Une-Springhouse par Sarah Cobb - William Murray - Abercorn, Quebec

Double certification pour une maison bois québécoise

Sarah Cobb et William Murray de Construction Rocket Inc ont conçu une maison passive en énergie, « Springhouse » à Abercorn au Québec, Canada. Ce bâtiment a obtenu deux certifications : Passive House Certified et LEED Platinum Certification. En tant que constructeurs certifiés de maisons passives, ils se sont engagés à assurer une performance énergétique, même dans les zones où le climat est rigoureux et difficile.

charpente et poutre en bois - Springhouse par Sarah Cobb - William Murray - Abercorn, Quebec

charpente et poutre en bois – Springhouse par Sarah Cobb – William Murray – Abercorn, Quebec

LEED Platine et maison passive, conçue en tandem

Pour Sarah et Will, la performance énergétique d’une maison passive ne suffisait pas, le choix de rechercher ces deux certifications reflète leur approche holistique et sensible de la conception des normes de maisons passives permettant de réduire la charge énergétique des bâtiments et les émissions liées au conditionnement de l’espace.

Mise en place terrasse bois - Springhouse par Sarah Cobb - William Murray - Abercorn, Quebec

Mise en place terrasse bois – Springhouse par Sarah Cobb – William Murray – Abercorn, Quebec

L’adoption d’une approche holistique de la santé des occupants et de l’environnement au-delà de la performance énergétique a été un point essentiel. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils se sont opposés fermement à l’utilisation d’isolants en mousse de polyuréthane pulvérisée. Cela signifie que le respect des normes de la maison passive a été facile : l’Abercorn a un climat assez rude avec des hivers froids et secs et des étés chauds et humides. Il était donc nécessaire de concevoir une enveloppe avec la réactivité et la flexibilité nécessaires pour faire face aux fluctuations climatiques importantes.

Les spécifications de conception de « Springhouse » : haute performance énergétique et conception intelligente

« Springhouse » est une construction en bois à double paroi, équipée d’une isolation en cellulose dense de 17″. Cobb et Murray ont choisi d’équiper de panneaux de fibres de bois, de doubles bandes de fourrure et d’un revêtement vertical en pruche. Le montage mural a une valeur d’isolation totale de R-69.

Isolation cellulose dense - Springhouse par Sarah Cobb - William Murray - Abercorn, Quebec

Isolation cellulose dense – Springhouse par Sarah Cobb – William Murray – Abercorn, Quebec

Pour la ventilation, un système de ventilation avec échangeur air-air assurent un apport constant d’air frais tout en réduisant drastiquement la quantité d’énergie nécessaire pour conditionner l’environnement intérieur. Ce système est couplé avec une boucle géothermique et deux pompes à chaleur afin de réduire davantage la demande en énergie.

Pour assurer une bonne étanchéité, les architectes ont choisi des produits spécialement conçus pour les joints et les pénétrations difficiles. Ils ont également opté pour des fenêtres à triple vitrage et à haute performance.

Cuisine - Springhouse par Sarah Cobb - William Murray - Abercorn, Quebec

Cuisine – Springhouse par Sarah Cobb – William Murray – Abercorn, Quebec

Apprentissage sur l’utilisation de cette maison passive

L’une des préoccupations avec cette maison passive est que les occupants doivent apprendre à la dompter. Mais l’idée qu’il faille apprendre à vivre dans une maison passive est fausse – tout comme il y a de nouvelles voitures sur le marché ou une nouvelle application sur votre Smartphone. Ce type de maison est aussi facile à vivre que n’importe quelle autre.

Les économies à l’usage sont également importantes. Même avec le climat difficile d’Abercorn, cette maison de 176 m2 ne coûtera que 200 $ par an pour se chauffer.

Notre avis : une réalisation qui atteint de belles performances dans un milieu au climat difficile. Cependant, n’est-il pas possible de réaliser aussi bien sans « s’enfermer » dans des labels ou normes, qui se limitent à des principes agréés et, dans le même temps, de s’interdire d’autres systèmes ou matériaux. Ces principes qui se veulent « universels » laissent-il assez de place aux techniques vernaculaires qui permettent un meilleur emploi des matériaux et savoir-faire locaux ? Par exemple, pourquoi utiliser une membrane allemande, certes très valable, au lieu d’une solution plus locale ?

(Source)

Crédits Photo : Construction Rocket Inc.

Christian
Rédacteur Build Green, passionné par l'architecture et plus précisément les habitats écologiques et alternatifs. Je plaide pour une utilisation des énergies renouvelables, des matériaux recyclés et pour un habitat respectueux de l'environnement.

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