoir construit un igloo un hiver au début des années 1970, Bill fut stupéfait de voir à quel point il devenait chaud uniquement grâce à la chaleur corporelle, et de la flamme d’un briquet ou d’une allumette pour éclairer toute la pièce.

Ils ont alors fait tomber le sommet d’une colline au Canada, lui ont construit des dômes en fer forgé (et béton projeté) et l’ont recouverte de terre. Grâce aux puits de lumière taillés dans chaque dôme et au marbre poudré blanc qui recouvre l’intérieur, leur maison protégée de la terre est naturellement bien éclairée, alors qu’elle se situe sous la ligne de gel. À 4,5m au-dessous du sol, la température du sol reste à peu près égale à la température moyenne annuelle de l’air en surface de la région. Les maisons protégées de la terre utilisent donc cette température constante pour rester plus chaudes en hiver et plus fraîches en été.

Visite de la maison (en anglais) pour l’excellente Youtubeuse Kirsten Dirksen

Bill Lishman croit qu’il fallait repenser non seulement la maison conventionnelle, mais aussi notre façon de vivre. Il a réinventé le réfrigérateur de sa maison en construisant un appareil rond qui sort du comptoir pour que l’air frais plus lourd reste à l’intérieur lorsqu’il est ouvert (via de l’air comprimé).

En 1986, Bill Lishman a commencé à former la Bernache du Canada à suivre son avion ultra-léger et à « enseigner » les voies de migration des oiseaux afin d’éviter une menace d’extinction. Son travail sur «Operation Migration» lui valut une reconnaissance populaire avec le film « L’Envolée Sauvage » de 1996, mettant en vedette Jeff Daniels.

Paula Lishman croit également à la nécessité de repenser la convention. En 1979, sa marque de mode réinvente le commerce de la fourrure en utilisant la fourrure filée pour tricoter ses vêtements.

Plus d’infos sur cette maison

 

Notre avis : il est indéniable que la maison enterrée ou même semi-enterrée (avec une façade plein sud, comme les earthship) est une solution impactant beaucoup moins l’environnement à l’usage que nombre de maisons conventionnelles. Reste que la technique (terrassement profond) et le choix des matériaux pour parvenir à un résultat durable est discutable. Le choix du béton notamment est très problématique pour son impact environnemental et sa non recyclabilité une fois enterrée (la côte atlantique est parsemée de blockhaus dont plus personne ne sait quoi faire !). Comme nous le soulignons régulièrement ici, le choix du matériaux reste donc primordial dans ce genre de projet : terre, chaux, matériaux recyclés ?

(source)

Crédits Photos : Paula et Willion Lishman

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Pascal Faucompré
Editeur et Rédacteur en chef de Build Green, le média participatif sur l'habitat écologique et pertinent. Passionné par le sujet de l’éco-construction depuis 2010. Également animateur de nombreux réseaux sociaux depuis 2011 et d'une revue de web sur : Scoop.it

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