Récupérer l’eau de l’air : Warka Water

Papy Claude

L’eau est un élément fondamental pour la vie sur terre. Malheureusement beaucoup de régions manquent considérablement de source d’eau pour leur besoin quotidien et pour cultiver. De plus en plus de solutions voient le jour pour récupérer l’eau de l’air. Warka Water est un de ces systèmes astucieux, une sorte de piège à eau écologique (ou attrape-brouillard).

 

De nombreuses expériences de récupération d’eau

toits en concaves – Concave Roof – BMDesign Studios – Province de Kerman, Iran

Si certains ont conçu un matériau par hasard pour récupérer l’eau, d’autres ont déjà commercialisé des panneaux solaires qui permettent la récupération d’une eau consommable au quotidien. Plus conventionnel, pour les zones où la plus est saisonnière, un architecte a développé des toits concaves pour récupérer les eaux de pluie.

 

Le principe de filet capteur de brouillard a déjà été expérimenté dans plusieurs pays comme ici au Maroc ou là au Chili. Mais le concept inventé par l’architecte italien Arturo Vittori, va plus loin avec un système à la fois écologique par les matériaux utilisés et plus efficace.

 

‘WarkaWater’ est une structure qui produit de l’eau potable.

Inspiré par des souvenirs de son enfance, l’architecte se remémora ces filets dans les oliveraies qui captaient l’eau de la rosée.  « Je me suis souvenu que le matin, lorsque nous retournions dans les champs, ils étaient toujours mouillés, non pas parce qu’il avait plu dans la nuit, mais à cause de l’humidité qui s’était déposée« , explique Arturo Vittori.

 

 

La solution trouvée, « Warka Water« , est celle d’une tour de 9 mètres de haut en bambou et en bio-plastique afin que l’eau recueillie puisse ruisseler vers un réservoir central et être ainsi récupérée. Le dispositif ne nécessite que des matériaux de moindre coût, élevant le prix total à moins de 1.000 euros. Il peut récolter en moyenne près de 100 litres d’eau par jour.
 

Principe Warka Water

 

Aucune machine n’est requise pour sa fabrication, seules quatre personnes suffisent. Une première version a d’ores et déjà été testée avec succès dans le petit village de Dorzé en Éthiopie. Le nom est inspiré par les arbres Warka en voie de disparition, les arbres éthiopiens géants, traditionnellement utilisés comme lieux de rencontre.

 

‘WarkaWater’ a été présenté lors de la 13ème Biennale d’architecture de Venise en 2012.

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Pascal Faucompré
Editeur et Rédacteur de Build Green, votre média participatif sur l'habitat écologique et pertinent. Passionné par le sujet de l’éco-construction depuis 2010. Également éditeur et rédacteur sur d'autres sites dans l'habitat et Animateur de nombreux réseaux sociaux depuis 2011 et d'une revue sur : Scoop.it

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